30 Septembre – Rencontre avec les Shans
Ceci est la suite du billet du 29 Septembre que je vous recommande de lire en premier.
Les Shans représentent le groupe ethnique le plus important de Birmanie et font en réalité partie de la même famille que les Thaïlandais dont ils partagent non seulement l’origine géographique, à savoir la province du Yunan au sud de la Chine, mais aussi une partie importante de l’histoire avec notamment un héro commun en la personne du Roi Naresuan.
Si l’école de Ban Huoi Haeng se trouve dans un village à dominante Lahu rouge, un grand nombre des enfants qui la fréquentent sont d’origine Shan et le village de Tam Lod est à dominante Shan.
Ce premier contact établi, nous avions été invités, mon ami le docteur Pilou et moi-même, à assister en mai 2009 aux cérémonies du 51ème anniversaire de la résistance à l’’opresseur birman. Bien évidemment l’aspect purement militaire ne nous concerne pas vraiment et ce sont essentiellement les besoins de cette population en matière de soins médicaux et d’éducation qui nous intéressaient.
Et bien nous n’avons pas été déçus du voyage, si je peux me permettre l’expression !!
Les photos ci-dessus, qui parlent d’elles-mêmes, ont été prises dans l’un des immenses bâtiments qui servent de dortoirs aux 800 enfants, majoritairement orphelins, qui proviennent de l’intérieur du pays Shan.
Le docteur a procédé à une estimation de la situation de l’hôpital et a même reçu quelques patients. En effet, l’autorité médicale la plus élevée présente ici est l’infirmière en chef dont je vous invite à lire le témoignage.
Ce qui nous a profondément étonné ici, c’est la quasi-absence de toute organisation humanitaire dans la région, surtout au vu de l’immensité des besoins. Une constatation que nous avions déjà faite avec l’école de Ban Huoi Haeng.
École de Ban Huoi Haeng à qui nous rendons bien évidemment visite en ce mois de mai 2009 pour remettre quelques fonds à Pimook et aussi pour constater les dégâts : le bâtiment principal de l’école qui menace de s’effondrer !!
Mais non, mais non. Ne t’inquiète pas !
Il venait en effet de me venir une idée à priori un peu saugrenue, mais qui aura finalement porté ses fruits et là aussi en dépassant nos prévisions les plus folles.
Et vous savez quoi ?
Oui, vous avez l’habitude maintenant : demain !!
29 Septembre – L’année 2008
Ceci est la suite du billet du 28 Septembre que je vous recommande de lire en premier.
Après le dortoir de Ban Huoi Haeng, voici celui de Tam Lod pour la conception duquel le directeur de l’école avait fait appel à l’école d’architecture de Chiang Mai.
Ce sont en effet les étudiants qui ont dessiné et même construit une maquette grandeur nature du dortoir qui sera à présent construit en faisant appel à la main d’oeuvre locale et grâce aux dons que nous avions de nouveau pu recueillir.
Le bâtiment définitif était terminé en octobre de cette même année, avec en plus de nouveaux lits superposés, assurément plus confortables que la terre battue recouverte d’une bâche en plastique sur laquelle dormaient précédemment les garçons.
Parallèlement à cela, nous avions mené un autre projet avec l’école de Ban Huoi Haeng sous la forme de 3 ensembles de panneaux solaires qui ont été installés par l’électricien local, en faisant appel à la main d’oeuvre locale et en fonction des besoins spécifiques de l’école.
Notre “aventure humaine” prenant de l’ampleur et le cercle des donateurs s’élargissant, un ami médecin était venu passer une semaine avec nous pour procéder à un contrôle médical élémentaire des 125 enfants de l’école.
Le récit complet de la visite médicale et aussi des autres projets menés à bien courant 2008 est disponible en téléchargement au format PDF.
Cela faisait 2 ans déjà que nous rendions régulièrement visite à l’école de Ban Huoi Haeng et Monsieur Pimook, son directeur, était devenu un ami. Ce diplômé d’anthropologie habite dans cette région depuis la fin des années 90 et se passionne pour les diverses minorités ethniques qui y vivent. Ayant pu constaté notre propre “attachement” à cette province et la continuité de nos actions, il nous a alors présenté quelqu’un qui allait lui aussi considérablement élargir notre horizon et nous mettre face à un défi d’une toute autre ampleur que la construction d’un dortoir pour 80 enfants…
Pour savoir de qui, ou plus exactement de quelle population il s’agit, il faudra revenir demain…
28 Septembre – Octobre 2007
Ceci est la suite du billet du 27 Septembre que je vous recommande de lire en premier.
La suite ?
En fait elle a été plus ou moins provoquée par les événements, mais aussi un peu, quelque part, par l’enthousiasme que cette première expérience “humanitaire” (il faut bien la qualifier) a suscité auprès de mon entourage proche, à commencer par mon épouse sans laquelle toute cette aventure n’aurait pas pu avoir lieu, tout au moins pas dans les conditions que nous connaissons.
Bon, alors cette suite. Et bien le dortoir est là, maintenant il faut l’équiper.
Et nous voilà repartis sur les chemins de terre, cette fois à plusieurs véhicules et avec matelas, coussins, couettes, vêtements chauds et plein d’autres choses encore…
Deux jours passés sur place avec les enfants et leurs professeurs, avec des souvenirs extraordinaires qui auront marqué à jamais l’esprit de ceux qui nous accompagnaient (nos esprits à nous avaient été marqués dès le départ…).
Voici un récit complet de cette nouvelle “aventure” : Fichier PDF à télécharger.
Vous vous souvenez que nous avions laissé Pimook et son équipe gérer eux-même leur budget en fonction de leurs besoins réels (sans demander une facture pour n’importe quel clou !!). Voici un résultat qui n’était pas “budgété” au départ, n’en déplaise aux comptables et autres bureaucrates amateurs de justificatifs en tous genres : les toilettes avant et après !!
Et dans la série “jamais 2 sans 3” avec un zeste de “tous les prétextes sont bons”ponctué de “pourquoi s’arrêter en si bon chemin” (même s’il est de terre !!), voilà que nous nous arrêtons à l’école de Tam Lod pour une petite distribution et aussi pour revoir le superbe dortoir construit avec l’aide des touristes danois, vous savez, ceux qui voulaient connaître le prix du moindre clou !!
Le directeur de l’école nous amène alors devant ce qui ressemble de loin à une grange à riz, mais qui s’avère en réalité être le dortoir des garçons !!
Ben oui, les danois voulaient construire un seul bâtiment, qui s’avère en fait complètement démesuré, et le règlement des écoles impose un bâtiment séparé pour les garçons et les filles.
Nous nous sommes regardés : il faut essayer de faire quelque chose.
Oui, effectivement il y a un “après.
Vous le découvrirez demain…
27 Septembre – Mars 2007
Ceci est la suite du billet du 26 Septembre que je vous recommande de lire en premier.
Pour la suite, je vais privilégier les photos au texte en limitant ce dernier aux quelques explications nécessaires pour ne pas perdre le fil de l’histoire.
Nous voici donc début mars 2007, de retour dans cette région avec pour objectif d’aller vérifier sur place l’usage qui a été fait des sommes envoyées.
À ce moment, le trajet en voiture de Tam Lod à l’école prenait environ 1H30 par 10 km de pistes de terre.
Paysages fabuleux, mais prudence de rigueur devant des ornières qui peuvent parfois atteindre 50 cm de profondeur.
À l’arrivée, après un dernier obstacle inattendu, un accueil inoubliable.
Et la constatation de visu de l’efficacité de la méthode que nous avions adoptée. Vous pouvez télécharger le récit complet au format PDF en cliquant >ICI<.
Le budget pour ce premier projet a été d’environ 2500 Euros, une somme à laquelle il faut rajouter les friandises et autres petits cadeaux apportés aux enfants lors de notre passage. Bien évidemment nous aurions pu nous arrêter là : le dortoir était presque terminé et Monsieur Pimook avait encore assez de fonds pour la suite des travaux. Seulement voilà….
Oui, il y a effectivement une suite.
Et cette suite, vous la connaîtrez demain…
26 Septembre – Il y a 4 ans…
… le début d’une fabuleuse aventure humaine.
Nous nous apprêtions alors à partir pour un voyage qui aurait pu rester dans la catégorie des aventures familiales, certes passionnantes et ponctuées d’anecdotes personnelles, mais avec justement ce caractère personnel qui fait que leur intérêt se limite généralement au cercle relationnel proche. Ce voyage allait cependant nous emporter beaucoup plus loin dans le temps et dans l’espace que la simple visite de grottes qui était prévue initialement. Mais ça, nous ne le savions pas encore…
C’est en effet au début de ce mois d’octobre 2006, pendant les vacances scolaires de milieu d’année, que nous nous sommes rendus pour la première fois dans le petit village montagnard de Tam Lod, renommé pour ses grottes. Nous avions alors choisi de loger au Cavelodge, la plus ancienne guest-house de la région, créée en 1984 par un australien passionné de spéléologie. La magnificence de cette région et la gentillesse de ses habitants nous avaient véritablement séduits et, à la fin de notre séjour que nous avions alors prolongé, notre attention avait été attirée par une affichette apposée à côté de la traditionnelle “boîte à pourboires”. Celle-ci faisait appel à la générosité des visiteurs pour contribuer à la construction d’un dortoir dans une petite école de montagne. Nous étions mi-octobre et j’ai alors eu l’idée de lancer un appel aux dons dans le contexte d’un cadeau de Noël.
Ça donnait à peu près ça (cliquez sur le lien) :
Une école pour Noël
J’avais alors envoyé ce document à tous mes contacts en France et je dois dire que leur réactivité a dépassé nos attentes les plus optimistes. Nous avions en effet récolté suffisamment d’argent pour la construction du dortoir, et même plus, au point que nous nous sentions non pas dépassés par les événements, mais plutôt soucieux de bien faire jusqu’au bout afin que ce projet aboutisse réellement et aussi par déférence envers les donateurs qui nous avaient accordé leur confiance. La question était alors : Comment allions-nous procéder ?
Nous n’avions bien évidemment nullement vocation à démarcher les grossistes en matériaux de construction et autres entrepreneurs et nos conversations avec John, le fondateur du Cavelodge au sujet de sa propre expérience avec un groupe de touristes danois qui voulaient bien faire en voulant contrôler le prix du moindre clou nous indiquait que la meilleure des solutions serait de laisser faire les gens qui savaient réellement quels étaient les besoins, à savoir les responsables de l’école eux-mêmes.
Nous avons alors pris la décision de virer les sommes reçues directement sur le compte du directeur de l’école, Monsieur Pimook, qui était parfaitement digne de confiance. Nous n’avions alors absolument aucune idée de la manière dont il allait gérer tout ça et notre visibilité de la suite des événements ressemblait à celle de la photo ci-dessous.
Nous allions très vite nous rendre compte que nous avions fait le bon choix et nous n’allions pas être déçus par ce que nous allions découvrir quelques semaines plus tard…
C’est pour demain…
24 Septembre – Les vacances
Ça y est, le premier semestre de l’année scolaire est terminé, les examens sont passés et les filles peuvent se défouler.
Bientôt d’autres nouvelles…
19 Septembre – Semaine en vrac
Lundi : Toilettage, mais aussi massages pour chiens !!
Comme dans d’autres pays, les thaïs urbains sont fous de peluches vivantes genre “Salapao” (ci-contre).
Une fois “adopté” dans une famille Hi-So, ce qui était à l’origine un petit chien qui ne demandait rien à personne fait alors l’objet de toutes les attentions et, en plus du toilettage qui peut sembler relativement banal, se doit aussi d’avoir son médechien, son diététichien, son masseur et même parfois son psychothérapeute.
Au détour d’un ruelle de notre quartier, j’ai découvert un salon de toilettage qui propose la “douche à l’ozone”, en plus de programmes de coloration (ben oui, il faut cacher les poils gris du chien qui vieillit !!) et du massage aromatique.
Mardi : Sortie de classe
La fin du premier semestre approche et après la visite du musée des science par Naomi il y a deux semaines, c’était maintenant au tour de la classe de Maeva de faire sa traditionnelle sortie sous la forme de la visite d’une immense usine de traitement des eaux usées au sud-ouest de Bangkok. Le filtrage, la décantation et l’osmose inverse n’ont à présent plus aucun secret pour elle et elle devrait être fin prête pour la partie “Science” de l’examen de fin de semestre la semaine prochaine.
Mercredi : pause café
Jeudi : Fallait pas aller au magasin de photo !!
Voulant faire nettoyer le capteur de mon appareil, je me suis rendu dans un magasin pas loin de chez nous qui m’avait été recommandé par mon ami Philippe. Non seulement ils nettoient le capteur gratuitement (dans mon cas ils l’ont fait de suite car il n’y avait pas trop de monde), mais en plus ils ont un superbe choix de matériel en exposition et ont l’air d’être plutôt compétents. Du coup j’ai bien envie d’y retourner pour m’offrir un nouvel objectif…
Vendredi : de 7 à 77 ans
Naomi, ma cadette, est passionnée des aventures du célèbre petit reporter et possède tous ses albums en thaï sauf un, l’oreille cassée. Elle en possède aussi quelques-un en anglais, mais pas l’oreille cassée que je n’ai pas encore réussi à trouver. Du coup, elle est venue me demander si elle pouvait m’emprunter ma version en français.
Je vais maintenant essayer de lui trouver la version en alsacien (ne riez pas, il en existe au moins 2 dans cette langue régionale !!).
Samedi : préparatifs
Ils nous attendent !!
Nous y allons début octobre. Vous en aurez bientôt plus…
14 Septembre – Voyages à Surin
Dans la série des billets sur les provinces de Thaïlande que nous avons visitées, voici Surin (se prononce “sou-rine” en faisant rouler le “r” du bout de la langue et non pas “Su-Rè” comme je l’ai entendu un jour dans la bouche d’amis québecois de passage).
Il s’agit de l’une des quatre provinces à dominante khmère (N° 34 sur la carte ci-contre) qui s’étendent le long de la frontière avec le Cambodge.
Notre premier passage dans cette province remonte à 2006 et nous avions alors passé plusieurs jours à explorer cette province très riche en histoire, tout comme ses voisines khmères Buriram, de Sisaket et de Ubon Ratchathani dont je parlerai dans un prochain billet.
Plusieurs temples à l’architecture angkorienne se cachent encore dans la jungle, certains servaient de base de repli aux combattants khmers rouges il y a moins de deux décennies et de nombreuses statues et autres sculptures ont été dérobées pour être revendues sur les marchés d’art internationaux afin de financer une partie de la guérilla.
Des travaux de restauration sont en cours sur certains sites, parfois interrompus pour des histoires de revendications frontalières. Mais finalement ce n’est pas pour me déplaire, je trouve personnellement qu’un vieux temple noyé dans la végétation a beaucoup plus de charme qu’un site aménagé à la Disneyland avec des centaines de boutiques à souvenirs “authentiques” Made in China.
Mais la province de Surin est également très connue pour ses éléphants et notamment le festival qui a lieu chaque année en novembre. Au programme, reconstitution d’une célèbre bataille entre les siamois et les birmans (une parmi tant d’autres…), bataille au cours de laquelle le roi du Siam, Naresuan, voyant que son armée était inférieure en nombre, pris la décision de combattre le roi Birman (le birman = l’ennemi héréditaire) à dos d’éléphant.
Une superbe chorégraphie marque la fin de 3 jours de festivités au cours desquels 499 éléphants sont lâchés dans les rues de la ville. Un musée de l’éléphant permet ensuite de compléter ses connaissances pachydermiques et de tester sa mémoire d’éléphant en vérifiant si l’on se trompe ou non en répondant à une série de questions (oui, je sais, elle était facile).
Anecdote : ceux qui sont venus en Thaïlande ont très certainement croisé un éléphant dans une grande ville comme Bangkok ou Chiang Mai, généralement dans les endroits fréquentés par les touristes. Il faut savoir que la présence des pachydermes en ville est strictement interdite et punissable par la loi. Seulement voilà : le contrevenant qui se faisait interpeller avec son éléphant (même en collant un bout de pain sur chaque oreille, il avait du mal à le faire passer pour son sandwich !!) abandonnait l’objet du délit sur place et prenait la fuite. Les policiers étaient ensuite bien ennuyés avec une pièce à conviction qui peut atteindre plusieurs tonnes et en plus qui bouge !!
Allez, continuons notre visite de la province de Surin qui s’avère en fait très diversifiée malgré sa petite taille. Il y existe un groupe de villages qui sont spécialisés dans la production et le tissage de la soie et dont le savoir-faire leur a valu d’être sélectionnés pour être les fournisseurs de la famille royale.
Les ateliers de tissage peuvent se visiter et on peut y admirer le savoir-faire ancestral des artisans, souvent issus de mêmes familles. Ce sont ces ateliers qui ont notamment fourni tous les ensembles en soie offerts à chaque invité des festivités qui avaient été organisées en 2006 à l’occasion du 60ème anniversaire de l’accès au trône de Sa Majesté le Roi Bhumibol.
Un peu plus loin, retour au source avec la visite d’une famille spécialisée dans l’élevage de vers à soie. Les filles ont pris des notes et ont demandé s’il s’agissait des mêmes que l’on achète grillés.
Allez, une petite dernière avec une séance de méditation au pied d’une gigantesque statue de Bouddha entièrement blanche.
Ce Bouddha blanc (oui, je sais, le jeu de mot est facile !!) est un excellent point de repère puisqu’il domine la plaine depuis le point culminant de la région…. à 75 mètres !!
9 Septembre – Grève des écoles…
et aussi de la SNCF, la RATP, Air France, etc. avec des milliards (selon les syndicats) ou des milliers (selon la police) de manifestants dans les rues. Pour nous qui vivons à l’étranger, tout ça semble bien lointain, je dirais même un peu surréaliste tant les revendications, aussi légitimes soient-elles, sont en total déphasage avec les réalités mondiales (non, pas gauloises, MONDIALES !!).
En Thaïlande, les manifestants avaient attendu les vacances scolaires pour ne pas perturber les élèves et les étudiants et, surtout, les examens de fin d’année scolaire. En France et au Royaume-Uni, les grévistes ne travaillent pas font pas grève pendant les deux mois de vacance d’été, ils sont à la plage ou au camping comme tout le monde.
Ben oui, l’activité de gréviste en France est maintenant devenue une profession à part entière à laquelle il faut initier les enfants dès l’école primaire !! Ça donne un truc du genre visite médicale le lundi, grève le mardi, congé le mercredi. Et tous les motifs sont bons, un peu à l’image de Pépé dans Astérix en Hispanie : “Si vous ne cédez pas à mon caprice, je retiens ma respiration jusqu’à ce qu’il m’arrive quelque chose” avec des revendications justifiées par des arguments en béton comme : “Rendez-vous compte : si on laisse faire Sarkozy, bientôt il faudra travailler pour gagner de l’argent !!”
En attendant, le monde bouge, la société humaine évolue, un tiers de la population des pays industrialisés est en surcharge pondérale alors qu’un milliard de personnes dans le monde n’ont pas un accès permanent à de l’eau potable et Goxwiller a perdu 3-1 contre Schlappsheim (vous avez dit s’arrêter à l’essentiel ???).
Si le concept de mouvement social commence à être connu de certains milieux dits bien informés de la société thaïlandaise, je ne peux m’empêcher de repenser à l’une des questions que m’avait posées Pong à son arrivée en France, il y a plus de 11 ans, lorsqu’elle a découvert avec stupeur que les magasins étaient fermés le dimanche : “Les gens ne veulent pas gagner d’argent ?”.
Mais entre le travail acharné des chinois avec leurs 35 heures de congé par an et l’encouragement à ne rien faire par des aides sociales dont les montants dépassent toute logique, il doit bien exister un juste milieu ?
Et peut-être serait-il temps de revenir à certains fondamentaux ? Par exemple les 4 dynamiques qui régissent toute forme de vie : s’alimenter, se reproduire, se reposer, communiquer. Vaste débat !
Vous aurez noté en passant que les photos sont peu en rapport avec le sujet, et pourtant…
Nous allons prochainement rendre une nouvelle visite à l’école de Ban Huoi Haeng, à l’extrême nord-ouest de la Thaïlande, une école fréquentée en grande partie par des réfugiés, par des enfants dont 80% ne portent même pas de nom de famille et n’ont pas de nationalité. Et pourtant ils sont heureux, insouciants, rieurs, ils adorent venir à l’école et la majorité d’entre eux y reste même pour dormir pendant 5 mois d’affilée !!
Nous irons ensuite de l’autre côté de la frontière, en pays Shan, pour soutenir un “hôpital de brousse” et aussi une école qui accueille elle près de 800 enfants, en majorité des garçons, qui ont fuit leurs villages pour échapper à l’enrôlement de force dans l’armée birmane et pour qui l’école représente un véritable espoir de vie meilleure, de progression, tout simplement par l’accès à la connaissance et l’ouverture au monde.
Si leurs revendications semblent à priori très éloignées de celles de nos chers grévistes gaulois, ne sont-elles pas, après tout, fondamentalement identiques et pourraient se résumer tout simplement par “l’aspiration à une vie meilleure” ?
Je terminerai ce billet par une citation du Dalaï Lama : Les hommes perdent la santé pour accumuler de l’argent et ensuite perdent de l’argent pour retrouver la santé, sans jamais vivre l’instant présent.
6 Septembre – Vivre à Yeure
Yeure : Endroit mythique où l’on envoie les personnes malcomprenantes ou ponctuellement agaçantes dans l’espoir qu’elles sauront s’y rendre. Exemple : "Va voir à Yeure si j’y suis."
En fait, il s’agit ici plutôt “vivre ailleurs”, qui est le thème d’un blog original, créé par une famille française expatriée à Dubaï, qui réunit à un rythme hebdomadaire les témoignages d’autres familles “franco-quelquechose” (souvent franco-françaises, parfois franco-bretonnes) expatriées un peu partout sur la planète. Marie, rédactrice de ce blog, m’avait contacté il y a quelques semaines et nous fait aujourd’hui l’honneur de publier notre histoire : Serge à Bangkok.
Et comme vous y trouverez suffisamment à lire, je vais vous épargner ma verve prolixe et me contenter de publier une photo en rapport avec le thème de l’expatriation, de l’immigration, de l’émigration ou tout simplement du déménagement.
C’était en juin 2004, chargement du conteneur de 30m3 vers la Thaïlande. Je précise que j’ai toujours la luge, même si elle n’a jamais servi !!
Dans les prochains jours, je commencerai une série de billet sur nos différents projets menés avec les écoles de montagnards en prévision d’un nouveau voyage prévu début octobre.
Au programme : examen médical des enfants, assistance médical à l’hôpital de brousse de Loi Tai Laeng, inspection de la nouvelle installation d’approvisionnement en eau de Ban Huoi Haeng (village Lahu), visite à l’école de réfugiés Shans de Kong Mung Mong, etc.
2 semaines bien chargées (ben oui, on occupe ses vacances comme on peut !!) et qui seront assurément très riches en émotions. Si vous voulez participer à nos actions, n’hésitez pas à cliquer sur le bouton “Faire un don” ci-contre à droite.








