28 Août – Résumé de la semaine
Je vous avais parlé de Sat Chin mardi, voici en image le fil de la semaine.
Lundi : Sortie scolaire au musée des sciences de Rangsit, au Nord de Bangkok, où des activités avaient été organisées pour plusieurs écoles. Seules les petites classes y étaient (de G.1. à G.3.), j’avais confié un appareil compact à Naomi, voilà ce qu’elle a ramené en plus des photos de ses copains/copines :
Mardi : Sat Chin, j’en avais parlé dans le billet précédent.
Mercredi : Séance d’entraînement hebdomadaire de Touch rugby (rappel en février dernier).
Ces séances sont un peu aléatoires en ce moment en raison des conditions météo. Il n’est pas rare de recevoir 3-4 e-mails d’annulation/confirmation au cours de la seule journée du mercredi, suivant l’état du ciel. Il y a 3 semaines, grosse frayeur quand un arbre s’est abattu dans la cour de l’école sous l’effet d’une violente bourrasque. Mais ce mercredi, les conditions météo étaient favorables et les enfants se sont ÉCLATÉ !!
Jeudi : Le climatiseur du salon, un bon vieux Fuji de 20 ans d’âge, montrait depuis quelques temps déjà des signes de faiblesse et nous avons finalement décidé de le faire remplacer. Dans la série rien ne se perd, rien ne se crée, tout se recycle, notre ami le moto-taxi en a profité pour venir récupérer la pièce de musée qu’il va aller revendre à la ferraille pour environ 5 Bahts le kilo. Avec le bloc compresseur, il y en a bien pour 50-60 kg. Du coup, avec un appareil plus moderne, notre consommation électrique devrait sensiblement baisser.
Vendredi : Journée de la science à l’école. Mais pourquoi est-il autant question de science cette semaine ?
En réalité, la véritable journée de la science en Thaïlande est le 18 août en commémoration de l’éclipse solaire du 18 août 1868, éclipse qui avait été calculée par le souverain de l’époque, le Roi Rama IV, lequel avait convié à cette occasion de nombreux dignitaires étrangers, notamment ceux des puissances coloniales qui louchaient déjà sur le Siam. J’en avais d’ailleurs parlé >ICI< à l’occasion de notre voyage dans la région fin juillet.
Toutes les écoles ont ainsi pour habitude d’organiser une journée de la science autour ce cette date, chez les filles une journée complète d’activités et d’expériences diverses qui s’est terminée par une espèce de défilé de mode où les élèves portaient des vêtements de leur création entièrement réalisés à partir de matériaux recyclés.
Et puisque nous parlons de science, j’en profite pour conclure ce billet en citant la troisième loi d’Arthur Clarke :
”Toute technologie suffisamment évoluée est indiscernable de la magie”
24 Août – Sat Chin
Quiconque vient en Thaïlande pour y vivre sera immanquablement frappé par le nombre incroyablement élevé de fêtes, cérémonies et autres commémorations en tous genres qui parsèment le calendrier. Rien que les jours fériés officiels : il y en a pas moins de 17 par an et lorsqu’ils tombent sur un week-end, le lundi suivant est chômé. À cela viennent se rajouter les fêtes et cérémonies observées par l’une ou l’autre communauté ainsi que les célébrations locales comme le festival des éléphants à Surin ou encore le festival végétarien de Phuket.
Aujourd’hui, c’est Sat Chin, ou fête de la demie-année pour les chinois. Le jour précis correspond au 15ème jour du 7ème mois lunaire, autrement dit à la pleine lune. Il ne s’agit pas d’un jour férié officiel, mais il est d’usage de faire des offrandes aux esprits et les marchands de canards, gâteaux de lune et autres friandises typiquement chinoise sont pris d’assaut.
Le principe est toujours le même : au lever du soleil, on dépose plusieurs plats soigneusement préparés la veille devant la maisonnette des esprits, ont les laisse jusqu’à ce qu’ils soient rassasiés (les esprits !) et ensuite les humains mangent les restes. La communauté chinoise peut éventuellement fermer ses magasins pendant 1/2 journée le temps d’aller au temple allumer quelques bâtonnets d’encens. Avec le nouvel an chinois, il s’agit là des seuls congés dans l’année chinoise (ben oui, ils font aussi les 35 heures : 35 heures de congé par an !!).
22 Août – Tournage
Dimanche matin, les filles font des essais de prise de vue pour leur prochain film
Le résultat, des effets spéciaux époustouflants :
Bon, je retourne bosser…
15 Août – Rencontre avec une BALC*
La rédaction de mon billet d’hier ayant été entrecoupée de très nombreux aller-retour entre le fauteuil sur lequel je m’étais confortablement installé au bord de la piscine et ce lieu privé connu de tous, mais dont tout le monde parle avec discrétion, la platitude générale du style ne me donnait pas vraiment satisfaction au vu de la fabuleuse richesse du sujet traité. Il est vrai que non seulement il a été rédigé en un temps “record” (presque 3 heures !!), mais mon inspiration était constamment distraite par des gargouillis intestino-stomacaux dont l’intensité croissait avec l’heure, gargouillis auxquels se superposaient régulièrement les onomatopées des filles qui essaient désespérément de communiquer en anglais/français/thaï avec deux enfants hollandais qui étaient venus nous rejoindre à la piscine.
Le temps passé à contempler le lavabo installé à hauteur du visage de celui qui est assis sur la cuvette se prolongeant à chaque visite pour finalement dépasser ce que pouvais raisonnablement consacrer à la rédaction d’un billet digne de ce nom, et la batterie de mon eeeeeeeeeeeePC (je ne sais plus combien il y a d’”e”) commençant à donner des signes de faiblesse, j’ai décidé d’abandonner devant cette accumulation d’obstacles qui avaient en fait une seule et même origine : une BALC* !!
Cette même BALC* avec qui j’ai lutté une bonne partie de la nuit, me faisant voyager plusieurs fois entre les draps détrempés de sueur et le même endroit très privé dans lequel j’ai même, à deux reprises, été obligé de détourner mon regard du lavabo pour prendre une position accroupie à contempler le fond de la cuvette, la capacité de débit de ma voie d’évacuation inférieure s’avérant insuffisante pour faire face à ce que je pourrais appeler une sacré réaction de rejet multidirectionnel !! Les réserves étant arrivées d’autant plus vite à épuisement que j’ai sauté le dîner du fait d’une incapacité totale à avaler autre chose que de l’eau ou du coca (excellent pour se réhydrater !!), les rejets se sont finalement arrêtés d’eux-mêmes, me laissant seul avec une équipe de réparateurs du système digestif totalement dépourvu de délicatesse et qui prenait un malin plaisir à faire essayer à mes intestins des positions dont je me suis résigné à accepter la douleur en essayant de me persuader qu’elles avaient pour but de dissuader la BALC de revenir.
Cette courte description étant suffisamment expressive pour vous laisser vous imaginer sans peine la scène dont j’ai été l’acteur autant improvisé qu’involontaire, j’estime maintenant être en devoir de vous expliquer le résultat de mon enquête sur l’origine de cette satanée BALC*, une enquête que j’ai pu mener grâce à une partie de mon esprit qui avait su garder tout ses facultés analytiques pendant que le reste s’occupait de synchroniser les mouvements de mes jambes et de mes bras pour, simultanément, ouvrir la porte et s’asseoir sur la cuvette.
C’est ma troisième ou peut-être quatrième rencontre avec une BALC* depuis que vis en Thaïlande et j’ai toujours su à peu près en identifier l’origine. Une seule a nécessité le recours à une arme extérieure sous la forme d’antibiotiques. Comme la réaction a commencé environ 2 heures après notre repas de midi et que nous avions tous mangé à peu près la même chose à une exception près : je suis le seul à avoir mangé le légume de la famille des aubergines qui accompagnait le poisson façon Ayutthaya “Pla Pao” et, en examinant la photo de près, on y reconnaît assez facilement ce qui pourrait être une BALC* (n’oubliez pas de cliquer sur l’image pour l’agrandir).
Mais assez parlé de mes petits ennuis, revenons-en à Ayutthaya et son marché flottant reconstitué, principal sujet de mon billet d’hier. Comme je l’indiquais, la richesse dudit sujet avait de quoi laisser libre cours à ma verve, par exemple en comparant les extincteurs, les poubelles et les boîtes aux lettres du Disneycomusée avec ceux de Disneyland Hong Kong, ce qui m’a permis de constater que quel que soit le pays, un original qui s’arrête pour photographier une poubelle provoque toujours l’apparition de la même nuée de points d’interrogation au-dessus de la tête des autres visiteurs présents à ce moment-là.
La nature des visiteurs du lieu, à savoir en grande majorité des citadins purs pour qui une sortie à Ayutthaya s’apparente facilement à une expédition dans la jungle, aurait elle aussi pu être une source d’inspiration qui mériterait un billet séparé à elle seule. Je me contenterai ici d’évoquer l’un des personnages les plus marquants et rencontré sous différentes formes, parfois difficilement associables avec la morphologie d’origine. Je veux parler de Pudding (photo ci-contre), qui est généralement accompagné d’une maîtresse filiforme aux yeux cachés derrière un masque de mouche et à la peau d’une blancheur quasi-transparente, résultat de l’application obsessionnelle de crème éclaircissante et de séjours prolongés dans les gigantesques centres commerciaux climatisés de la capitale, à l’abri de tout rayon de soleil.
L’aspect bon enfant de l’ensemble et une observation attentive des alentours permet d’identifier d’autres points communs avec Disney, en plus de l’originalité des toilettes qui dénote non seulement une certaine recherche esthétique, mais aussi une volonté de rendre cet endroit “sanouk” (amusant), endroit dont je n’ai pas eu l’occasion de visiter l’intérieur, la BALC* ne s’étant pas encore manifestée à ce moment-là..
Laissant derrière nous cette ville chargée d’histoire (et depuis hier des déchets provoqués par la BALC* !!), nous rentrons à Bangkok en longeant le fleuve Chao Praya. Et comme vous avez eu la patience de lire ma prose jusqu’ici, je vais maintenant ralentir ma prolifération textuelle pour laisser la place à quelques photos.
À environ 20 km au sud de la ville, à l’endroit où se trouvait au XVIIème siècle le comptoir et point de contrôle de Khanogluang, a été reconstitué un autre marché antique ou “Boran” (se prononce “boranne”, mais en faisant rouler le “r” du bout de la langue et pas en se raclant la gorge comme pour évacuer un résidu de BALC*) : le marché de Kong Khong, un charmant petit ensemble d’étals tenus pas des vendeurs de nourritures en tous genres, façonneurs de verre et autres artisans en tenus d’époque. Ce marché est lui aussi fréquenté en grande majorité par des thaïs de Bangkok (mais je n’ai pas vu Pudding !!).
La présence de plusieurs stands musulmans rappelle que les commerçants perses étaient parmi les premiers étrangers à avoir tissé des relations économiques durables avec le royaume du Siam.
Et comme les thaïs ne lisent pas Figaro/Libération et ne regardent pas TF1, personne ne trouve à redire de la présence d’une mosquée au milieu des temples bouddhistes et aucune femme musulmane n’aurait l’idée saugrenue de se voiler des pieds à la tête.
Un peu plus tard, nous nous arrêtons à Bang Pa In, un autre site incontournable de la région, palais royal d’été datant du XVIIème siècle, mais aux constructions successives et disparates qui portent chacune les caractéristiques de leur époque, jusqu’au XIXème siècle.
Nous ne pouvons bien évidemment pas quitter la province d’Ayutthaya sans déguster la spécialité locale : le “Kwae Thiao Rue” (Kwae Thiao classique, mais servi sur un bateau), déjeuner qui permet de confirmer que la BALC* a définitivement quitté mon organisme.
* BALC = Bactérie à la con
14 Août – Disneycomusée
12 août férié + pont le 13 août = week-end de 4 jours dont 2 consacrés à une escapade à la capitale historique du Siam, là où ont eu lieu, il y a environ 350 ans, les premiers contact diplomatiques avec la France de Louis XIV et le Siam de Narai, je veux bien évidemment parler d’Ayutthaya.
Nous avions repéré en décembre dernier un gigantesque chantier qui est depuis devenu ce que l’on pourrait comparer à un écomusée, pour son côté reproduction/promotion du mode de vie traditionnel de l’Ayutthaya historique, et aussi un peu à un Disneyland pour son côté “sanouk” et, bien évidemment, commercial : l’Ayothaya Floating Market.
Le ton est donné dès le parking où des gardiens armés d’un sabre guident les centaines, que dis-je, les milliers de véhicules venus de Bangkok (et aussi un peu d’ailleurs). Certains sont là depuis longtemps et ont reconvertis leur moyen de transport en stand de café.
Et comme il s’agit d’un endroit qui a été spécialement construit pour les touristes, le parcours est bien évidemment balisé (voir ci-dessus) pour que tout le monde puisse facilement retrouver son chemin dans le dédale de canaux et de boutiques où alternent les échoppes de souvenirs et de nourriture. L’occidental qui se serait égaré par ici pourra d’ailleurs très vite comprendre qu’il s’agit bien de la Thaïlande : les gens sont attablés devant des plats de poisson et de soupe au piment dès 10H00 du matin !!
Les prix aussi sont très touristiques : 20 Bahts (50 cents) les 3 boules de glace dans une coupelle en terre cuite que l’on peut ensuite garder.
Il existe bien évidemment une possibilité de balade en bateau, un moyen de transport bien pratique quand on est accompagné de 2 demoiselles dont les jambes plus courtes commencent à présenter des signes de fatigue.
Balade en bateau qui nous fait découvrir un panneau pour le moins inattendu signale que la baignade est ici déconseillée, ce malgré la présence régulières de personnages rieurs tout droit sortis des contes pour enfants.
Pour pousser jusqu’au bout notre immersion dans l’ambiance Ayutthaya, nous avons choisi de séjourner dans un petit ensemble d’une douzaine de maisonnettes au style architectural traditionnel : Baan Thai House.
12 Août – Bonne fête maman
Pour ne pas changer, je suis à la bourre et je n’ai pas trop le temps de m’occuper de mon blog. En plus, on m’a confié la traduction d’un livre, ce qui est un travail totalement différent de ce que j’ai l’habitude de faire et demande une approche toute autre, en plus de beaucoup de recherches bibliographiques (vive l’Internet !!). Mais le sujet est intéressant (la formation informatique) et je suis en train de ré-envisager la traduction de certains ouvrages sur la Thaïlande et notamment le nord qui n’existent qu’en anglais. Mais ceci est une autre histoire…
En attendant, comme tous les ans à la même date, c’est aujourd’hui la fête des mères et toutes les mamans (et accessoirement les papas qui ont pu se libérer..) étaient invités à une cérémonie à l’école.






