6 Février – Le Paludisme
…ou malaria,
ces deux noms désignant en effet la même maladie dont il existe 4 espèces différentes. Pour des renseignements détaillés à ce sujet, je vous invite à consulter le site de l’Institut Pasteur, l’objet de mon billet d’aujourd’hui étant plutôt d’aborder une question récurrente qui est posée presque systématiquement par tout voyageur qui prévoit de se rendre au Pays du sourire :
faut-il prendre quelque chose contre le palu ? (juste après l’inévitable “est-ce qu’ils ont la sécu ?”)
Il me semble bon ici de rappeler quelques règles fondamentales, parfois négligées ou qui passent inaperçues au milieu du flot incessant d’informations auquel nous sommes confrontés au quotidien :
- Il n’existe PAS DE VACCIN contre le paludisme
- Les médicaments préventifs N’EMPÊCHENT PAS de contracter la maladie, ils en atténuent seulement les effets
- Le paludisme SE GUÉRIT s’il est bien soigné.
Et le plus important dans le cas qui nous intéressent, à savoir la Thaïlande :
Il y a TRÈS PEU DE RISQUE de contracter cette maladie dans ce pays en respectant quelques règles de sécurité élémentaires, à savoir se protéger le plus possible contre les piqûres de moustiques, surtout à la tombée de la nuit et au petit matin, de préférence avec des produits répulsifs achetés sur place.
Un effet secondaire majeur de la consommation effrénée de médicaments en tous genres est un accroissement de la résistance du parasite aux traitement curatifs. À tel point que les autorités sanitaires Thaïlandaises multiplient leurs appels auprès des tour operators et autres agences de voyage pour qu’ils arrêtent de dire à leurs client de se bourrer de médicaments qui de toute façon ne sont absolument pas justifiés aux endroits où se rend la majorité des touristes.
Et si vraiment vous tenez à prendre quelque chose “au cas où” pour vous sentir rassuré, je vous invite également à vous munir d’un casque très résistant, car selon les statistiques, il y a plus de touristes qui meurent chaque année suite à une chute d’une noix de coco sur la tête que du paludisme.
Au fait, savez-vous qu’il y a environ 7000 cas de paludisme chaque année en France ? Et certains concernent des personnes qui n’ont jamais quitté l’hexagone !!
En résumé : en Thaïlande, il y a très peu de risque, alors inutile de risquer de gâcher vos vacances par des effets secondaires parfois très désagréables.
Anecdote : il y a quelques années lors d’un voyage au Viêt Nam, une amie n’arrivait pas à dormir pendant plusieurs jours après notre arrivée. Elle a été consulter un médecin et la première question qu’il lui a posée : “prenez-vous quelque chose contre le paludisme ?”.
Elle prenait du Lariam. Il lui a conseillé d’arrêter, ce qu’elle a fait avec pour conséquence qu’elle a pu passer d’excellentes nuits de sommeil pendant tout le reste du voyage.
Je profite aussi de ce billet pour lancer un appel : j’ai besoin de deux médicaments appelés MEFLOQUINE et ARTESUNATE.
Il s’agit d’un traitement curatif (et non pas préventif) contre le paludisme qui est destiné à des populations qui n’ont pas accès à ce genre de soin en Thaïlande (cliquez ici pour une présentation sommaire de la situation). Très difficiles à obtenir, même par des médecins. Il faut viser directement auprès des laboratoires Roche et Sanofi qui ne semblent pas très intéressés car je ne prévois pas d’en commander 94 millions de doses ( !! ). La solution semble devoir se trouver dans un cercle relationnel. Vous pouvez me contacter en privé pour plus d’infos, mais le plus important est de savoir que ces médicaments seront utilisés et administrés par un personnel médical parfaitement compétent et formé.
4 Février – Petits métiers de rue
Un peu à la bourre en ce moment et je n’ai toujours pas trouvé le temps de terminer mon récit sur les projets en cours avec les écoles et notre dernier voyage. Pour vous faire patienter, voici un billet sur un aspect tout à fait caractéristique de la vie quotidienne en Thaïlande.
Que ça soit en milieu rural ou urbain, il existe une multitude de petits métiers que j’aurais tendance à appeler “de rue”, car ceux qui les exercent n’ont généralement ni atelier ni local spécifique où ils attendent leurs clients, mais parcourent les rues et les chemins à la recherche de menus travaux.
L’aiguiseur de couteaux, par exemple, passe dans notre quartier une fois par semaine. Cette fois, Pong lui a donné une dizaine de couteaux et ciseaux dont il va s’occuper directement sur place. Avec les autres voisins qui lui ont aussi confié leurs instruments tranchants, il est bien resté 2 heures à affûter, polir et aiguiser devant la maison.
Et comme nous devions nous absenter, nous lui avions laissé un sac en toile dans lequel il a mis nos couteaux aiguisés avant de l’accrocher au portail. Pour une dizaine de couteaux, le prix est de 100 THB (un peu plus de 2 Euros).
Quand il a su que j’allais publier sa photo sur Internet, il a absolument tenu à faire un peu de pub. Alors si vous avez des couteaux à aiguiser…
Ceci n’est qu’un exemple de petit métier comme il en existe des dizaines en Thaïlande. Dans un lotissement comme celui où nous habitons, par exemple, il existe toujours quelques bricoleurs “professionnels” à qui on peut faire appel pour divers travaux dans la maison. L’un d’eux est venu l’autre jour pour changer le siphon d’un lavabo, couper quelques branches qui commençaient à tendre les câbles électriques et nettoyer toutes les moustiquaire de la maison.
Et il va sans dire que tout se passe avec le sourire…
Dimanche – Jour de la Wii
Le dimanche, les filles s’éclatent dans le salon avec Wii-Fit. Elles n’ont pas encore réussi à fracasser une vitre en lançant une manette de jeu, mais elles sont tombées plusieurs fois de la Balance Board !!
Maeva essaie de sauter en évitant les obstacles.
Naomi s’entraîne au snowboard.
C’était un essai de vidéo avec mon Nikon D90.






