24 Janvier – Voyages à Loei
Nouveau billet sur les provinces de Thaïlande que nous avons visitées avec aujourd’hui celle qui est surtout connue pour son vin, le Château de Loei, un sujet sur lequel je suis parfaitement incompétent et qui, certains peuvent s’en douter, n’a pas été la principale motivation à notre passage dans la province qui porte le N° 13 sur la carte ci-contre, à savoir Loei (se prononce “l’œil”).
Si j’ai choisi de parler de Loei maintenant, c’est suite à des contacts réguliers avec un charmant couple franco-thai, Nim et Tom, qui a élu domicile dans cette province à laquelle aucun amateur de nature sauvage et diversifiée ne saurait rester insensible.
Notre premier voyage dans la province de Loei remonte à fin 2005, nous suivions la route qui longe le Mékong depuis Nong Kai et nous sommes arrêtés dans l’une des nombreuses gargotes présentes le long du fleuve qui servent des produits dont la fraîcheur ne fait aucun doute. Jugez-en vous-mêmes :
Il s’agit d’un plat appelé “Kung Ten” (les crevettes dansantes). Ce sont de minuscules crevettes servies vivantes dans une assiette recouverte d’une autre, celle en bleu sur la photo, pour éviter qu’elles s’échappent. Leur vivacité se manifeste par des “cloc-cloc” caractéristiques produits par les chocs contre l’assiette en pastique bleu. Avant de déguster (ou d’avaler, c’est selon les goûts !!), il faut répandre une sauce à base de piments et de citron et couvrir. Les cloc-cloc reprennent de plus belle, s’atténuent progressivement et lorsqu’ils cessent complètement, c’est prêt !!
Une autre particularité de la province de Loei est son climat très tempéré pour la Thaïlande, au point que l’on trouve des hébergements sous forme de petits chalets qui font plus penser à la Suisse ou aux pentes vosgiennes qu’au pays tropical qu’est la Thaïlande. Ils y vendent même des bonnets et des cache-nez !!
Des paysages qui semblent eux aussi atypiques, notamment le parc national de Phu Kradung où l’on trouve des pins et que j’aurais presque tendance à déconseiller aux voyageurs européens en quête de dépaysement. Ici, ce sont les Thaïlandais qui sont dépaysés !!
Mais les centres d’intérêt ne manquent pas et la signalisation locale est très bien faite !!
Cette courte présentation ne saurait être complète sans évoquer un événement unique en son genre qui a lieu chaque année dans la région de Phu Rua, plus précisément au village de Dan Sai : le festival des fantômes ou Phi Ta Khon (cliquez sur le nom pour afficher le site de mon ami Robert et quelques photos de cette manifestation).
Et pour terminer, deux anecdotes :
Lors de notre premier voyage, le conducteur a beaucoup apprécié la quiétude du Mékong (voir photo en haut de la page) et nous sommes arrivés un peu tard à Loei où nous avions prévu de passer le nuit. Nous nous sommes alors rabattus sur le premier hôtel rencontré : un bloc de béton d’une vingtaine d’étages un peu à l’écart de la ville. Problème : ils accueillaient ce jour là un groupe d’une centaine de retraités de l’EGAT (équivalent thaï de l’EDF) en “excursion” et les seules chambres qui leur restaient étaient des suites de 2 chambres à coucher et salon privé.
Devant leur air gêné à ne pas pouvoir satisfaire notre demande, nous nous sommes tout de même renseignés sur le prix. Très commerçants, ils nous annoncent fièrement qu’ils nous accordent une remise de 50% sur le coût normal de la suite, ce qui la ramène à peu près au prix de deux chambres normales : 3500 THB (70 Euros). Pour une centaine de m², je crois qu’il est difficile de trouver un meilleur rapport qualité/prix.
Autre anecdote :
A
u détour d’une route, nous avons découvert par hasard un magnifique temple entièrement construit en latérite. Même les ornements du jardin paysagé étaient réalisés dans cette pierre. Nous apercevons un bâtiment isolé des autres dans lequel se trouve un moine qui semble être en train de méditer.
Nous entrons, je prend quelques photos, Pong s’agenouille et commence à réciter des prières. Elle allume des bâtonnets d’encens et se prosterne 3 fois comme il est d’usage.
Et c’est là que je vois qu’elle commence à regarder le moine curieusement : il n’a pas bougé depuis que nous sommes entrés. Et pour cause : il s’agit d’une statue en cire et fibres de verre !!
La ressemblance était parfaite. Nous avions été bluffés !!




