Le blog de Thailsacien

La vie quotidienne d'une famille thailsacienne

9 Février – Projets écoles

Plus d’un mois que nous sommes rentrés de Ban Huoi Haeng et mon emploi du temps ne m’a toujours pas permis de finaliser le récit/rapport sur les projets réalisés en 2009 et sur les projets en cours. Alors pour faire patienter tous ceux qui y ont généreusement contribué (et les autres aussi !!), voici un petit résumé simplifié avec un rappel du contexte.

Pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec ce dernier, je vous invite à vous installer confortablement et à prendre connaissance des actions que nous avons menées au cours des 3 dernières années avec cette école défavorisée du Nord de la Thaïlande : 3 ans de projets.

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Depuis plus d’un an (fin 2008), le bâtiment principal de l’école de Ban Huoi Haeng menace de s’effondrer. Pimook, conscient du problème, avait soigneusement préparé un dossier à présenter à l’équivalent Thaïlandais du rectorat et avait même fait appel pour le constituer à l’un de ses collègues professeur d’architecture à l’université de Chiang Mai qui avait dessiné un plan très détaillé du projet. La lenteur administrative étant une caractéristique commune à toutes les nations du monde, celle-ci n’a pas failli à sa réputation et aucune réponse n’avait encore été reçue à la mi-mai, lorsque nous y étions passés. La situation s’était même aggravée, puisque l’affaissement se poursuivait et une partie des élèves était trop effrayée pour entrer dans la salle de classe et préférait suivre les cours à l’extérieur du bâtiment.

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Nous avons donc décidé de lui apporter une nouvelle fois notre soutien en lançant l’opération “Liste de mariage”. De fil en aiguille, les dons ont commencé à arriver et nous avons finalement réuni la somme nécessaire et même plus encore, à tel point que nous avons même pu offrir à Pimook un lot de 5 ordinateurs portables qui lui permettront d’initier les enfants à l’informatique, une initiation qui fait normalement partie du programme scolaire des 2 dernières années de primaire mais pour laquelle bien évidemment aucun budget n’a été prévu !!

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La quiétude de ce petit village montagnard a ainsi été perturbée par le débarquement en grandes pompes d’un groupe d’une vingtaine de personnes qui avait profité de la période de Noël pour aller découvrir de leurs propres yeux ce à quoi ils avaient participé depuis plusieurs années pour certains.

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Ils ont ainsi pu constater que le fameux bâtiment était toujours debout (enfin… disons qu’il n’a pas encore fini de s’effondrer !!) et qu’une nouvelle salle de classe en dur est en cours de construction, en plus d’un autre bâtiment neuf qui abrite lui aussi deux salles de classe et dont la construction avait été achevée en octobre 2009.

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Le fait est que si Pimook a obtenu – après plus d’un an – l’autorisation du rectorat de détruire l’ancien bâtiment en bois qui menace de s’effondre, il n’a toujours pas eu de budget pour en construire un neuf !!

Je vous le disais, l’administration est la même dans tous les pays du monde.
Les décisions sont prises, mais après avoir loooooooooooongtemps étudié le dossier  !

Mais Pimook, avec presque 20 ans dans l’enseignement dont 15 dans les écoles de montagne, a l’habitude des bureaucrates de l’éducation nationale et de leur… vivacité (sic) et a décidé d’appliquer une méthode que je trouve très astucieuse pour essayer de faire bouger les choses : il a utilisé notre budget pour construire des salles de classe neuves, ce qui était bien évidemment prévu, à la différence qu’il a laissé l’ancien bâtiment débout !!

Une fois les travaux terminés, il affichera les noms des donateurs devant les bâtiments neufs et pourra ainsi montrer à tous les visiteurs, surtout aux officiels, que c’est grâce à la générosité des étrangers qu’il peut accueillir ses élèves dans des conditions décentes et que le gouvernement devrait un peu mieux s’occuper de ses administrés. Son but est de les piquer là où ça fait mal, à savoir leur amour-propre (la face en Asie !!) afin d’obtenir un supplément de budget pour construire un bâtiment neuf à la place de celui qui, tôt ou tard, finira par s’effondrer.

L’objectif est ici double, car un autre projet que nous rêvons depuis longtemps de voir se concrétiser est l’extension de l’école aux  3 classes du premier cycle secondaire, c’est-à-dire jusqu’à 15 ans ou l’équivalent de la 3ème en France. En ayant ce budget supplémentaire du gouvernement, Pimook disposera alors un “excédent” de salles de classes et pourra ainsi faire accepter plus facilement sont dossier d’agrandissement.

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Si l’espace disponible est maintenant suffisant, il est un autre point crucial pour à la concrétisation de ce nouveau projet :  l’eau !!

En effet, le village de Ban Huoi Haeng, du fait de sa situation au sommet d’une colline, souffre de sécheresse environ 2-3 mois par an, dont les 3-4 dernières semaines de l’année scolaire. Pour accueillir plus d’élèves, il faudra donc aussi trouver un nouveau point d’approvisionnement en eau. C’est maintenant chose faite sous la forme d’une source très abondante qui se trouve sur une montagne voisine à environ 4 km du village. J’ai appris il y a quelques jours que l’autorisation de puiser a été obtenue auprès de la communauté montagnarde qui gère ce point d’eau et le prochain objectif sera maintenant de poser des conduites jusqu’à la citerne principale du village, citerne qui sert aussi à l’approvisionnement de l’école. L’achat de citernes comme celles ci-dessus est également prévu.

Voila, en résumé, où nous en sommes. Les grandes vacances scolaires commencent dans un peu plus d’un mois et de nombreux travaux vont être réalisés pendant les 2 mois de fermeture. De plus, une fois le nouveau bâtiment entièrement terminé, il faudra aussi l’équiper en tables, chaises, tableau noir, etc. pour qu’il soit fin prêt pour la rentrée qui devrait avoir lieu dans la semaine du 17 mai. Si vous souhaitez vous aussi participer à ce projet, vous pouvez faire un don très facilement en cliquant sur le bouton « Faire un don » en haut à droite ce cette page.

À bientôt j’espère pour le récit complet.

9 février 2010 Posté par thailsacien | Ban Huoi Haeng | | Pas encore de commentaires

7 Février – Shan National Day

Aujourd’hui est une journée très particulière pour une population peu connue du Sud-Est asiatique : la fête nationale des Shans.

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Ce sont plus de 10 millions de personnes qui vivent sur un territoire dont la surface est approximativement égale au quart Nord-Est de la France, un pays essentiellement montagneux à la beauté naturelle époustouflante et possédant de nombreuses ressources.

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Bien que faisant officiellement partie du Myanmar, la base culturelle et linguistique est beaucoup plus proche de la Thaïlande dont ils reçoivent un soutien discret. Les Shans bénéficiaient d’une relative autonomie de gestion pendant la colonisation britannique et subissent la répression de la junte militaire depuis l’assassinat du général Aung San en 1947. En 1956 a vu le jour un mouvement de résistance dont l’objectif est de faire respecter les accords de Panglong (cliquez ici pour un rappel historique).

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J’avais initialement prévu d’aller passer quelques jours en leur compagnie à cette occasion, mais mon emploi du temps ne le permettant malheureusement pas j’ai décidé de publier quelques photos que j’avais prises en mai dernier pendant les journées d’anniversaire de la résistance.

Une autre raison est que l’histoire de l’école de Ban Huoi Haeng est étroitement liée à celle des Shans, puisque plusieurs enfants qui la fréquentent appartiennent à l’ethnie Shan, des personnels de l’école sont des Shans et Pimook est depuis plusieurs années en relation avec le RCSS (Conseil de Restauration de l’État Shan).

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Leur quartier général est installé à quelques dizaines de km de Ban Huoi Haeng et compte une population à la fois civile et militaire de 3 à 4000 personnes. Il existe aussi un hôpital (vous avez peut-être lu le récit dans mon billet précédent consacré au paludisme) et une école qui accueille plus de 700 élèves !!

Oui, vous avez bien lu : 700 élèves provenant en majorité de l’intérieur de l’état Shan et qui ont fuit leurs villages où les écoles sont brûlées par la junte militaire birmane, cette même junte militaire qui enrôle de forces les garçons à partir de 10 ans pour qu’ils servent de porteurs aux militaires dans la jungle. Depuis quelques temps, nos actions de soutien se sont étendues à cette école et aussi à l’hôpital grâce à mon ami le docteur Pilou.

Voici donc quelques photos à l’occasion de cette fête nationale et en l’honneur de nos amis shans :

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À gauche, Aung Lat, avec sa petite famille, qui nous avait généreusement accueilli chez lui. À droite, Kwangkam, le professeur d’anglais de l’école qui a déchiré sa carte d’identité birmane le jour où il a acquis la nationalité thaïe.

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Tong Orn, notre guide éclaireur tout à fait à gauche à côté de Pimook, et à droite Paw Shar Gay, l’infirmière en chef admirablement dévouée de l’hôpital sans médecin de Loi Tai Laeng avec une partie de son équipe.

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Ici, d’autres amis dont j’ai oublié les noms au cours d’un dîner mémorable qui se voulait “comme dans la jungle” (brochettes de viande, riz gluant, le tout dégusté assis sur des feuilles de bananier).

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Mais s’il y a des militaires, résistance armée oblige, il y a aussi une forte proportion de population civile qui n’aspire qu’à la paix. Cet aspect “civils qui entretiennent une armée” est d’ailleurs un message très important que veulent faire passer les dirigeants en se démarquant nettement de l’image un peu simpliste d’un n-ième groupe de rebelles aux revendications obscures, une image peu valorisante qui pourrait en outre être perçue négativement par l’opinion publique internationale (en clair : ce n’est pas Tintin et les Picaros !!).

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Nous avons d’ailleurs pu le constater pas nous-mêmes dans les faits : la SSA (Shan State Army) est au service du RCSS (civils) et Loi Tai Laeng ressemble beaucoup plus à une petite ville de montagne qu’à un camp militaire retranché. On y trouve des boutiques, des familles avec des enfants, des moines et un temple, une école et aussi un hôpital. Hôpital dont vous pouvez découvrir quelques photos en cliquant ici et dont vous pouvez lire un témoignage de l’infirmière en cliquant sur le lien de mon billet de hier consacré au paludisme.

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C’est cet aspect “population civile” qui nous a d’ailleurs décidé à leur apporter notre modeste soutien, notamment à l’école et à l’hôpital. Nous leur procurons ainsi régulièrement du matériel scolaire de base (crayons, cahiers, livres usagés en anglais) et nous leur avons récemment apporté deux ordinateurs portables, le même modèle que pour Ban Huoi Haeng. D’autres projets sont en cours, mais il est évident que les ressources nécessaires sont d’une toute autre ampleur tant ces populations manquent de tout. Il est cependant un trait caractéristique qui force l’admiration : malgré leur immense dénuement, leur déracinement et la séparation des familles, ces personnes ont su garder une dignité exemplaire et j’irais même jusqu’à dire qu’il est très difficile d’imaginer, en les observant au quotidien, qu’ils sont en train de lutter pour leur survie.

Si vous voulez en savoir plus sur ces cousins des Thaïlandais :
Page Wikipédia sur les Shans (en anglais)
Le site du RCSS (en anglais, thaï et shan)
Informations et actualités (en anglais)

7 février 2010 Posté par thailsacien | Loi Tai Laeng | | 6 commentaires

6 Février – Le Paludisme

…ou malaria,

ces deux noms désignant en effet la même maladie dont il existe 4 espèces différentes. Pour des renseignements détaillés à ce sujet, je vous invite à consulter le site de l’Institut Pasteur, l’objet de mon billet d’aujourd’hui étant plutôt d’aborder une question récurrente qui est posée presque systématiquement par tout voyageur qui prévoit de se rendre au Pays du sourire :
faut-il prendre quelque chose contre le palu ? (juste après l’inévitable « est-ce qu’ils ont la sécu ? »)

Il me semble bon ici de rappeler quelques règles fondamentales, parfois négligées ou qui passent inaperçues au milieu du flot incessant d’informations auquel nous sommes confrontés au quotidien :
- Il n’existe PAS DE VACCIN contre le paludisme
- Les médicaments préventifs N’EMPÊCHENT PAS de contracter la maladie, ils en atténuent seulement les effets
- Le paludisme SE GUÉRIT s’il est bien soigné.

Et le plus important dans le cas qui nous intéressent, à savoir la Thaïlande :
Il y a TRÈS PEU DE RISQUE de contracter cette maladie dans ce pays en respectant quelques règles de sécurité élémentaires, à savoir se protéger le plus possible contre les piqûres de moustiques, surtout à la tombée de la nuit et au petit matin, de préférence avec des produits répulsifs achetés sur place.

Un effet secondaire majeur de la consommation effrénée de médicaments en tous genres est un accroissement de la résistance du parasite aux traitement curatifs. À tel point que les autorités sanitaires Thaïlandaises multiplient leurs appels auprès des tour operators et autres agences de voyage pour qu’ils arrêtent de dire à leurs client de se bourrer de médicaments qui de toute façon ne sont absolument pas justifiés aux endroits où se rend la majorité des touristes.

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Et si vraiment vous tenez à prendre quelque chose “au cas où” pour vous sentir rassuré, je vous invite également à vous munir d’un casque très résistant, car selon les statistiques, il y a plus de touristes qui meurent chaque année suite à une chute d’une noix de coco sur la tête que du paludisme.

Au fait, savez-vous qu’il y a environ 7000 cas de paludisme chaque année en France ? Et certains concernent  des personnes qui n’ont jamais quitté l’hexagone !!

En résumé : en Thaïlande, il y a très peu de risque, alors inutile de risquer de gâcher vos vacances par des effets secondaires parfois très désagréables.

Anecdote : il y a quelques années lors d’un voyage au Viêt Nam, une amie n’arrivait pas à dormir pendant plusieurs jours après notre arrivée. Elle a été consulter un médecin et la première question qu’il lui a posée : “prenez-vous quelque chose contre le paludisme ?”.
Elle prenait du Lariam. Il lui a conseillé d’arrêter, ce qu’elle a fait avec pour conséquence qu’elle a pu passer d’excellentes nuits de sommeil pendant tout le reste du voyage.

Je profite aussi de ce billet pour lancer un appel : j’ai besoin de deux médicaments appelés MEFLOQUINE et ARTESUNATE.
Il s’agit  d’un traitement curatif (et non pas préventif) contre le paludisme qui est destiné à des populations qui n’ont pas accès à ce genre de soin en Thaïlande (cliquez ici pour une présentation sommaire de la situation). Très difficiles à obtenir, même par des médecins. Il faut viser directement auprès des laboratoires Roche et Sanofi qui ne semblent pas très intéressés car je ne prévois pas d’en commander 94 millions de doses ( !! ). La solution semble devoir se trouver dans un cercle relationnel. Vous pouvez me contacter en privé pour plus d’infos, mais le plus important est de savoir que ces médicaments seront utilisés et administrés par un personnel médical parfaitement compétent et formé.

6 février 2010 Posté par thailsacien | Voyages | | 6 commentaires

4 Février – Petits métiers de rue

Un peu à la bourre en ce moment et je n’ai toujours pas trouvé le temps de terminer mon récit sur les projets en cours avec les écoles et notre dernier voyage. Pour vous faire patienter, voici un billet sur un aspect tout à fait caractéristique de la vie quotidienne en Thaïlande.

Que ça soit en milieu rural ou urbain, il existe une multitude de petits métiers que j’aurais tendance à appeler “de rue”, car ceux qui les exercent n’ont généralement ni atelier ni local spécifique où ils attendent leurs clients, mais parcourent les rues et les chemins à la recherche de menus travaux.

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L’aiguiseur de couteaux, par exemple, passe dans notre quartier une fois par semaine. Cette fois, Pong lui a donné une dizaine de couteaux et ciseaux dont il va s’occuper directement sur place. Avec les autres voisins qui lui ont aussi confié leurs instruments tranchants, il est bien resté 2 heures à affûter, polir et aiguiser devant la maison.

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Et comme nous devions nous absenter, nous lui avions laissé un sac en toile dans lequel il a mis nos couteaux aiguisés avant de l’accrocher au portail. Pour une dizaine de couteaux, le prix est de 100 THB (un peu plus de 2 Euros).

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Quand il a su que j’allais publier sa photo sur Internet, il a absolument tenu à faire un peu de pub. Alors si vous avez des couteaux à aiguiser…

Ceci n’est qu’un exemple de petit métier comme il en existe des dizaines en Thaïlande. Dans un lotissement comme celui où nous habitons, par exemple, il existe toujours quelques bricoleurs “professionnels” à qui on peut faire appel pour divers travaux dans la maison. L’un d’eux est venu l’autre jour pour changer le siphon d’un lavabo, couper quelques branches qui commençaient à tendre les câbles électriques et nettoyer toutes les moustiquaire de la maison.

Et il va sans dire que tout se passe avec le sourire…

4 février 2010 Posté par thailsacien | Vie quotidienne | | 6 commentaires

Dimanche – Jour de la Wii

Le dimanche, les filles s’éclatent dans le salon avec Wii-Fit. Elles n’ont pas encore réussi à fracasser une vitre en lançant une manette de jeu, mais elles sont tombées plusieurs fois de la Balance Board !!

Maeva essaie de sauter en évitant les obstacles.

Naomi s’entraîne au snowboard.

C’était un essai de vidéo avec mon Nikon D90.

1 février 2010 Posté par thailsacien | Vie quotidienne | | 4 commentaires

31 Janvier – Le temps selon les Thaïs

_DSC3502_01 S’il est un élément à la fois incontournable et incontrôlable de l’univers à priori quadridimensionnel dans lequel nous évoluons, c’est bien le temps. Ce concept désigne la seule dimensions dans laquelle nous nous déplaçons à une vitesse apparemment constante dans une direction qui semble toujours la même.

Nos sens nous permettent de percevoir 3 dimensions et c’est en nous servant de celles-ci que nous essayons de mesurer notre déplacement permanent (je n’ai pas écrit constant) dans la quatrième. Les instruments de mesure ont évolué au fil des siècles, mais les bases sont toujours restées les mêmes, à savoir l’observation de phénomène naturels tels que les cycles de la lune et du soleil, ainsi que le principe de mesure employé, à savoir le déplacement d’un objet dans l’espace.

Mais rassurez-vous, je ne vais pas me lancer dans une analyse métaphysique du paradoxe du grand père et encore moins explorer les possibilités de maîtrise de notre déplacement dans ladite 4ème dimension, d’une part parce que n’est pas le propos de ce blog et d’autre part parce qu’il existe des gens nettement plus qualifiés que moi pour aborder ce sujet. Et je ne veux bien évidemment pas parler des horlogers suisses !!

Si les bases de mesure présentent des similitudes d’une culture à l’autre, il existe quelques différence parfois notables au niveau des unités employées. Outre les calendriers qui commencent tous à une date différente, certains ont divisé la journée en 24 heures, d’autres en deux cycles de 12 heures, en aéronautique la minute est divisée en centièmes et non pas en secondes, etc.

En France, nous avons l’habitude d’aller à l’école à 8H00 ou encore de dîner à 19H00, mais nous pouvons tout aussi bien dire 7 heures du soir ou 8 heures du matin.

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En Thaïlande, la journée fait aussi 24 heures, mais elle est divisée en 4 cycles de 6 heures chacun :
0H01 à 6H00 sont les heures de la nuit
6H01 à 12H00 sont les heures du matin
12H01 à 18H00 sont les heures de l’après-midi
18H01 à 24H00 sont les heures du soir.

Ainsi, 8H00 du matin en langage courant français deviendra 2H00 du matin en langage courant thaï, ce qui ouvre la porte à tous les malentendus possibles et imaginables, d’autant plus qu’avec la nonchalance qui caractérise leur mode de vie, les thaïs n’accordent que très peu d’importance au temps.

Un touriste de passage peu au fait de cette particularité qui décide de commander un taxi/guide à son hôtel pour le lendemain s’entend ainsi proposer 3H00 du matin. Bien évidemment ça lui semble trop tôt et, devant la réceptionniste qui lui explique que plus tard il commencera à faire trop chaud, il accepte un compromis à 4H30 du matin. Le guide arrive vers 10H00, tout content d’être en avance sur l’horaire !!

Un exemple un peu extrême, mais qui est loin d’être improbable, surtout dans certaines provinces peu fréquentées par les occidentaux. Il m’est même arrivé certaines anecdotes à Bangkok, les plus courantes étant la confusion entre les heures de l’après-midi et du soir. En effet, en vocabulaire thaï, 5H00 du soir ne veut pas dire 17H00, mais 23H00 !!

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Mais s’il est une référence temporelle commune à tous les êtres humains et totalement indépendante du déplacement d’un quelconque corps céleste, c’est bien l’appel de l’estomac. Un phénomène naturel qui se manifeste en moyenne 6 à 7 fois par jour chez les thaïlandais et qui régit très souvent le reste des activités de la journée. Il n’est ainsi pas rare de voir des horaires de bus réajustés pendant le trajet en fonction de l’horloge stomacale du conducteur.

Nous sommes toutefois encore très loin de maîtriser notre déplacement dans cette dimension (une maîtrise qui est d’ailleurs considérée impossible par le Haut Conseil Scientifique Vulcain, contrairement à la théorie de Martine Aubry selon laquelle une semaine ne compte que 35 heures !!) et nous sommes même parfois obligés de subir de brutales accélérations du flux temporel avec pour conséquence des mouvements de panique du genre « Zut, j’ai encore tout ça à faire pour demain !! ».

Pour ma part, c’est exactement ce qui vient de m’arriver et il faut donc que je vous abandonne à vos réflexions intemporelles.

31 janvier 2010 Posté par thailsacien | Divers | | 4 commentaires

27 Janvier – Sortie avec l’école

Mobilisation générale à l’école : tout le monde part à la découverte d’Ayutthaya dans le cadre de la sortie “pédagogique” annuelle. Les élèves ont judicieusement été séparés en deux groupes en fonction de l’âge. D’un côté les maternelles et les 3 premières années de primaire qui iront visiter le “Million toys museum” (j’en avais parlé >ICI<) et de l’autre les “grands”, primaire 4 à secondaire 6 (terminale) qui vont se “farcir” pas moins de 6 temples dans la journée.

Réveil à 5H30, il faut être à l’école à 7H00 !! Mais aucun problème pour nos filles excitées comme des puces qui parlent de ce voyage depuis plusieurs jours. Et comme d’habitude, je leur avais confié un appareil photo pour leur permettre de garder quelques souvenirs en image de cette journée pas comme les autres.

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Lors des premières visites, l’ambiance est plutôt studieuse.

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Quelques perspectives intéressantes, tout le monde est absorbé et prend des notes.

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Oups !  Bon, ça pressait !!

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La visite continue, suivez le guide (pour 200 élèves, il faut bien ça !!)

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Tiens, il y a même des farangs !!

 

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17H00, l’heure du départ et d’un petit creux.

Arrivée à Bangkok un peu après 19H00 pour les plus grands, Naomi et les plus jeunes étaient déjà rentrés vers 16H00.

Le reste de la semaine sera consacré à la rédaction d’un petit compte-rendu en thaï ET en anglais !!

28 janvier 2010 Posté par thailsacien | Les écoles | | Pas encore de commentaires

24 Janvier – Voyages à Loei

provinces1 Nouveau billet sur les provinces de Thaïlande que nous avons visitées avec aujourd’hui celle qui est surtout connue pour son vin, le Château de Loei, un sujet sur lequel je suis parfaitement incompétent et qui, certains peuvent s’en douter, n’a pas été la principale motivation à notre passage dans la province qui porte le N° 13 sur la carte ci-contre, à savoir Loei (se prononce “l’œil”).

Si j’ai choisi de parler de Loei maintenant, c’est suite à des contacts réguliers avec un charmant couple franco-thai, Nim et Tom, qui a élu domicile dans cette province à laquelle aucun amateur de nature sauvage et diversifiée ne saurait rester insensible.

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Notre premier voyage dans la province de Loei remonte à fin 2005, nous suivions la route qui longe le Mékong depuis Nong Kai et nous sommes arrêtés dans l’une des nombreuses gargotes présentes le long du fleuve qui servent des produits dont la fraîcheur ne fait aucun doute. Jugez-en vous-mêmes :

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Il s’agit d’un plat appelé “Kung Ten” (les crevettes dansantes). Ce sont de minuscules crevettes servies vivantes dans une assiette recouverte d’une autre, celle en bleu sur la photo, pour éviter qu’elles s’échappent. Leur vivacité se manifeste par des “cloc-cloc” caractéristiques produits par les chocs contre l’assiette en pastique bleu. Avant de déguster (ou d’avaler, c’est selon les goûts !!), il faut répandre une sauce à base de piments et de citron et couvrir. Les cloc-cloc reprennent de plus belle, s’atténuent progressivement et lorsqu’ils cessent complètement, c’est prêt !!

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Une autre particularité de la province de Loei est son climat très tempéré pour la Thaïlande, au point que l’on trouve des hébergements sous forme de petits chalets qui font plus penser à la Suisse ou aux pentes vosgiennes qu’au pays tropical qu’est la Thaïlande. Ils y vendent même des bonnets et des cache-nez !!

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Des paysages qui semblent eux aussi atypiques, notamment le parc national de Phu Kradung où l’on trouve des pins et que j’aurais presque tendance à déconseiller aux voyageurs européens en quête de dépaysement. Ici, ce sont les Thaïlandais qui sont dépaysés !!

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Mais les centres d’intérêt ne manquent pas et la signalisation locale est très bien faite !!

Cette courte présentation ne saurait être complète sans évoquer un événement unique en son genre qui a lieu chaque année dans la région de Phu Rua, plus précisément au village de Dan Sai : le festival des fantômes ou Phi Ta Khon (cliquez sur le nom pour afficher le site de mon ami Robert et quelques photos de cette manifestation).

Et pour terminer, deux anecdotes :
Lors de notre premier voyage, le conducteur a beaucoup apprécié la quiétude du Mékong (voir photo en haut de la page) et nous sommes arrivés un peu tard à Loei où nous avions prévu de passer le nuit. Nous nous sommes alors rabattus sur le premier hôtel rencontré : un bloc de béton d’une vingtaine d’étages un peu à l’écart de la ville. Problème : ils accueillaient ce jour là un groupe d’une centaine de retraités de l’EGAT (équivalent thaï de l’EDF) en “excursion” et les seules chambres qui leur restaient étaient des suites de 2 chambres à coucher et salon privé.

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Devant leur air gêné à ne pas pouvoir satisfaire notre demande, nous nous sommes tout de même renseignés sur le prix. Très commerçants, ils nous annoncent fièrement qu’ils nous accordent une remise de 50% sur le coût normal de la suite, ce qui la ramène à peu près au prix de deux chambres normales : 3500 THB (70 Euros). Pour une centaine de m², je crois qu’il est difficile de trouver un meilleur rapport qualité/prix.

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Autre anecdote :
ADSC05017_01u détour d’une route, nous avons découvert par hasard un magnifique temple entièrement construit en latérite. Même les ornements du jardin paysagé étaient réalisés dans cette pierre. Nous apercevons un bâtiment isolé des autres dans lequel se trouve un moine qui semble être en train de méditer.

Nous entrons, je prend quelques photos, Pong s’agenouille et commence à réciter des prières. Elle allume des bâtonnets d’encens et se prosterne 3 fois comme il est d’usage.

Et c’est là que je vois qu’elle commence à regarder le moine curieusement : il n’a pas bougé depuis que nous sommes entrés. Et pour cause : il s’agit d’une statue en cire et fibres de verre !!

La ressemblance était parfaite. Nous avions été bluffés !!

24 janvier 2010 Posté par thailsacien | Voyages | | 17 commentaires

20 Janvier – Les esprits

S’il est un élément incontournable de la vie quotidienne en Thaïlande, ce sont bien les esprits. Je ne compte plus le nombre de fois où l’on m’a rapporté des histoires de fantômes ou autres phénomènes inexpliqués et où il m’a été donné de lire dans les journaux des histoires de mauvais sort ou autres rites apparentés à de la magie ou de la sorcellerie.

À titre d’exemple, ceux qui sont venus en Thaïlande ont obligatoirement remarqué les petites maisonnettes présentes devant chaque bâtiment, qu’il s’agisse d’une maison particulière, d’un immeuble ou même d’un hôtel ou d’une école. Ces “maisons des esprits”, comme leur nom l’indique, accueillent les esprits protecteurs de la maison, de la famille et du terrain.

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Le choix de leur emplacement obéit à des règles très strictes et une cérémonie que j’appellerais de mise en activité est organisée. Celles-ci est généralement dirigée par un shaman du village, parfois même en présence de moines bien que cela n’ait rien à voir avec le bouddhisme. Ces maisonnettes sont aussi les endroits où les propriétaires des lieux déposent des offrandes à l’occasion des fêtes bouddhistes importantes, mais aussi pour le nouvel an chinois, le nouvel an international, l’achat d’une nouvelle voiture, pour demander la réussite à un examen, etc. La taille de cette maisonnette est généralement proportionnelle à celle du bâtiment auquel elle est associée et on peut apercevoir des constructions gigantesques devant certains centres commerciaux de Bangkok.

Mais les esprits qui peuvent peupler cohabiter avec les humains ne se limitent pas à ceux qui se trouvent dans cette maisonnette. Certaines statuettes et autres objets sont considérés comme magiques et il est indispensable de respecter le rituel imposé pour inviter l’esprit associé à venir habiter l’objet en question (je n’ai jamais osé demander ce qui se passe si le même esprit est sollicité simultanément à plusieurs endroits du pays…).

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Un exemple est Ganesh, l’esprit à tête d’éléphant. Nous avions ramené cette superbe statue en bois d’un voyage à Mae Sot, sur la frontière birmane, et après l’avoir lasurée nous avions invité le shaman à procéder à sa mise en place dans les règles de l’art.

Que certaines personnes ressentent le besoin de suivre ces traditions animistes pour se rassurer ou se donner bonne conscience, soit. Tout cela présente un côté folklorique et pittoresque qui fait partie, comme je l’avais indiqué, de la vie quotidienne en Thaïlande et le fait d’y croire ou non ne porte pas vraiment à conséquence, sauf dans certains cas dont certains frisent le ridicule et sont tellement tirés par les cheveux qu’il est parfois impossible de ne pas éclater de rire. C’est ce qui m’est arrivé hier soir.

Les informations télévisées annoncent le plus sérieusement du monde qu’une vague de décès mystérieux a touché les habitants d’un petit village de l’Issan (Nord-Est de la Thaïlande). Le phénomène touche exclusivement les hommes qui meurent de manière inexpliquée pendant leur sommeil. Le remède a été trouvé : les survivants se mettent du vernis à ongle et du rouge à lèvres avant de dormir pour que l’esprit responsable ne s’en prennent pas à eux, pensant qu’il s’agit de femmes.

J’ignore s’il faut prendre ça avec dérision mais le plus hallucinant est que certaines personnes y croient dur comme fer. Un grand classique est l’histoire du type qui, au moment de retirer des espèces à un guichet automatique, s’est fait toucher le bras par une femme aux pouvoir magiques qui l’a obligé à vider son compte en banque. Un autre est le compteur électrique qui tourne alors que rien n’est allumé dans la maison. Les employés de l’EGAT venus vérifier le fouillis de câbles qui partent dudit compteur sont formels : rien n’est anormal, il s’agit certainement d’un esprit.

Il existe des milliers de fantômes dans la mythologie thaïlandaise et certains apparaissent même dans des clips publicitaires.

20 janvier 2010 Posté par thailsacien | Histoire et tradition | | 7 commentaires

17 Janvier – Ramassage des poubelles

Plusieurs sujets me trottent en tête en ce moment sur lesquels j’ai envie d’écrire un billet et j’étais en train de m’égarer dans mes réflexions en passant le correcteur orthographique sur un document dont je venais de finir la traduction quand, soudain, un cri dans la ruelle … KHAYA MAA LAEEO !!

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En français : “Voici les poubelles”.

C’est l’appel qui est lancé par le chef du petit groupe de joyeux “poubeliers” (je préfère ce mot à éboueurs) pour annoncer le passage du camion de ramassage des ordures ménagères. Oui, je sais, nous sommes dimanches et j’imagine déjà les points d’interrogation qui se forment au-dessus de votre tête : “comment, ils travaillent le dimanche ? mais les 35 heures, CSG, RTT, CGT, etc. ?????”. En fait, le dimanche est un jour comme un autre et à part les administrations tout fonctionne normalement. Personne n’y trouve à redire, car quand on travaille, on gagne de l’argent, si on ne travaille pas on ne touche rien (incroyable, hein ?).

Il n’existe pas non plus de jour fixe pour le ramassage des déchets ménagers : certaines semaines ils passent 3 fois, d’autres 1 fois seulement.

J’en profite aussi pour répondre tout de suite à la deuxième question existentielle incontournable que pose tout européen qui vient pour la première fois en Thaïlande (la première question étant “est-ce qu’ils ont la sécu?”) : est-ce qu’ils font le tri sélectif ?

Et bien la réponse est OUI !!

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Jugez plutôt : ça se passe à l’arrière du camion. Comme la norme qui définit la taille réglementaire des poubelles est extrêmement … disons floue, il est très facile pour ces messieurs de jeter un coup d’oeil dans le bac et d’en sortir ce qui peut être récupérable ou réutilisable avant d’actionner le broyeur.

Dans les déchets ménagers, très peu de bouteilles en plastique, en verre ou même de papier/carton, ces matériaux étant triés par les familles et ramassés périodiquement par d’autres petits groupes. Le dimanche est d’ailleurs la journée où l’on voit passer le plus de ces petits ramasseurs de déchets recyclables dont la récupération et la revente aux usines de traitement constitue un revenu d’appoint non négligeable. Certains en ont même fait leur activité principale et on estime qu’environ 10 000 familles en Thaïlande vivent uniquement du recyclage des déchets.

Je me souviens, quand j’étais enfant, on voyait régulièrement passer un récupérateur de déchets qui s’annoncait par un vigoureux “Lumbe, alt iiiise” (en alsacien : chiffons, vieilles ferrailles). La plus grande crainte des enfants turbulents était de se faire emmener par le “Lumbe alt iiise”.

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Il est d’usage de faire occasionnellement des petits cadeaux aux poubeliers, généralement sous la forme de restes de nourriture de la veille. Et même si la tradition du calendrier des éboueurs est inconnue ici, nous leur avions tout de même rapporté quelques biscuits de notre dernier voyage dans le nord. Ça permet aussi d’entretenir des relations humaines avec ces gens qui ne font pas un métier facile, mais qui le font avec le sourire (nous sommes en Thaïlande !!), et d’avoir avec eux des rapports plus conviviaux que l’anonymat d’un service public impersonnel.

17 janvier 2010 Posté par thailsacien | Vie quotidienne | | 8 commentaires