3 Septembre – Cuisine Thaïxicaine
Ayant la chance d’avoir une épouse qui adore cuisiner, j’ai régulièrement droit non seulement aux innombrables compositions gustatives que permet la cuisine thaïlandaise, mais aussi à toutes sortes de créations improvisées, souvent le fruit d’une savante combinaison de plats occidentaux ou même d’ailleurs agrémentés de saveurs Thaïlandaises.
Aujourd’hui, nous avons eu droit à des Tacos au Nam Plik Oup.
Si les tacos se trouvent à peu près dans n’importe quel supermarché, le principal ingrédient du Nam Plik Oup se trouve plus facilement sur les marchés montagnards du nord de la Thaïlande qu’au Carouf du coin…
En effet, l’ingrédient le plus important de ce plat a pour nom “tua naw” (à la française, se prononce “tou naou”). Il s’agit de galettes brunes d’une dizaine de centimètres de diamètre réalisée à base de haricots de soja fermentés. Elles sont très riches en protéines et se conservent pendant très longtemps. Les montagnards ont l’habitude d’en emporter avec eux lorsqu’ils partent pour plusieurs jours dans la jungle.
En France, les supermarchés asiatiques genre Paris Store ou Tang Frères devraient en avoir. Pour ceux qui sont dans la région de Strasbourg, Thai Long, rue La Fayette derrière le Lycée Couffignal, en avait de temps en temps.
Ingrédients :
- 5 galettes de tua naw
- Une tomate
- Un oignon
- Du porc émincé (ou du blanc de poulet)
- Du piment (suivant goût et sensibilité !)
- Coriandre et ciboulette
Faire griller les 5 galettes (rôtissoire ou barbecue).
Pendant ce temps, faire sauter l’oignon, la tomate et le(s) piment(s) dans un peu d’huile à la poële, puis broyer au creuset avec les galettes grillées.
Remettre le tout dans la poële avec l’émincé de porc ou le poulet et faire sauter pendant quelques instants, jusqu’à ce que la viande soit bien saisie.
Verser dans un bol et saupoudrer de coriandre et de ciboulette hachés, puis en farcie les Tacos, éventuellement en ajoutant quelques tomates cerises et en garnissant de rondelles de concombre.







Arf Thaïlong derrière le Lycée Couffignal, que de souvenirs!
Tout au début ils étaient route de Colmar, à peu près en face de Kautzmann, à côté d’un Crédit Mut’
Le b… pour se garer là bas. On faisait comme les thaïs : en double ou en triple file sans le frein à main – lol !!
En fait je plaisantais, je n’ai jamais connu le Thaïlong. La Thaïlande et a fortiori la cuisine thaïe n’évoquaient rien pour moi à cette époque.
En revanche j’ai habité à Neudorf et j’ai fait ma seconde au Lycée Couffignal. D’où ma surprise de lire ces noms de lieux familiers sur un blog consacré à la Thaïlande…
La Thaïlande oui, mais au travers des yeux d’un thaïlsacien
Entre nous je serais curieux de savoir en quoi le regard d’un alsacien sur la Thaïlande diffère de celui d’un corse ou d’un belge. Le sujet d’un article peut-être?
C’est vrai que ça pourrait être un intéressant sujet d’étude ethno-sociologique, avec une approche à la fois culturelle et gastronomique basée par exemple sur une comparaison entre les couples Bretzel/Winstub et Kwae Tiao/Karaoké ou encore un parallèle entre le comportement des farangs sur Kao San Road et celui des touristes allemands devant la cathédrale avec les vendeurs de souvenirs africains.
C’est malin ça, voilà que ça commence à m’inspirer… mais pas le temps, j’ai du boulot !!
Ils vendent toujours leurs petits singes bonobos en plastique dont l’érection est commandée par une pression sur l’abdomen? C’était leur article phare il y a de cela une vingtaine d’année.
Ça ne me dis rien. Nous y allions environ tous les 15 jours pendant que nous habitions en France, jusqu’en 2004, mais surtout pour de l’alimentaire. Le samedi matin, une mamie Hmong venait vendre des Salapao et des Kalipap faits maison. Nous n’avons jamais prêté attention au reste des “gadgets” ni même aux vidéos.