12 Juillet – Petits métiers de rue
Après la pomme que l’on mange avant que l’arbre n’ait poussé (cf. billet précédent), voici un sujet un peu plus léger consacré aux petits métiers de rue et aux innombrables services de proximité qui font que la vie en Thaïlande extraordinairement facile.
Il existe dans toutes les villes, grandes et moyennes, ceux que l’on désigne par le terme générique de “moto-taxi”. Ils stationnent généralement près des magasins, des temples, aux intersections et autres endroits stratégiques et sont reconnaissables à leurs gilets sans manches numérotés. Chacun est rattaché à un point de stationnement précis et, contrairement aux taxis, ils ne peuvent pas emmener de passagers n’importe où au bord de la route. Si le transport de passagers est leur fonction première, ils peuvent aussi rendre des dizaines de petits services très utiles au quotidien, par exemple chercher un colis à la poste, aller faire quelques courses à la superette ou même effectuer quelques menus travaux dans la maison.
Exemple pratique : Maeva qui appelle vers midi pour dire qu’elle a oublié son maillot de bain pour la piscine de l’après-midi. Un coup de téléphone et le moto-taxi apporte l’objet de l’oubli à l’école pour 20 Baths (50 cents).
Lui, nous le connaissons depuis que nous habitons près de l’école des filles et nous lui demandons même de garder la maison lorsque nous nous absentons plusieurs jours. Il dort alors sur place dans une pièce spécialement aménagée à cet effet. Pour anecdote, c’est aussi à lui que nous avions demandé d’aller fermer la bouteille de gaz (rappelez-vous).
Je lui avais posé la question de l’enregistrement de son activité, il faut en fait s’inscrire au bureau des transports du district et acheter un gilet numéroté (environ 200 Bahts, soit 5 Euros). Mais les places sont limitées et se revendent parfois très cher, un peu comme un fond de commerce. Lui a choisi le point moto-taxi devant le journal Matichon, à côté de l’école des filles, où la place coûte environ 5-6000 Bahts (125 à 150 Euros). Un peu plus loin, il y a le Wat Samien Nari, un temple très fréquenté où les places peuvent aller jusqu’à 100 000 Bahts (2 500 Euros). Avec une course moyenne à 40 Bahts (1 Euro), il faut parfois plusieurs années avant de récupérer son investissement.







Bonjour
si je comprends bien c’est comme les license de taxis à Paris
Cordialement
ALain
Je suppose, je ne connais pas vraiment le fonctionnement des taxis parisiens.
merci pour l’info, j’avais aussi essayé de demander aux motos taxi près de Sukhumvit combien ils payaient leur licence (apparemment la veste est la preuve de licence) et j’avais trouvé ca énorme (je crois 50k bahts sur Sukhumvit 24).
Mais donc le gilet ne coûte que 200 bahts? A qui paient-ils le droit d’exercer leur activité à un certain endroit?
en tout cas ce que j’aime avec eux c’est qu’ils n’essaient pratiquement jamais de gonfler les prix face a un “newbie” (un touriste par exemple
), contrairement aux taxis et autres Tuk-Tuk.
En fait, si j’ai bien compris, il y a deux choses différentes : la “licence” qui est gérée par le bureau du district (ou du quartier à Bangkok) et la place elle-même qui s’achète auprès de quelqu’un qui la possède.
En pratique, celui qui veut faire moto-taxi à Suk Soi 24 devra d’abord acheter la place (le fond de commerce) à un moto-taxi existant qui veut revendre la sienne (50 Kbahts) et ensuite ils vont ensemble au district pour la radiation de l’ancien et l’enregistrement du nouveau. C’est cet enregistrement qui coûte 200 Bahts pour le gilet.