17 Juillet – Weekend bouddhiste
La pleine lune de juillet marque deux évènements particulièrement importants du calendrier bouddhiste : Asalaha Bucha et Kao Pansa.
Le calendrier bouddhiste étant régi par le cycle lunaire, le premier est en relation direct avec la pleine lune et le deuxième est plus en rapport avec les conditions météorologiques spécifiques à la zone tropicale où se trouve l’Inde (pays d’origine du Bouddhisme) et l’Asie du Sud Est, à savoir le “vrai” début de la saison des pluies, même si depuis quelques années nous avons droit à quelques… disons fantaisies du calendrier !!
Asalaha Bucha (se prononce Asala-Ha-Poutchââ) coïncide avec le jour de la pleine lune de juillet et marque l’anniversaire du premier sermon effectué par le Bouddha après son illumination. Cette année 2011 (2554 de l’ère bouddhiste) est particulièrement importante puisqu’elle correspond au 2600ème anniversaire de l’illumination et, par voie de conséquence, au 2600ème anniversaire du premier sermon du Bouddha.
En résumé, après avoir reçu son illumination, c’est-à-dire après avoir achevé sa quête de la vérité (sur la vie, l’univers et tout le reste…) et réussi ainsi à rompre le cycle de ses réincarnations en devenant un éclairé (non, pas un “illuminé” !!), le Bouddha a passé un peu plus de 7 semaines (2 cycles lunaires) à méditer sous son arbre, après quoi il a réuni ses 5 premiers disciples pour leur délivrer son premier sermon sous la forme des quatre nobles vérités. Une interprétation plutôt légère, j’en conviens, mais n’étant pas un spécialiste du Bouddhisme, seulement un curieux touche à tout qui essaie de comprendre ce qui se passe autour de lui, je préfère laisser aux experts en théologie le soin d’expliquer les détails dans un style un peu plus soporifique formel.
Au cours de cette journée, les populations sont invitées à observer les cinq préceptes du Bouddhisme et à faire des offrandes aux moines, un peu comme pendant le reste de l’année, mais les offrandes effectuées ce jour là ont une valeur toute particulière. Il est également d’usage de se rendre au temple pour y apporter des dons et prendre part à la procession aux bougies.
À la tombée de la nuit, les moines récitent des soutras à l’attention des fidèles rassemblés à l’intérieur de la chapelle et, bien souvent, aussi à l’extérieur. Chacun tient en main une bougie allumée et trois bâtonnets d’encens et fait essaie (je dis bien essaie !!) de ne pas f… le feu aux cheveux ou à la chemise de son voisin… La procession commence une fois les prières terminées. Les moines sortent alors de la chapelle et font trois fois le tour de celle-ci, suivis par les fidèles.
Pourquoi trois fois ?
Pour être honnête, je n’ai pas réussi à obtenir une explication réellement concrète, mais le chiffre trois se retrouve dans plusieurs rituels et aussi dans les fondamentaux du Bouddhisme :
Lorsque l’on rend hommage au Bouddha ou après un rituel accompli en présence d’un moine, on se frappe (pas trop fort !!) le front contre le sol à trois reprises à la fin de l’entretien et/ou de la prière. Il est aussi d’usage d’allumer trois bâtonnets d’encens pour les évènements heureux (un seul bâtonnet pour un hommage aux morts). Il existe trois caractéristiques de l’existence (impersonnalité, impermanence, insatisfaction). Il y a trois poisons pour l’esprit (le foot, la télé et… euh pardon ! l’ignorance, l’avidité et la colère), etc.
Bon j’arrête là, j’en vois qui commencent à dormir. Je vous propose donc de revenir demain pour la suite, à savoir la deuxième fête que nous avons célébré ce weekend, Kao Pansa.






