4 Février – Petits métiers de rue
Un peu à la bourre en ce moment et je n’ai toujours pas trouvé le temps de terminer mon récit sur les projets en cours avec les écoles et notre dernier voyage. Pour vous faire patienter, voici un billet sur un aspect tout à fait caractéristique de la vie quotidienne en Thaïlande.
Que ça soit en milieu rural ou urbain, il existe une multitude de petits métiers que j’aurais tendance à appeler “de rue”, car ceux qui les exercent n’ont généralement ni atelier ni local spécifique où ils attendent leurs clients, mais parcourent les rues et les chemins à la recherche de menus travaux.
L’aiguiseur de couteaux, par exemple, passe dans notre quartier une fois par semaine. Cette fois, Pong lui a donné une dizaine de couteaux et ciseaux dont il va s’occuper directement sur place. Avec les autres voisins qui lui ont aussi confié leurs instruments tranchants, il est bien resté 2 heures à affûter, polir et aiguiser devant la maison.
Et comme nous devions nous absenter, nous lui avions laissé un sac en toile dans lequel il a mis nos couteaux aiguisés avant de l’accrocher au portail. Pour une dizaine de couteaux, le prix est de 100 THB (un peu plus de 2 Euros).
Quand il a su que j’allais publier sa photo sur Internet, il a absolument tenu à faire un peu de pub. Alors si vous avez des couteaux à aiguiser…
Ceci n’est qu’un exemple de petit métier comme il en existe des dizaines en Thaïlande. Dans un lotissement comme celui où nous habitons, par exemple, il existe toujours quelques bricoleurs “professionnels” à qui on peut faire appel pour divers travaux dans la maison. L’un d’eux est venu l’autre jour pour changer le siphon d’un lavabo, couper quelques branches qui commençaient à tendre les câbles électriques et nettoyer toutes les moustiquaire de la maison.
Et il va sans dire que tout se passe avec le sourire…





on va appeller celà la qualité de vie !
très cordialement
Alain
Toujours à la Soi 11 de Bangkok où j’ai logé en fin de séjour en décembre 2009 avant de repartir pour la France. J’ai utilisé à l’occasion les services d’un travailleur « de rue » qui se trouvait non loin d’un groupe de conducteurs de motorbikes. Je lui ai confié des sandales qui ont été réparé d’une main de maitre à la minute. J’ai trouvé même le service meilleur alors qu’il était moins cher que l’artisan cordonnier de mon lieu de résidence actuel !
Bonjour
Bravo pour cet article très sympa et très utile pour quelqu’un comme moi qui n’est pas du tout bricoleur.
Bonne journée.
Olivier & Noy
Oui, ici pas de problème pour trouver quelqu’un. Il faut juste veiller à faire le tri pour choisir le meilleur.
Ces petits métiers ont existé en France mais ont disparu à partir du milieu des années 60, le rémouleur passait régulièrement dans notre rue et ma mère lui donnait ses ciseaux et couteaux à aiguiser.
Je me souviens aussi des chiffonniers qui criaient « chiffons, ferraille à vendre ! »
J’ai connu ça aussi, mais chez nous il criait « Lumbe, Alt iiise » (avec 3 « i » !!).
J’en avais parlé dernièrement :
http://thailsacien.org/2010/01/17/17-janvier-ramassage-des-poubelles/