Le blog de Thailsacien

La vie quotidienne d'une famille thailsacienne

31 Janvier – Le temps selon les Thaïs

_DSC3502_01 S’il est un élément à la fois incontournable et incontrôlable de l’univers à priori quadridimensionnel dans lequel nous évoluons, c’est bien le temps. Ce concept désigne la seule dimensions dans laquelle nous nous déplaçons à une vitesse apparemment constante dans une direction qui semble toujours la même.

Nos sens nous permettent de percevoir 3 dimensions et c’est en nous servant de celles-ci que nous essayons de mesurer notre déplacement permanent (je n’ai pas écrit constant) dans la quatrième. Les instruments de mesure ont évolué au fil des siècles, mais les bases sont toujours restées les mêmes, à savoir l’observation de phénomène naturels tels que les cycles de la lune et du soleil, ainsi que le principe de mesure employé, à savoir le déplacement d’un objet dans l’espace.

Mais rassurez-vous, je ne vais pas me lancer dans une analyse métaphysique du paradoxe du grand père et encore moins explorer les possibilités de maîtrise de notre déplacement dans ladite 4ème dimension, d’une part parce que n’est pas le propos de ce blog et d’autre part parce qu’il existe des gens nettement plus qualifiés que moi pour aborder ce sujet. Et je ne veux bien évidemment pas parler des horlogers suisses !!

Si les bases de mesure présentent des similitudes d’une culture à l’autre, il existe quelques différence parfois notables au niveau des unités employées. Outre les calendriers qui commencent tous à une date différente, certains ont divisé la journée en 24 heures, d’autres en deux cycles de 12 heures, en aéronautique la minute est divisée en centièmes et non pas en secondes, etc.

En France, nous avons l’habitude d’aller à l’école à 8H00 ou encore de dîner à 19H00, mais nous pouvons tout aussi bien dire 7 heures du soir ou 8 heures du matin.

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En Thaïlande, la journée fait aussi 24 heures, mais elle est divisée en 4 cycles de 6 heures chacun :
0H01 à 6H00 sont les heures de la nuit
6H01 à 12H00 sont les heures du matin
12H01 à 18H00 sont les heures de l’après-midi
18H01 à 24H00 sont les heures du soir.

Ainsi, 8H00 du matin en langage courant français deviendra 2H00 du matin en langage courant thaï, ce qui ouvre la porte à tous les malentendus possibles et imaginables, d’autant plus qu’avec la nonchalance qui caractérise leur mode de vie, les thaïs n’accordent que très peu d’importance au temps.

Un touriste de passage peu au fait de cette particularité qui décide de commander un taxi/guide à son hôtel pour le lendemain s’entend ainsi proposer 3H00 du matin. Bien évidemment ça lui semble trop tôt et, devant la réceptionniste qui lui explique que plus tard il commencera à faire trop chaud, il accepte un compromis à 4H30 du matin. Le guide arrive vers 10H00, tout content d’être en avance sur l’horaire !!

Un exemple un peu extrême, mais qui est loin d’être improbable, surtout dans certaines provinces peu fréquentées par les occidentaux. Il m’est même arrivé certaines anecdotes à Bangkok, les plus courantes étant la confusion entre les heures de l’après-midi et du soir. En effet, en vocabulaire thaï, 5H00 du soir ne veut pas dire 17H00, mais 23H00 !!

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Mais s’il est une référence temporelle commune à tous les êtres humains et totalement indépendante du déplacement d’un quelconque corps céleste, c’est bien l’appel de l’estomac. Un phénomène naturel qui se manifeste en moyenne 6 à 7 fois par jour chez les thaïlandais et qui régit très souvent le reste des activités de la journée. Il n’est ainsi pas rare de voir des horaires de bus réajustés pendant le trajet en fonction de l’horloge stomacale du conducteur.

Nous sommes toutefois encore très loin de maîtriser notre déplacement dans cette dimension (une maîtrise qui est d’ailleurs considérée impossible par le Haut Conseil Scientifique Vulcain, contrairement à la théorie de Martine Aubry selon laquelle une semaine ne compte que 35 heures !!) et nous sommes même parfois obligés de subir de brutales accélérations du flux temporel avec pour conséquence des mouvements de panique du genre « Zut, j’ai encore tout ça à faire pour demain !! ».

Pour ma part, c’est exactement ce qui vient de m’arriver et il faut donc que je vous abandonne à vos réflexions intemporelles.

31 janvier 2010 Publié par thailsacien | Divers | 4 commentaires

27 Janvier – Sortie avec l’école

Mobilisation générale à l’école : tout le monde part à la découverte d’Ayutthaya dans le cadre de la sortie “pédagogique” annuelle. Les élèves ont judicieusement été séparés en deux groupes en fonction de l’âge. D’un côté les maternelles et les 3 premières années de primaire qui iront visiter le “Million toys museum” (j’en avais parlé >ICI<) et de l’autre les “grands”, primaire 4 à secondaire 6 (terminale) qui vont se “farcir” pas moins de 6 temples dans la journée.

Réveil à 5H30, il faut être à l’école à 7H00 !! Mais aucun problème pour nos filles excitées comme des puces qui parlent de ce voyage depuis plusieurs jours. Et comme d’habitude, je leur avais confié un appareil photo pour leur permettre de garder quelques souvenirs en image de cette journée pas comme les autres.

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Lors des premières visites, l’ambiance est plutôt studieuse.

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Quelques perspectives intéressantes, tout le monde est absorbé et prend des notes.

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Oups !  Bon, ça pressait !!

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La visite continue, suivez le guide (pour 200 élèves, il faut bien ça !!)

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Tiens, il y a même des farangs !!

 

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17H00, l’heure du départ et d’un petit creux.

Arrivée à Bangkok un peu après 19H00 pour les plus grands, Naomi et les plus jeunes étaient déjà rentrés vers 16H00.

Le reste de la semaine sera consacré à la rédaction d’un petit compte-rendu en thaï ET en anglais !!

28 janvier 2010 Publié par thailsacien | Les écoles | Laisser un commentaire

24 Janvier – Voyages à Loei

provinces1 Nouveau billet sur les provinces de Thaïlande que nous avons visitées avec aujourd’hui celle qui est surtout connue pour son vin, le Château de Loei, un sujet sur lequel je suis parfaitement incompétent et qui, certains peuvent s’en douter, n’a pas été la principale motivation à notre passage dans la province qui porte le N° 13 sur la carte ci-contre, à savoir Loei (se prononce “l’œil”).

Si j’ai choisi de parler de Loei maintenant, c’est suite à des contacts réguliers avec un charmant couple franco-thai, Nim et Tom, qui a élu domicile dans cette province à laquelle aucun amateur de nature sauvage et diversifiée ne saurait rester insensible.

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Notre premier voyage dans la province de Loei remonte à fin 2005, nous suivions la route qui longe le Mékong depuis Nong Kai et nous sommes arrêtés dans l’une des nombreuses gargotes présentes le long du fleuve qui servent des produits dont la fraîcheur ne fait aucun doute. Jugez-en vous-mêmes :

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Il s’agit d’un plat appelé “Kung Ten” (les crevettes dansantes). Ce sont de minuscules crevettes servies vivantes dans une assiette recouverte d’une autre, celle en bleu sur la photo, pour éviter qu’elles s’échappent. Leur vivacité se manifeste par des “cloc-cloc” caractéristiques produits par les chocs contre l’assiette en pastique bleu. Avant de déguster (ou d’avaler, c’est selon les goûts !!), il faut répandre une sauce à base de piments et de citron et couvrir. Les cloc-cloc reprennent de plus belle, s’atténuent progressivement et lorsqu’ils cessent complètement, c’est prêt !!

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Une autre particularité de la province de Loei est son climat très tempéré pour la Thaïlande, au point que l’on trouve des hébergements sous forme de petits chalets qui font plus penser à la Suisse ou aux pentes vosgiennes qu’au pays tropical qu’est la Thaïlande. Ils y vendent même des bonnets et des cache-nez !!

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Des paysages qui semblent eux aussi atypiques, notamment le parc national de Phu Kradung où l’on trouve des pins et que j’aurais presque tendance à déconseiller aux voyageurs européens en quête de dépaysement. Ici, ce sont les Thaïlandais qui sont dépaysés !!

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Mais les centres d’intérêt ne manquent pas et la signalisation locale est très bien faite !!

Cette courte présentation ne saurait être complète sans évoquer un événement unique en son genre qui a lieu chaque année dans la région de Phu Rua, plus précisément au village de Dan Sai : le festival des fantômes ou Phi Ta Khon (cliquez sur le nom pour afficher le site de mon ami Robert et quelques photos de cette manifestation).

Et pour terminer, deux anecdotes :
Lors de notre premier voyage, le conducteur a beaucoup apprécié la quiétude du Mékong (voir photo en haut de la page) et nous sommes arrivés un peu tard à Loei où nous avions prévu de passer le nuit. Nous nous sommes alors rabattus sur le premier hôtel rencontré : un bloc de béton d’une vingtaine d’étages un peu à l’écart de la ville. Problème : ils accueillaient ce jour là un groupe d’une centaine de retraités de l’EGAT (équivalent thaï de l’EDF) en “excursion” et les seules chambres qui leur restaient étaient des suites de 2 chambres à coucher et salon privé.

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Devant leur air gêné à ne pas pouvoir satisfaire notre demande, nous nous sommes tout de même renseignés sur le prix. Très commerçants, ils nous annoncent fièrement qu’ils nous accordent une remise de 50% sur le coût normal de la suite, ce qui la ramène à peu près au prix de deux chambres normales : 3500 THB (70 Euros). Pour une centaine de m², je crois qu’il est difficile de trouver un meilleur rapport qualité/prix.

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Autre anecdote :
ADSC05017_01u détour d’une route, nous avons découvert par hasard un magnifique temple entièrement construit en latérite. Même les ornements du jardin paysagé étaient réalisés dans cette pierre. Nous apercevons un bâtiment isolé des autres dans lequel se trouve un moine qui semble être en train de méditer.

Nous entrons, je prend quelques photos, Pong s’agenouille et commence à réciter des prières. Elle allume des bâtonnets d’encens et se prosterne 3 fois comme il est d’usage.

Et c’est là que je vois qu’elle commence à regarder le moine curieusement : il n’a pas bougé depuis que nous sommes entrés. Et pour cause : il s’agit d’une statue en cire et fibres de verre !!

La ressemblance était parfaite. Nous avions été bluffés !!

24 janvier 2010 Publié par thailsacien | Voyages | 17 commentaires

20 Janvier – Les esprits

S’il est un élément incontournable de la vie quotidienne en Thaïlande, ce sont bien les esprits. Je ne compte plus le nombre de fois où l’on m’a rapporté des histoires de fantômes ou autres phénomènes inexpliqués et où il m’a été donné de lire dans les journaux des histoires de mauvais sort ou autres rites apparentés à de la magie ou de la sorcellerie.

À titre d’exemple, ceux qui sont venus en Thaïlande ont obligatoirement remarqué les petites maisonnettes présentes devant chaque bâtiment, qu’il s’agisse d’une maison particulière, d’un immeuble ou même d’un hôtel ou d’une école. Ces “maisons des esprits”, comme leur nom l’indique, accueillent les esprits protecteurs de la maison, de la famille et du terrain.

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Le choix de leur emplacement obéit à des règles très strictes et une cérémonie que j’appellerais de mise en activité est organisée. Celles-ci est généralement dirigée par un shaman du village, parfois même en présence de moines bien que cela n’ait rien à voir avec le bouddhisme. Ces maisonnettes sont aussi les endroits où les propriétaires des lieux déposent des offrandes à l’occasion des fêtes bouddhistes importantes, mais aussi pour le nouvel an chinois, le nouvel an international, l’achat d’une nouvelle voiture, pour demander la réussite à un examen, etc. La taille de cette maisonnette est généralement proportionnelle à celle du bâtiment auquel elle est associée et on peut apercevoir des constructions gigantesques devant certains centres commerciaux de Bangkok.

Mais les esprits qui peuvent peupler cohabiter avec les humains ne se limitent pas à ceux qui se trouvent dans cette maisonnette. Certaines statuettes et autres objets sont considérés comme magiques et il est indispensable de respecter le rituel imposé pour inviter l’esprit associé à venir habiter l’objet en question (je n’ai jamais osé demander ce qui se passe si le même esprit est sollicité simultanément à plusieurs endroits du pays…).

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Un exemple est Ganesh, l’esprit à tête d’éléphant. Nous avions ramené cette superbe statue en bois d’un voyage à Mae Sot, sur la frontière birmane, et après l’avoir lasurée nous avions invité le shaman à procéder à sa mise en place dans les règles de l’art.

Que certaines personnes ressentent le besoin de suivre ces traditions animistes pour se rassurer ou se donner bonne conscience, soit. Tout cela présente un côté folklorique et pittoresque qui fait partie, comme je l’avais indiqué, de la vie quotidienne en Thaïlande et le fait d’y croire ou non ne porte pas vraiment à conséquence, sauf dans certains cas dont certains frisent le ridicule et sont tellement tirés par les cheveux qu’il est parfois impossible de ne pas éclater de rire. C’est ce qui m’est arrivé hier soir.

Les informations télévisées annoncent le plus sérieusement du monde qu’une vague de décès mystérieux a touché les habitants d’un petit village de l’Issan (Nord-Est de la Thaïlande). Le phénomène touche exclusivement les hommes qui meurent de manière inexpliquée pendant leur sommeil. Le remède a été trouvé : les survivants se mettent du vernis à ongle et du rouge à lèvres avant de dormir pour que l’esprit responsable ne s’en prennent pas à eux, pensant qu’il s’agit de femmes.

J’ignore s’il faut prendre ça avec dérision mais le plus hallucinant est que certaines personnes y croient dur comme fer. Un grand classique est l’histoire du type qui, au moment de retirer des espèces à un guichet automatique, s’est fait toucher le bras par une femme aux pouvoir magiques qui l’a obligé à vider son compte en banque. Un autre est le compteur électrique qui tourne alors que rien n’est allumé dans la maison. Les employés de l’EGAT venus vérifier le fouillis de câbles qui partent dudit compteur sont formels : rien n’est anormal, il s’agit certainement d’un esprit.

Il existe des milliers de fantômes dans la mythologie thaïlandaise et certains apparaissent même dans des clips publicitaires.

20 janvier 2010 Publié par thailsacien | Histoire et tradition | 7 commentaires

17 Janvier – Ramassage des poubelles

Plusieurs sujets me trottent en tête en ce moment sur lesquels j’ai envie d’écrire un billet et j’étais en train de m’égarer dans mes réflexions en passant le correcteur orthographique sur un document dont je venais de finir la traduction quand, soudain, un cri dans la ruelle … KHAYA MAA LAEEO !!

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En français : “Voici les poubelles”.

C’est l’appel qui est lancé par le chef du petit groupe de joyeux “poubeliers” (je préfère ce mot à éboueurs) pour annoncer le passage du camion de ramassage des ordures ménagères. Oui, je sais, nous sommes dimanches et j’imagine déjà les points d’interrogation qui se forment au-dessus de votre tête : “comment, ils travaillent le dimanche ? mais les 35 heures, CSG, RTT, CGT, etc. ?????”. En fait, le dimanche est un jour comme un autre et à part les administrations tout fonctionne normalement. Personne n’y trouve à redire, car quand on travaille, on gagne de l’argent, si on ne travaille pas on ne touche rien (incroyable, hein ?).

Il n’existe pas non plus de jour fixe pour le ramassage des déchets ménagers : certaines semaines ils passent 3 fois, d’autres 1 fois seulement.

J’en profite aussi pour répondre tout de suite à la deuxième question existentielle incontournable que pose tout européen qui vient pour la première fois en Thaïlande (la première question étant “est-ce qu’ils ont la sécu?”) : est-ce qu’ils font le tri sélectif ?

Et bien la réponse est OUI !!

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Jugez plutôt : ça se passe à l’arrière du camion. Comme la norme qui définit la taille réglementaire des poubelles est extrêmement … disons floue, il est très facile pour ces messieurs de jeter un coup d’oeil dans le bac et d’en sortir ce qui peut être récupérable ou réutilisable avant d’actionner le broyeur.

Dans les déchets ménagers, très peu de bouteilles en plastique, en verre ou même de papier/carton, ces matériaux étant triés par les familles et ramassés périodiquement par d’autres petits groupes. Le dimanche est d’ailleurs la journée où l’on voit passer le plus de ces petits ramasseurs de déchets recyclables dont la récupération et la revente aux usines de traitement constitue un revenu d’appoint non négligeable. Certains en ont même fait leur activité principale et on estime qu’environ 10 000 familles en Thaïlande vivent uniquement du recyclage des déchets.

Je me souviens, quand j’étais enfant, on voyait régulièrement passer un récupérateur de déchets qui s’annoncait par un vigoureux “Lumbe, alt iiiise” (en alsacien : chiffons, vieilles ferrailles). La plus grande crainte des enfants turbulents était de se faire emmener par le “Lumbe alt iiise”.

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Il est d’usage de faire occasionnellement des petits cadeaux aux poubeliers, généralement sous la forme de restes de nourriture de la veille. Et même si la tradition du calendrier des éboueurs est inconnue ici, nous leur avions tout de même rapporté quelques biscuits de notre dernier voyage dans le nord. Ça permet aussi d’entretenir des relations humaines avec ces gens qui ne font pas un métier facile, mais qui le font avec le sourire (nous sommes en Thaïlande !!), et d’avoir avec eux des rapports plus conviviaux que l’anonymat d’un service public impersonnel.

17 janvier 2010 Publié par thailsacien | Vie quotidienne | 8 commentaires

13 Janvier – Montagnards

Toujours dans le tri des photos et la préparation du récit sur les projets en cours avec les écoles. Pour patienter, quelques photos de belles gueules de montagnards prises au marché, au village, au détour d’un chemin.

J’avais déjà publié ces deux là, mais j’adore cette photo.

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Lui, j’ai appris qui c’est : le maître des esprits du village de Yapanae. Je l’ai croisé plusieurs fois, il est facile à reconnaître, et lui aussi doit se souvenir de moi parce qu’il me fait à chaque fois un petit signe amical.

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Pour savoir ce qu’est un maître des esprits, je vous invite à lire le récit de notre premier projet, téléchargeable au format PDF >ICI<.

Ci-dessous, des Lahu rouges du village de Ban Huoi Haeng avec leurs habits traditionnels qu’ils revêtent à chaque cérémonie de changement de lune (toutes les 2 semaines).

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Là, ce sont des Lahu noirs du village de Ban Hui Hea (oui, je sais, c’est aussi difficile à prononcer que Souffelweyersheim !!), sur la frontière avec le pays Shan (Myanmar).

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Les dents noires sont le résultat des feuilles de Bethel que certaines femmes mâchent à longueur de journée.

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Quelques photos du marché de Pang Mapha où nous commençons à avoir nos petites habitudes.

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Et pour terminer, le photographe avec deux de ses sujets (celui à ma gauche ne rigole pas, mais il ne faut pas se fier aux apparence !!).

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13 janvier 2010 Publié par thailsacien | Voyages | Un commentaire

11 Janvier – Voyages à Trat

provinces1 Suite de notre exploration des 76 provinces de Thaïlande avec celle qui se trouve à l’extrême sud-est (N° 48 sur la carte) : Trat, et plus précisément l’île de Koh Chang.

Ma première visite à cette île, qui est la 2ème de Thaïlande après Phuket, remonte à février 1999. Pong, que j’avais connu à Bangkok, était allée y rejoindre sa soeur Maprang quelques semaines plus tôt pour travailler avec elle dans l’un des tous premiers resort de l’île : le Best Garden Resort, qui se situait sur White Sand Beach, la première grande plage rencontrée sur la côte ouest de l’île. Il existait alors deux ou trois autres possibilités d’hébergement et la route qui menait plus au sud laissait très rapidement la place à une piste. Ci-dessous, White Sand Beach en 1999.

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En plus de 10 ans, nous avons assisté à la croissance effrénée des infrastructures touristiques et des capacités d’accueil de cette île. Le ferry boat qui assurait l’unique liaison quotidienne avec le continent a été dupliqué, puis triplé, quadruplé, etc. et la fréquence est d’aujourd’hui environ un bateau toutes les 30-40 minutes !!

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Mais heureusement, l’île fait partie d’un parc naturel qui en compte plus de 50 et elle est de ce fait protégée. Les constructions sont limitées en hauteur et il existe toujours quelques endroits préservés. Si White Sand Beach est devenue un endroit que j’ai surnommé “Mc Do Beach” et qui pourrait être considérée comme le résultat d’une expérience ratée, plus on s’éloigne vers le sud plus la nature reprend ses droits et les plages deviennent calmes.

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Un aspect un peu moins connu mais qui intéresse directement les français est que l’île de Koh Chang a été, au cours de la 2ème guerre mondiale, le théâtre d’une bataille navale entre les forces françaises et la marine thaïlandaise sous domination japonaise. Il existe même une plaque commémorative à ce sujet. Cliquez ici pour en savoir un peu plus.

Et même si les bateaux de pêcheurs de Bang Bao, à l’extrême sud-ouest de l’île, se reconvertissent de plus en plus dans le transport des groupes de plongeurs, ils continuent de ramener d’excellents poissons et fruits de mer préparés dans les quelques restaurants du lieu, dont le célèbre Ruan Thai Seafood qui est assurément LE meilleur restaurant de poissons et fruits de mer du village.

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La réaction devant un plat de crevettes témoigne de la qualité des plats.

Petite anecdote au sujet du “meilleur restaurant du village” :
Le Ruan Thai Seafood appartient à ma belle-soeur et c’était le premier restaurant du village. Quelques temps plus tard est venu s’installer un sino-thai qui affichait fièrement être le meilleur restaurant de l’île. Ensuite s’est ouvert un autre qui s’est auto-proclamé “meilleur restaurant de la région”. Le sino-thaï, furieux, a changé sa pancarte pour “meilleur restaurant de Thaïlande”. Le nouveau est soudainement devenu le “meilleur restaurant d’Asie”.

Ma belle-soeur, préférant rester en-dehors de cette querelle non pas de clocher mais de chedi, a préféré ajouter un modeste “meilleur restaurant du village” !!

11 janvier 2010 Publié par thailsacien | Voyages | 4 commentaires

9 Janvier – Cantine scolaire

Je suis en plein dans le tri des photos de notre dernier voyage et il m’a semblé approprié de vous faire partager quelques aspects de la vie quotidienne non pas d’une famille Thaïlsacienne, comme l’indique le titre de ce blog, mais des populations montagnardes de la région de Mae Hong Son avec lesquelles nous sommes régulièrement en contact. Comme il se doit, je vais commencer par un  aspect indissociable de la vie scolaire : le repas ) la cantine !!

Pour ceux qui connaissent les joies des cantines scolaires, avec leurs célèbres salades de limaces agrémentées de feuilles de laitue, leurs cailloux aux lentilles et autres tranches de jambon à une seule face, je vous propose de relativiser votre jugement critique de la situation en vous faisant découvrir le déroulement des 3 repas quotidiens des enfants ET des instituteurs de l’école de Ban Huoi Haeng :

Commençons par la cuisine, à la fonctionnalité étudiée, où se préparent chaque jour 3 x 130 repas.

Cuisine (2)  Cuisine

Sans oublier le plan de travail pour la découpe des aliments et le coin vaisselle.

Cuisine (3)  Vaisselle

Une fois le repas prêt, le service se déroule avec ordre et discipline, en commençant par les plus petits.

Distribution (1)  Distribution (7)

Distribution  Eating (1)

Chacun rejoint ensuite un endroit où s’asseoir, c’est l’intégralité de l’enceinte de l’école qui fait ici office de cantine.

Eating (2)  Eating

Eating (3)  Eating (9)

Et lorsque toutes les tables sont prises, tables qu’il faudra débarrasser et nettoyer pour pouvoir y reprendre les cours, le sol constitue lui aussi un coin repas très pratique.

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Les repas sont complets et très équilibrés, aucun superflus. Notre visite médicale de l’année dernière a confirmé la bonne santé des enfants. Et même s’ils mangent quasiment la même chose tous les jours et 3 fois par jour, ils attendent toujours la sonnerie de la cloche de la cantine avec impatience.

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Et il y a même du rab !!

9 janvier 2010 Publié par thailsacien | Ban Huoi Haeng | 2 commentaires

6 Janvier – Panne de drapeau

Notre vie quotidienne est à présent de nouveau articulée autour des différents rituels et autres obligations découlant des activités scolaires et professionnelles inhérentes à une vie familiale en milieu semi-urbain (vous avez vu la longue phrase bien tournée pour présenter le retour au “train-train quotidien” !!).

Certains aspects de cette vie quotidienne sont spécifiques à la Thaïlande, notamment le lever des couleurs au son de l’hymne national qui est diffusé tous les matins à 8H00.

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Et là catastrophe !!

Nous avons repris notre habitude de footing (marche et papotage pour Pong) au stade à côté de l’école et c’est le troisième jour que l’employé municipal chargé du drapeau laisse passer l’heure.

Le premier jour, lundi, nous l’avions attribué à certaines difficultés de reprise propres aux lendemains de fêtes. Hier, mardi, il y a eu un progrès sous la forme d’une tentative de diffusion de l’hymne national avec un téléphone portable à défaut de réussir à faire fonctionner l’équipement de sonorisation du stade. Aujourd’hui, mercredi 6, nous avons vu l’employé sortir précipitamment de sa loge pour hisser vigoureusement le drapeau après avoir entendu l’hymne national diffusé par l’école voisine.

Il va sans dire que nous attendons demain avec impatience !! Peut-être une nouvelle source d’inspiration pour un sketch de Mr Bean ?

Je profite aussi de ce nouveau billet pour adresser une réponse collective à tous les commentaires publiés pendant notre voyage de la semaine dernière : je n’ai pas répondu individuellement par manque de temps, mais j’espère pouvoir très prochainement publier un début de récit sur les actions en cours.

6 janvier 2010 Publié par thailsacien | Vie quotidienne | Laisser un commentaire

3 Janvier – Maison

C’est après plus d’une semaine riche en émotions et avec la tête remplie d’images et; surtout, de projets que nous essayons de retrouver nos marques avant la rentrée des classes et la reprise du boulot de demain, lundi.

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Entre les sacs de linge sale, le réfrigérateur qu’il faut remplir, les e-mails à lire et auquel il faut répondre (en évitant de commander du viagra par erreur !!), les difficultés de remise en route du genre “papa, my computer doesn’t work”, j’espère bien trouver très prochainement le temps de rédiger un petit récit de ce voyage au cours duquel les enfants de Ban Huoi Haeng, mais aussi de Hui Hae et de Loi Tai Laeng ont fait la connaissance d’une “tribu” de Pères-Noël d’un genre très particulier…

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Gageons que Teu et ses amis se souviendront eux aussi tout particulièrement de cette bande de farangs qui est venue en cette fin décembre les bras chargés de cadeaux.

La construction des salles de classe avance, l’ancien bâtiment en cours  d’affaissement est toujours debout pour des raisons stratégiques (je vous expliquerai prochainement l’astucieuse démarche de Pimook), l’implication des participants a donné naissance à d’autres projets que je révélerai bientôt ici et pour les enfants, l’aventure continue…

4 janvier 2010 Publié par thailsacien | Voyages | 4 commentaires