28 Juin – Junk Food
Devoir de travaux manuels à faire pour demain (cliquez sur la photo pour agrandir :
Même si ce travail concerne essentiellement Naomi dans le cadre de l’enrichissement de son vocabulaire anglais, les deux s’y sont mises avec entrain et ont passé une bonne partie de la journée à saccager la table de la cuisine confectionner des formes diverses et variées supposées représenter des denrées alimentaires.
Quelques ingrédients de base qui produisent une espèce de pâte à modeler très malléable. En même temps, ça m’a permis à moi aussi de découvrir la “cream of tartar” (pour en savoir plus, faites comme moi : débrouillez-vous avec Google !).
Il va sans dire qu’il n’y a rien de comestible dans tout ça.
Maeva, de son côté, est en train de préparer un exposé sur la Nouvelle Zélande. Ça tombe bien, nous cherchions une idée de voyage pour l’année prochaine. À suivre…
26 Juin – Joe Louis Puppet Theater
Après deux semaines de blog en stand-bye, ce qui correspond généralement à une période de boulot acharné ponctuée de quelques rares pauses alimentaires, nous avons décidé hier soir de nous rendre dans l’un de ces endroits devant lesquels nous passons tous très régulièrement parce qu’ils sont à côté de chez nous mais que nous n’avons jamais visité – justement parce qu’ils sont à côté de chez nous et que l’on aura bien le temps plus tard…
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Dans notre cas, il s’agit d’une petit merveille de l’art traditionnel thaïlandais des marionnettes, le Théâtre Joe Louis à Lumpini Park. Son fondateur, Monsieur Sakorn, accueille les visiteurs à l’entrée sous la forme de son mannequin grandeur nature réalisé selon la même technique “cire et fibres” que celle employée au Thai Human Imagery Museum près de Nakhon Pathom. Cette technique spéciale permet non seulement de restituer les plus petits détails avec une très grande fidélité, mais aussi de préserver les mannequins du climat tropical humide.
Le spectacle, relativement élaboré, a lieu tous les soirs à 20H00. Pour patienter, une galerie dans laquelle sont présentés de nombreux modèles de poupées et marionnettes ainsi que des masques traditionnels, le thème étant ici la mythologie du Ramayana que l’on retrouve dans la majorité des pays du Sud-Est asiatique et aussi en Inde.
Si les photos et autres prises de vue sont interdites pendant le spectacle lui-même, les artistes (il faut 3 marionnettistes par personnage et chacun doit être lui-même un danseur accompli) sont à la disposition du public après la représentation et sont ravis de faire quelques tours supplémentaires le temps d’une séance de photo.
J’ai cru comprendre que cet endroit allait malheureusement devoir fermer ses portes fin août pour cause de fin de bail. Il faut dire que le Lumpini Night Bazar est depuis longtemps en sursit, car le propriétaire du terrain projette d’y construire un n-ième temple de la consommation (je veux parler d’un centre commercial comme il en existe déjà des centaines à Bangkok).
10 Juin – Steak d’escargot
Il pleut pas mal en ce moment, ce qui fait sortir les batraciens et autres gastéropodes dont nous avons trouvé un beau spécimen devant la porte ce matin.
Une idée de la taille de l’engin à côté d’une chaussure :
Rassurez-vous, il n’a pas fini en steak. Je l’ai placé dans le gazon pour éviter que quelqu’un ne marche dessus. Par contre, ça a été la galère pour le décoller du carrelage sans le blesser.
Bon, je retourne bosser…
6 Juin – Petit déjeuner
Au menu aujourd’hui : crevettes crues marinées dans du jus de citron, Tom Yam Kung, Poisson sauce pimentée et brochettes au saté.
Le tout accompagné de riz et dégusté au bord de la rivière, au marché de Wat Don Mai, parfois aussi appelé Marché de Wat Rai King et dont l’endroit précis est indiqué >ICI<.
Ce marché, traduit par erreur “Floating Market” du Thaï “Talat Nam” (Marché sur/à côté de l’eau), n’est pas vraiment flottant au sens classique, à savoir avec des marchands qui viennent proposer leurs marchandises sur des barques aux visiteurs qui eux se déplacent sur des passerelles au-dessus de l’eau, comme on peut le voir à Ayutthaya, par exemple, ou encore au Bang Nam Pueng (voir ici). Mais cela ne l’empêche pas de connaître un succès phénoménal, notamment grâce au “Pet Pa Lôô Don Mai” (Canard Caramélisé de Don Mai).
J’en profite pour faire un petit clin d’oeil à Philippe qui a parlé récemment de cet endroit très pittoresque et qui en publie régulièrement des photos sur son blog. C’est d’ailleurs lui qui m’a donné envie d’y retourner (ça devait bien faire 3-4 ans que nous n’y étions pas allés). Les canards sont ici placés dans d’immenses marmites remplies d’un bouillon au mélange dont la composition est un secret jalousement gardé. Certains sont laissés à petit feu pendant toute la nuit et servis aux premiers clients du matin, leur chair est alors incroyablement tendre et fond dans la bouche. On peut se faire désosser entièrement son canard sur place et l’emporter prêt à consommer (avec les os dans un sachet à part pour le chien !!).
Et comme sur tous les marchés en Thaïlande, les gens sont toujours très aimables et ravis de se faire prendre en photo.
5 Juin – Musée Schlumpf de l’automobile
Ou plutôt son équivalent thaïlandais : le Jesada Technik Museum, à Nakhon Chaisi, pas loin de notre maison.
Il s’agit en fait de la collection privée d’un passionné de voitures qui en a accumulé plus d’un millier et qui fait régulièrement de nouvelles acquisitions. Il possède même des avions, des bateaux et un sous-marin !!
Ses objets sont exposés au public sur un terrain spécialement aménagé à cet effet. Un nouveau site est en projet un peu plus loin, beaucoup plus grand, lequel pourra accueillir l’intégralité de son impressionnante collection. Pour l’instant, la visite est gratuite et le contenu de la boîte à dons posée à côté de l’entrée est régulièrement distribué aux écoles locales.
Francophone et francophile, Monsieur Jesada offre dans son musée une place privilégiées aux marques de l’hexagone comme Renault et Citroën, avec certains modèles très anciens mais superbement restaurés.
Il a même fait récemment l’objet d’un intéressant article dans une revue spécialisée dont un exemplaire est remis à certains visiteurs (ceux qui parlent français, par exemple !!). L’ID 19 jaune de la photo n’était pas présente aujourd’hui, elle était partie en révision.
Plusieurs modèles ont été importés de France par Monsieur Jesada lui-même et ont même gardé certains de leurs attributs !!
Ici, une légendaire Dauphine.
La plaque minéralogique est elle aussi d’origine sur cette Peugeot 202 !!
Le musée recèle aussi plusieurs curiosités, comme cette espèce de voiture à 3 roues et cette Ford à gazogène.
Mais la collection ne se limite pas aux voitures et l’invraisemblable fouillis de motocyclettes et vélomoteurs (dont un Solex !!) en tous genres à l’arrière du bâtiment témoigne de l’exiguïté des locaux actuels.
Dans la série “voyage dans le temps”, la De Lorean du film “Retour vers le futur” côtoie les “Kabinenroller” de l’allemand Messerschmitt alignées à l’entrée du site.
Pour trouver, il suffit de suivre les panneaux bien reconnaissables.
Le site est ouvert tous les jours de 9H00 à 17H00.
3 Juin – Les visas en Thaïlande
Dans la série des rituels annuels, après la journée des impôts (rappelez-vous), voici la journée d’extension du visa. Je suis en effet un “immigré” et dois donc me soumettre aux règles et lois qui concernent la catégorie de population dont je fais partie. Mon extension de visa actuelle se terminant le 23 juin, nous nous sommes rendus ce matin dans les locaux ultra-modernes où sont regroupés plusieurs services gouvernementaux au nord de la capitale.
Je réside en Thaïlande sous couvert d’un visa appelé “non-immigrant”, qui m’a été délivré par l’ambassade de Thaïlande en France avant notre départ en 2004. Ce visa doit être prolongé tous les ans auprès des services d’immigration en présentant différentes pièces justificatives dont la teneur peut varier en fonction de critères totalement impalpables et imprévisibles tels que la coupe de cheveux de l’officier d’immigration, l’heure à laquelle on se présente, le goût du Som Tam servi à la cantine locale ou encore la forme des nuages.
Et comme il n’y avait pas de nuage ce matin, le nombre de variables aléatoires était réduit et les chances de présenter un dossier complet plus élevées… enfin en théorie !!
Il s’agit quand même de ma 7ème extension et je commence à connaître les différents documents à produire. J’avais donc pris le soin de tout préparer, en me souvenant des petits détails de dernière minute qui s’étaient rajoutés l’année dernière, et en définitive seule la photocopie d’une page de mon passeport manquait.
Les années précédentes, dans les anciens locaux de l’hypercentre de Bangkok, il nous fallait patienter en moyenne 4 à 5 heures avant d’être reçus. Dans les nouveaux locaux et grâce à la réorganisation des services de l’immigration (qui sont ici un “service” au sens propre du terme), nous avions tout terminé en une heure à peine, photocopie manquante incluse.
Je profite de cette occasion pour faire un petit rappel sur les différents types de visa proposés ainsi que les conditions d’entrée et de séjour en Thaïlande.
Les touristes
Si vous venez de l’un des 41 pays (dont la France) qui bénéficient d’une exemption de visa, vous pouvez entrer en Thaïlande sans visa et y rester pour une durée maximale de 30 jours. Au-delà, il vous faudra faire établir un visa de tourisme auprès d’une ambassade de Thaïlande à l’étranger avant de venir.
Les visas de long séjour (maximum 1 an)
Il en existe plusieurs (professionnel, étudiant, retraité, soutien de famille, etc.) et les conditions d’attribution sont très variables, et pas seulement en fonction de la forme des nuages !!
Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez consulter la page consacrée à cet effet du site franco-thai : LES VISAS THAÏLANDAIS
Il existe également un site anglophone très complet à ce sujet : Thaivisa.
Mais les règles évoluant sans cesse, il est vivement recommandé de bien se renseigner avant de déposer une demande pour l’un ou l’autre visa, en n’oubliant pas le critère “forme des nuages” !!
Anecdote :
Pour une extension de visa au motif “Thai Wife”, il faut impérativement que les deux époux soient présents. J’avais lu il y a quelques temps l’anecdote d’un type qui s’était présenté seul, son épouse ne pouvant se libérer ce jour là. L’officier d’immigration, en étudiant son dossier, lui a demander son certificat de divorce.
?? Pardon ??
Ben oui, vous demandez une extension pour motif soutien de famille et votre épouse n’est pas avec vous, c’est donc que vous avez divorcé !
Le gag du jour :
Parce qu’une journée ne serait pas vraiment complète sans.
Alors que nous avions presque fini, Pong sursaute soudainement :
“Mon Dieu (ou Bouddha !!), j’ai oublié des oeufs durs sur le gaz !!”.
Bon, au bout d’une heure ils doivent effectivement être bien durs.
Elle appelle le moto-taxi du quartier qui nous rend souvent des petits services et lui demande d’aller vérifier, en passant par derrière, et de fermer si nécessaire la bouteille de gaz à l’extérieur.
Il rappelle 10 minutes plus tard pour dire qu’effectivement tout le quartier pouvant sentir que quelque chose était en train de brûler sur le feu et qu’il a fermé la bouteille.
Retour à la maison, rien de particulier à part le fond de la casserole tapissé d’une mélasse noire qui ferait le bonheur de tout étudiant en chimie en quête d’une idée originale pour ses travaux pratiques d’analyse.
Nous aurions donc pu en rester là…
MAIS !!! N’oubliez pas le facteur “forme des nuages” !!
Un peu plus tard, Pong rallume le gaz et, au bout de quelques instants, se souvient qu’elle n’avait pas rouvert la bouteille que le moto-taxi était supposé avoir fermé, la flamme ne devrait donc pas s’allumer.
En réalité, n’avait pas fermé la bouteille, mais ouverte à fond !!
Ben oui, essayez donc d’expliquer “sens des aiguilles d’une montre” à quelqu’un qui ne porte que des montres à affichage numérique !!
1er Juin – Voyages à Nakhon Pathom
Reprise de la série sur les provinces de Thaïlande que nous avons visitées avec aujourd’hui celle où nous avons assurément passé le plus de temps puisque nous y avons vécu pendant presque 4 ans, je veux parler de Nakhon Pathom (N° 53 sur la carte ci-contre – cliquez pour agrandir).
Une province et une ville du même nom qui sont chargées d’histoire, puisque bon nombre d’historiens pensent que c’est le lieu d’introduction du Bouddhisme en Thaïlande. La grande ville s’appelait alors Nagara Patthama et se situait en plein royaume Mon (à ne pas confondre avec les Hmongs), une minorité ethnique qui est elle aussi persécutée par la junte birmane et qui est actuellement surtout présente à l’extrême ouest de la province de Kanchanaburi, plus précisément autour de la ville de Sanklaburi.
Si mon premier voyage, ou plutôt passage à Nakhon Pathom (la ville) remonte à 1988 – j’étais alors venu visiter le plus grand Chedi de Thaïlande avec une “clique en bus” – c’est en 1999 que j’ai commencé à connaître cette province un peu plus en profondeur lorsque Pong m’a présenté (à) son village.
L’occasion aussi de découvrir quelques facettes de la vie rurale dans la Thaïlande du centre, nettement différente de celle des montagnards que je connaissais déjà un peu, mais présentant de nombreuses racines communes avec celle des pays voisins que j’avais eu l’occasion de visiter.
Si le Phra Pathom Chedi est indiscutablement le centre d’intérêt majeur de cette région et aussi le point de destination de toutes les “cliques en bus” qui la traversent, il existe de nombreux autres sites, monuments et musées qui valent largement le détour. Pour n’en citer qu’un seul, je parlerais du Palais de Sanam Chan, un ensemble de bâtiments au mélange architectural à la fois européen baroque et thaï construit à l’initiative du Roi Rama VI au début du XXème siècle. Nous en avions d’ailleurs célébré le centenaire il y a presque 3 ans (voir le lien).
Pour ceux qui prennent le temps d’apprécier leur voyage et décident de passer au moins une nuit en ville, il est une attraction incontournable sur le marché de nuit qui a lieu tous les soirs en plein centre, dans l’enceinte même du Phra Pathom Chedi : les “glaces volantes”. Il s’agit en fait d’un paquet de nerfs totalement déjanté, alimenté par une source d’énergie inépuisable dont il garde jalousement le secret et qui a pris une apparence humaine pour infliger quotidiennement des supplices innommables à de malheureuses boules de glace et autres coupes en inox qui n’ont rien demandé à personne.
L’endroit n’est pas très difficile à trouver : il y a généralement un attroupement autour d’un stand derrière lequel s’agitent 4, non 3, ou plutôt 2, en réalité 1 seul énergumène dont la rapidité gestuelle peut laisser penser à un don d’ubiquité. Il lui arrive fréquemment de choisir quelqu’un dans la foule pour lui remettre une coupe vide et lui demander ensuite de se tenir à quelques mètres du stand de glace pour essayer de réceptionner une boule de glace qui aura parcouru une trajectoire parabolique pouvant atteindre plusieurs mètres de hauteur. En résumé, tout une mise en scène dans la plus pure tradition du “sanook” thaïlandais.
Ah, j’oubliais : accessoirement il vend aussi des glaces et elles sont très bonnes !!







