Le blog de Thailsacien

La vie quotidienne d'une famille thailsacienne

28 Janvier – Réflexions du matin…


… et puis du soir, et de l’après-midi aussi, en résumé réflexions récurrentes, omniprésentes, obnubilantes, parfois obsessionnelles.

La dernière semaine de janvier vient de s’achever : nous allons maintenant entamer le dernier mois de l’année scolaire, lequel sera suivi d’une petite semaine d’examens début mars avant les 2 mois de “grandes vacances”. Maeva aura ainsi achevé l’équivalent du CM2 français et Naomi le CE2.

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Mais comme le système scolaire thaïlandais compte 6 années de primaire (au lieu de 5 en France) et aussi 6 années de secondaire (au lieu de 7 en France), il reste donc 1 année de primaire pour Maeva avant ???? et c’est là l’objet de mes/nos réflexions.

Si l’école qu’elles fréquentent actuellement semble d’un excellent niveau (elle figure parmi les 10 premiers établissements du pays aux derniers tests nationaux, à côté des écoles les plus prestigieuses comme Assumption College ou St Joseph Convent), nous ne savons pas aujourd’hui s’il sera possible d’y poursuivre le cycle secondaire. Il semble en effet que ce dernier soit plus ou moins laissé à l’abandon et que la direction favorise le développement du cycle primaire qui représente aujourd’hui déjà 80% des effectifs.

Soucieux d’offrir à notre progéniture la meilleure éducation possible (ce qui ne veut pas forcément dire la plus chère, voir plus bas*), nous sommes actuellement à la recherche d’une solution de substitution, ce que d’autres appelleraient un “Plan B”, dans l’hypothèse où l’année scolaire qui débutera en Mai prochain soit la dernière que puisse accomplir Maeva à l’école Daroonpat.

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L’école est une chose, l’environnement de vie en est une autre et celui-ci me semble tout aussi important dans le développement d’un enfant/adolescent (ou là !! c’est vrai que le temps passe et qu’il va bientôt falloir faire face aux crises d’acné !!) que le milieu scolaire proprement dit.

Bangkok est une ville gigantesque qui présente de très nombreuses possibilités d’activités et où l’éventail de choix des établissements scolaires est le plus large. Mais du fait de sa taille, Bangkok souffre aussi d’un mal chronique appelé “embouteillages”, un facteur qu’il faut impérativement intégrer dans tout projet de sortie et aussi, plus important, dans toute recherche d’établissement scolaire si on veut éviter d’imposer plusieurs heures de transport quotidien à des élèves/lycéens dont l’énergie devrait être consacrée essentiellement à l’épanouissement de leurs esprits et de leur personnalité dans un environnement propice plutôt qu’au développement de leurs mollets en courant après un bus !!

Nos réflexions nous ont donc conduit jusqu’à Chiang Mai, la grande ville du nord que nous apprécions tant et qui semble présenter tous les avantages de Bangkok en matière d’infrastructures et de ressources, mais en offrant une meilleure qualité de vie du fait de sa dimension plus humaine et de la proximité de la nature. Il s’agit à présent de trouver un établissement scolaire de qualité, idéalement bilingue (thaï/anglais), sans classes surchargées (il n’est pas rare de trouver 40 ou 50 élèves par classes dans certains établissements), si possible fréquenté par d’autres Luk Krung (enfants métis), avec des enseignants professionnels dévoués à leur mission et une direction qui vise l’excellence pédagogique au moins tout autant que les performances financières de son entreprise (ben oui, n’oublions pas que l’éducation est avant tout un commerce !).

Plusieurs écoles ont retenu notre attention et l’étape suivante consistera à présent d’aller vérifier sur place si la bonne impression dégagée par un site Internet et émanant d’une certaine réputation se confirme dans la réalité. Cette étape suivante est prévue en avril prochain, puisque nous avons décidé de passer un mois à Chiang Mai pour ‘”ressentir” la ville et aussi visiter les 4 établissements retenus.

J’arrête là l’exposé de mes réflexions et, pour vous détendre un peu, vous propose de réaliser l’exercice de géométrie élémentaire qui faisait partie des devoirs de Naomi (CE2) hier soir.

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* Il existe en Asie et notamment en Thaïlande une tradition très discutable selon laquelle de nombreux établissements au nom prestigieux acceptent des pots de vin pour accueillir les élèves qui n’ont pas passé les tests d’entrée. La “face” étant l’un des aspects les plus importants de la vie d’un asiatique, certains n’hésitent pas à dépenser des sommes astronomiques, parfois en s’endettant, pour payer le droit de passage de leur descendance vers l’un de ces établissements tant convoités. Le résultat est que ces écoles n’ont de prestigieux que le nom, leurs classes sont surchargées (40-50 élèves en primaire !!) et tout redoublement ou échec y est impossible puisque les parents paient pour que leurs enfants réussissent. On peut légitimement se poser de sérieuses questions quant à la validité des diplômes qui y sont délivrés et il m’arrive de demander à certains autres parents, adeptes presque malgré eux de ce système, ce qu’ils penseraient d’un chirurgien sur le point d’opérer leur enfant s’ils savaient qu’il a acheté son diplôme. Les seules réponses obtenues jusqu’à présent ont été un sourire embarrassé. Il est vrai que ma vision occidentale est diamétralement opposée aux habitudes locales : j’estime en effet que ce qui peut être acheté n’a aucune valeur puisqu’accessible à tout le monde.

28 janvier 2011 - Publié par | L'école des filles, Vie quotidienne

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