Le blog de Thailsacien

La vie quotidienne d'une famille thailsacienne

21 Septembre – Lycée français de Bangkok, 3ème partie

Je devrais en fait modifier le titre de cette série de billets qui ont évolué vers le thème plus général de l’éducation des enfants métis, un sujet qui semble toujours intéresser autant au vu des questions qui me sont adressées. Je souhaite cependant préciser une nouvelle fois que je n’ai nullement la prétention de connaître la solution idéale ; il s’agit ici de notre propre démarche, de notre vécu personnel dans un environnement familial spécifique qui ne peut pas nécessairement être reconstitué à l’identique et qu’il ne faudrait surtout pas généraliser.

Il existe néanmoins une règle que l’on peut sans crainte qualifier d’universelle, applicable à tous les enfants métis, et qui résulte directement de ladite qualité de métis, c’est celle que j’avais indiquée dans mon dernier billet :

N’oubliez jamais le fait qu’il/elles sont métis(ses) et, dans la mesure du possible, intégrez ce facteur dans leur éducation !!

Autre règle, qui répond à certaines questions posées et qui concerne elle aussi les enfants métis et plus précisément les enfants qui ont eu la chance fabuleuse de naître dans une famille polyglotte :

Ne jamais déroger à la règle “1 parent = 1 langue”

En effet, un enfant voudra instinctivement communiquer et dialoguer avec ses deux parents et si chacun de ses parents prend l’habitude de lui parler dans sa propre langue maternelle, c’est-à-dire celle qu’il/elle maîtrise le mieux et qu’il/elle parle sans trop d’accent (ou chuste hun bedi beu l’accent Halsacien !), l’enfant sera parfaitement bilingue. La même règle pourrait s’appliquer aux familles où l’un des parents possède une bonne maîtrise d’une deuxième langue (pas nécessairement sa langue maternelle) et qui font le choix du bilinguisme. Mais là aussi il est essentiel de TOUJOURS s’en tenir à la règle 1 parent = 1 langue et ne jamais opter, même ponctuellement, pour la solution de facilité consistant à donner des explications dans l’autre langue.

DSC01206Étant originaire d’une région où la langue régionale est encore très présente (on s’en serait douté !!), j’ai moi-même eu la chance d’évoluer dans un environnement bilingue et de rencontrer différents cas de figure. Un point très important qui mérite d’être souligné : il ne faut surtout pas faire l’erreur de croire que ce bilinguisme risque d’entraîner un retard scolaire, notre propre expérience tend plutôt à démontrer le contraire. De même, il ne faut pas non plus commettre l’erreur d’arrêter de pratiquer “l’autre” langue une fois que les enfants commencent à fréquenter l’école (un parent qui change soudainement de langue d’expression a plutôt de quoi dérouter !!).

En pratique, il aurait été très maladroit de ma part d’arrêter de parler le français à nos filles et d’essayer de leur baragouiner un Thaï hésitant par crainte que leur francophonie puisse les handicaper dans leur scolarité, d’autant plus que lorsqu’elles ont commencé à fréquenter l’école en Thaïlande, leurs maîtresses étaient très agréablement surprises de découvrir que même après avoir vécu respectivement 4 ans et 2-1/2 ans en France avec leur maman pour seule interlocutrice dans la langue Thaïlandaise, elles maîtrisaient mieux celle-ci que les autres enfants “locaux” monolingues. J’ai en fait constaté qu’en pratiquant couramment deux langues, l’enfant est beaucoup plus attentif à l’articulation et à la prononciation, parce qu’il/elle veut être sûr(e) de bien se faire comprendre par la personne à qui il/elle s’adresse.

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Bon, après cette “parenthèse” linguistique, revenons à nos propres choix et au parcours que nous avons suivi. J’en étais resté à nos premiers pas dans un environnement pédagogique biculturel et c’est au cours de mes réflexions en quête d’une autre solution de scolarisation que j’ai découvert le concept des écoles bilingues (aussi appelées “English Program”) que j’avais présenté rapidement dans mon premier billet. Il s’agit en fait d’écoles privées qui suivent le programme officiel de l’éducation nationale mais où toutes les matières générales (maths, science, géographie, etc.) sont enseignées en anglais par des natifs anglophones et les matières typiquement Thaïlandaises (la langue Thaïlandaise, éducation civique, etc.) par des professeurs Thaïlandais. Il y a donc 2 enseignants par classe et les enfants sont en immersion totale dans un environnement bilingue dès leur plus jeune âge, ce concept étant proposé dès la maternelle avec une moyenne de 70% des cours dispensés en anglais à l’école primaire.

Le cerveau des enfants étant une véritable éponge à connaissances, ils n’éprouvent aucune difficulté particulière à assimiler ce qui n’est après tout qu’un nouveau moyen de communication, mais avec un avantage incontestable par rapport à un apprentissage simplement académique : l’utilisation pratique directe de la nouvelle langue acquise. En clair, il ne s’agit pas d’une banale matière comme une autre, mais d’un véritable support de communication utilisé au quotidien pour interagir avec leur environnement et pour emmagasiner de nouvelles connaissances.

Bien sûr, on peut légitimement se poser la question de la raison du choix de l’école bilingue anglo-thaïe plutôt que franco-thaïe dans notre cas. La réponse est simple : ça n’existe pas !!
Et en toute honnêteté, c’est une question qui ne m’a même pas effleuré l’esprit. Je rappelle en effet que nous sommes des migrants et je considère que la connaissance de la langue anglaise – première langue parlée dans le monde – est nettement plus utile dans l’environnement dans lequel nous avons choisi d’éduquer notre progéniture.

Ceci ne nous empêche bien évidemment pas de continuer à parler en français à la maison, et même si elles se sentent pour l’instant plus à l’aise dans la langue de Walt Disney que dans celle de Franquin, leur francophonie est acquise et entretenue et elle pourra toujours être améliorée dans l’avenir en cas de besoin.

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Nous nous sommes donc mis à la recherche d’une école bilingue, mais toujours en gardant à l’esprit la règle énoncée ci-dessus concernant le métissage, ce qui voulait dire que notre école “idéale” devait être non seulement bilingue, mais aussi biculturelle ou, mieux encore, multiculturelle.

Il existe, en effet, pléthore d’établissements qui profitent de l’engouement de la classe moyenne Thaïlandaise pour la formule “English Program” et qui excellent dans l’art de publier des brochures publicitaires vantant les mérites de “leur” méthode, mais en poursuivant toutes un seul et même but : le profit financier !!

Il faut donc rester extrêmement vigilant, et même si la recherche du profit financier ne s’effectue pas nécessairement au détriment de la pédagogie, ce n’est pas parce que le bâtiment est tout beau et tout neuf avec des frais de scolarité en rapport que l’éducation sera forcément meilleure que dans une école plus modeste dont l’ancienneté peut aussi être synonyme d’expérience. L’établissement que nous recherchions devait accueillir une proportion non négligeables d’autres enfants métis (et pas seulement des sino-thaïs pourris-gâtés que leurs familles ont placé là pour garder la face !!) et présenter un taux de renouvèlement des enseignants étrangers le plus faible possible, c’est-à-dire employer une majorité de vrais professeurs, pas seulement des routards de passage qui veulent juste avoir un visa d’un an et qui servent de caution à l’école pour leur argumentaire commercial : “Vous voyez, nous avons beaucoup de professeurs Farangs !!”.

Entre les châteaux façon “Harry Potter” qui sentent encore la peinture fraîche et les écoles anciennement 100% Thaïe qui viennent soudainement de se découvrir une vocation bilingue ($ $ $) mais où personne (ou presque) ne parle l’anglais, il n’existe en fait qu’une petite poignée d’établissements sur Bangkok qui remplissaient réellement les critères que nous nous étions fixés.

Nos filles fréquentent maintenant pour la quatrième année consécutive l’école Daroonpat, un établissement aux dimensions humaines qui compte environ 250 élèves dont 20% de métis, pour un coût de l’ordre de 3000 Euros par an et par enfant, cantine scolaire et sorties incluses. Et même si nous allons changer l’année prochaine pour le passage en secondaire de Maeva, notre aînée, nous ne regrettons absolument pas ce choix et irions même jusqu’à le conseiller aux autres parents qui souhaitent comme nous voir leur descendance évoluer dans un environnement pluriculturel, avec de vrais professeurs anglophones (certains sont là depuis plus de 5 ans) qui donnent de vraies notes (pas des résultats gonflés pour faire bien !!) et qui n’hésitent pas à demander le redoublement d’un élève dont le niveau est jugé insuffisant (même si les parents dudit élève le changent ensuite pour un établissement qui donne des notes proportionnelles à leur générosité lors de l’inscription).

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Bon, je constate que je me suis une nouvelle fois laissé emporté par mon inspiration – il est vrai qu’il y a de quoi. Je vous avais bien dit que j’allais essayer de résumer…

Il faudra donc patienter jusqu’à mon prochain billet consacré à ce sujet pour découvrir que certains enfants issus d’un milieu très aisé ne sont toujours pas capables de lacer seuls leurs chaussures à l’âge de 12 ans alors que les petits montagnards de 5 ans à peine font leur propre vaisselle et même parfois leur lessive, ou encore pour intégrer dans l’éducation un autre aspect auquel je n’avais pas vraiment pensé jusqu’à présent, mais qui peut pourtant lui aussi devenir une composante déterminante de l’avenir de notre progéniture : les réseaux !! (non, pas Facebook).

 

21 septembre 2011 Publié par | Education, enfants, L'école des filles | Laisser un commentaire

18 Septembre – Bientôt le 24 !!

Un titre plutôt insolite, je vous l’accorde, voire même déroutant pour ceux qui attendent la suite de mes billets sur l’éducation en Thaïlande (Rappel : Partie 1Partie 2). Qu’ils se rassurent, le troisième sera bientôt publié.

Pour l’instant, parlons du 24 !!

Affiche24Il s’agit bien évidemment du 24 septembre, date à laquelle se tiendra un évènement majeur dont tout le Kochersberg parle depuis des semaines et dont l’information commence maintenant à se répandre dans le Pays de Hanau, en Outre-Forêt et même dans les régions de l’extrême Sud de l’Alsace (vous savez, après Sélestat !!).

C’est en effet à cette date que mon ami le Docteur Pilou tiendra une nouvelle conférence – projection sur le thème de la Birmanie, les deux facettes du miroir.

Il vous présentera dans un premier temps une série de photos des endroits ouverts au tourisme et mis en scène par la junte pour soigner son image auprès du monde extérieur. Il vous fera ensuite passer “de l’autre côté du miroir” et vous fera partager quelques-unes de ses missions auprès de la résistance armée Shan (pour en savoir plus : http://www.freeshan.org).

Adresse du jour : Centre culturel, Rue de la Zorn, 67270 Schwindratzheim
Carte pour y accéder : http://g.co/maps/p28v

En attendant, et pour vous mettre dans l’ambiance, voici une série de 3 vidéos que j’ai découvertes récemment sur le Web et qui donnent une petite idée de ce que peut être l’Absurdistan. Prenez le temps de les regarder, c’est édifiant et autrement plus intéressant que Loana dans le pré !!

 

 

18 septembre 2011 Publié par | Les Shans, Loi Tai Laeng | 2 Commentaires

15 Septembre – Voyage à Kalasin

provinces1Après Roi-Et la semaine dernière, poursuivons notre tour de l’Issan avec sa voisine Kalasin (N° 26 sur la carte ci-contre).

Je viens d’ailleurs de me rendre compte que ce sera la dernière province de l’Issan sur laquelle j’écrirai un billet (enfin pour l’instant…), puisque je n’évoque que les provinces dans lesquelles nous avons passé au moins une nuit et/ou visité l’un ou l’autre endroit et non pas celles où nous nous sommes simplement arrêtés pour déjeuner (j’applique en fait les mêmes critères que le “200 Countries Club”).

Mais il m’en reste encore beaucoup en réserve dans les 3 autres grandes régions de la Thaïlande (Nord, Sud et Centre) et nous avons bien l’intention de repartir un de ces jours (enfin un de ces mois…) à la découverte des zones blanches sur la carte.

Nous nous étions en fait arrêtés dans la province de Kalasin tout à fait par hasard, après avoir découvert d’étranges signaux le long des routes, certains déjà dans la province précédents de Roi-Et. De beaux panneaux flambants neufs annonçant ce que nous pensions tout d’abord être un quelconque parc d’attraction mais qui s’est finalement avéré être un site des plus intéressants, même s’il était encore en chantier au moment où nous y étions passés.

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À quelques kilomètre du lieu en question, un nouvel avertissement hautement insolite éveille encore plus notre curiosité :

Soyez prudent, des dinosaures risquent de traverser la route !!

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Effectivement, quelques centaines de mètres plus loin nous en apercevons tout un troupeau !!

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En suivant les panneaux, nous finissons par arriver à ce qui s’avère finalement être un ancien site de fouilles archéologiques que les autorités ont eu l’excellente idée de transformer en un parc à la fois ludique et pédagogique après le départ des archéologues, paléontologues, dinosaurologues et autres scientifiques…

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Le grand bâtiment principal n’était accessible que partiellement pour cause de travaux non terminés, mais les filles ont tout de même pu examiner de près quelques spécimens grandeur nature le long du parcours extérieur aménagé, notamment une espèce typiquement locale dont le nom ne laisse aucun doute quant à l’origine.

Tiens, je suis curieux de savoir s’il existe un “Francotyrannus Alsaciensis” ??

Il faudra que nous allions visiter l’un ou l’autre site archéologique alsacien lors de notre prochain passage en France…

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Et comme très souvent en Thaïlande où l’apparence (la face) est toujours plus importante que le contenu (le fond), toute la “décoration” était déjà prête : panneaux, kiosques à souvenirs, brochures publicitaires et même des lampadaires thématique le long de la route qui mène au site, et ce même si ledit site ressemblait encore à un immense chantier !!

 

 

15 septembre 2011 Publié par | Voyages | Laisser un commentaire

11 Septembre – Lycée français de Bangkok, la suite…

Des statistiques de consultation du blog qui explosent, plusieurs messages/avis de lecteurs ainsi que des questions plus spécifiques : il semble que l’éducation des enfants en général et la scolarisation des métis en particulier soit un sujet qui intéresse. Et c’est tant mieux !!

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Je vais donc essayer de résumer (on ne ris pas !!) notre propre expérience en décrivant le cheminement que nous avons suivi depuis la première – et la seule – rentrée des classes en France jusqu’à la situation actuelle et notre prochain re-changement d’école, en soulignant certains aspects spécifiques aux enfants métis auxquels je n’avais pas pensé initialement et qu’il serait maladroit de négliger.

Je n’ai bien évidemment aucune prétention d’expertise “ès pédagogie” et encore moins de détention de la vérité absolue, chaque cas est spécifique et je jouis en outre de l’immense privilège de n’être soumis à aucune contrainte géographique professionnelle, ce qui nous laisse une liberté de choix totale pour l’école et nous permet d’adopter une démarche inverse : à savoir choisir l’école et ensuite rechercher un logement à proximité.

Il est vrai qu’en France la question ne se pose en général pas vraiment, on scolarise les enfants tout simplement à l’école du village ou du quartier avec éventuellement une option école privée pour ceux qui en ont les moyens et qui l’estiment nécessaire. C’est un peu le raisonnement que nous avions nous aussi suivi initialement après nous être assuré de la présence d’une école de bonne qualité à proximité de notre future maison.

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Il s’agissait d’une école privée comme il en existe des milliers à travers le pays, avec une moyenne de 20 à 25 élèves par classe en maternelle tout comme en primaire et aussi – très important à mes yeux – un “vrai” enseignement de l’anglais dès le plus jeune âge. La maternelle, non obligatoire en Thaïlande, ayant surtout un rôle de sociabilisation et d’apprentissage de la vie en communauté, l’établissement scolaire choisi remplissait parfaitement sa mission à ce niveau là, et même plus encore puisque tous les élèves savaient lire et écrire aussi bien le Thaï que l’alphabet latin à la fin de leurs 3 années de maternelle !!

Et cerise sur le gâteau : cette école possède sa propre piscine et tous les enfants suivent des cours de natation avec un professeur diplômé dès l’âge de 4 ans. À titre indicatif, le coût de la scolarisation était de l’ordre de 700 à 800 Euros par an et par enfant, en incluant les fournitures, les uniformes, la cantine et le ramassage à domicile par un minibus de l’école.

Par comparaison, l’école publique du village comptait une moyenne de 35-40 élèves par classe en primaire et “tout le monde en vrac” en maternelle, une maternelle qui s’avérait en fait plus être une garderie améliorée dont le rôle essentiel était d’assurer la surveillance des enfants pendant la journée de travail des parents. Un environnement pas vraiment favorable à une construction structurée de la personnalité et – très important – au développement d’un esprit studieux.

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Tous semblait donc aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais nous avions tout de même oublié un petit détail : nos filles sont métisses !!!

Le métissage est une caractéristique très appréciée par les Thaïs en perpétuelle quête d’occidentalisation de leur aspect, mais qui peut parfois présenter certains inconvénients, notamment lorsque lesdites métisses sont considérées comme privilégiées et traitées comme telles. Nos filles étaient en fait les seules métisses présentes dans cette école fréquentée essentiellement par des enfants de commerçants et de cadres de l’administration et certaines anecdotes – plutôt amusantes au début – ont commencé à éveiller mon attention.

Exemple : un jour, notre cadette rentre à la maison et nous annonce que sa meilleure copine ne veut plus qu’elle vienne jouer chez elle. Bon, ce sont des petites histoires de maternelle mais nous essayons tout de même d’en savoir plus. Il s’est en fait avéré que Naomi avait raconté notre récent weekend à Kuala Lumpur, en plus de toutes les autres sorties et voyages que nous faisons régulièrement, et qu’à de rares exceptions près, aucun des autres enfants de l’école n’avait jamais voyagé et la principale occupation du weekend se limitait à aller manger une glace au supermarché du coin. 

J’avais aussi constaté une baisse de l’assiduité et des résultats de notre aînée après son passage en primaire. Bien que toujours dans le peloton de tête, Maeva semblait moins enthousiaste à l’idée d’aller à l’école et n’avais pas l’air très suivie par sa maîtresse. Il s’est en fait avéré que cette dernière ne s’intéressait pas vraiment à elle tout simplement parce qu’elle la considérait comme une privilégiée qui n’avait pas besoin de bien travailler à l’école pour assurer son avenir. Un raisonnement qui peut sembler plutôt curieux de la part d’une enseignante, mais qui est très courant en Thaïlande où les classes moyennes et aisées se considèrent comme des “clients” de l’école qu’elles ont choisie peur leur progéniture et attendent que ladite progéniture reçoive (pas forcément obtienne !!) des notes en rapport avec les frais de scolarisation. En clair, si l’enfant ne reçoit pas de bonnes notes, c’est que l’enseignant n’est pas compétent. Un phénomène très courant à Bangkok et qui oblige à redoubler d’attention – j’en parlerai plus dans un prochain billet.

À cela venait s’ajouter un mode de vie totalement différent de celui des autres enfants du village auxquels nos filles ne parvenaient pas vraiment à s’identifier. Un peu le syndrome du vilain petit canard, mais à l’envers !!

J’ai donc commencé à réfléchir à une solution et, dans un premier temps, les ai inscrites aux cours de français prodigués tous les samedis matins à l’Alliance française de Bangkok.

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Outre le perfectionnement dans l’une de leurs langues maternelles, l’objectif était aussi – et surtout – d’élargir leur horizon au travers d’un contact avec des enfants métis comme elles dans un environnement pédagogique totalement différent de leur quotidien. Je venais en fait de franchir un premier pas vers la biculturalité de l’enseignement sans encore connaître le principe des écoles bilingues (et, dans un certain sens, biculturelles).

Mais ça, je vous en parlerai dans un prochain billet. Pour l’instant, je me contenterai de donner un conseil aux familles mixtes qui, comme nous, vivent en Thaïlande et peut-être aussi ailleurs en Asie et qui sont confrontées au problème du choix de l’école pour leurs enfants :

N’oubliez jamais le fait qu’il/elles sont métis(ses) et, dans la mesure du possible, intégrez ce facteur dans leur éducation !!

Cette caractéristique de métissage fait partie intégrante de leur personnalité et j’estime qu’il est nettement préférable, pour ceux qui en ont la possibilité, d’offrir à leurs enfants l’occasion d’épanouir et de valoriser leur métissage dans un environnement propice plutôt que de vouloir les cantonner dans l’une ou l’autre culture.

En grandissant en tant que métis, ils/elles assumeront pleinement leur biculturalité et se sentiront autant à l’aise d’un côté que de l’autre. Au contraire, en les cantonnant dans l’une ou l’autre de leurs origines, ils/elles risquent de se sentir étrangers de l’autre et même, dans certains cas, étrangers aussi dans la monoculture au sein de laquelle ils/elles grandissent (exemple : voir mon billet précédent, l’anecdote Farang).

Après toutes ces réflexions ‘”migrainigènes” et pour vous faire patienter jusqu’à la semaine prochaine et mon troisième billet à ce sujet, voici un petit problème qui faisait partie des devoirs de Maeva ce weekend :

David drove from Town P to Town Q at a speed of 105 km/h. Bala drove from Town Q to Town P at a speed of 80 km/h, but he started 1 hour earlier than David. After driving for 2 hours, David met Bala on the road. What is the distance between Town P and Town Q?

Pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec la langue de Rick et Alvin, voici la traduction en français. Mais l’énoncé du problème reste identique !!

David a circulé de la ville P à la ville Q à une vitesse de 105 km/h. Bala a circulé de la ville Q à la ville P à une vitesse de 80 km/h, mais en étant parti 1 heure plus tôt que David. Après avoir conduit pendant 2 heures, David a rencontré Bala sur la route. Quelle est la distance entre les deux villes P et Q?

11 septembre 2011 Publié par | L'école des filles | 2 Commentaires

7 Septembre – Voyage à Roi-Et

provinces1Dans le cadre de nos voyages en Thaïlande, je vous propose aujourd’hui une escapade dans la province dite “101” (Roi-Et en thaïlandais).

J’en profite aussi pour rappeler brièvement le contexte de ces billets périodiques sur le thème de nos voyages en Thaïlande, à savoir un court descriptif de chacune des provinces dans lesquelles je suis allé soit seul (il y a longtemps…), soit en famille depuis que nous vivons au Pays du Tom Yam et des Salapao Clignement d'œil, avec si possible l’une des premières photos prises dans ladite province (si elle est présentable !) ainsi que d’éventuelles anecdotes. Vous trouverez un récapitulatif de toutes les provinces déjà traitées en cliquant sur l’onglet “Voyages en Thaïlande” ci-dessus.

Revenons-en maintenant à la province de Roi-Et (se prononce “Roye – ète”), le N° 30 sur la carte ci-contre (cliquez pour agrandir). Notre premier passage dans cette province centrale de la région Issan remonte à fin 2005. C’était alors notre premier voyage dans cette grande région Nord-Est et Roi-Et était notre étape après la province de Korat. Si je mentionne cette dernière, c’est rapport avec l’anecdote de la carte (voir la fin du billet sur Korat) et aussi de l’Auvergne des années 50…

En fait, les souvenirs que j’ai de la province de Roi-Et se rapportent pour l’essentiel à des situations plutôt anecdotiques, dans la plus pure tradition “Amazing Thailand”. En voici trois exemples :

Farang !!

Nous nous étions “posés” dans un hôtel près du centre ville de Roi-Et (la ville) après plusieurs heures de route et Pong était allée se détendre dans un salon de coiffure. C’est d’ailleurs l’une de ses activités prioritaires lorsque nous arrivons dans un endroit nouveau : tester le salon de coiffure du coin, et ce même si le dernier passage chez le coiffeur date de… la veille !!

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Naomi était restée avec elle et j’avais profité de cette absence temporaire des deux membres de la famille les moins amatrices de marche à pieds pour partir en balade exploratrice avec Maeva. Nous flânions autour du grand plan d’eau au centre ville dont les aménagements m’avaient très agréablement surpris : de grands espaces verts, un terrain de jeu pour les enfants, des pédalos et, bien évidemment, les incontournables échoppes de nourriture, et je m’étais écarté pour prendre des photos pendant que Maeva faisait la connaissance d’un groupe d’enfants.

Soudain, elle revient vers moi en courant et en ayant l’air contrarié :
- Papa, Papa, ils ont dit que je suis une Farang* !!
- Ben réponds-leur que tu n’es pas une Farang, mais une métisse.
Ni une, ni deux, elle retourne vers eux et dans son meilleur Thai leur crie :
- Je ne suis pas une Farang, je suis métisse !!

Résultat : un grand éclat de rire de tous les côtés et une bonne histoire à raconter à la maman à la sortie du salon de coiffure.

Cette différence n’est toutefois pas sans conséquences, j’en parlerai dans mon prochain billet sur l’éducation (la suite du Lycée français…)

Vous parlez anglais ?

Deuxième anecdote assez amusante et qui souligne certaines différences linguistiques régionales rencontrées en Thaïlande au même titre qu’en France, un peu comme entre l’Alsace (au hasard !!) et Marseille (toujours au hasard !!).

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Nous nous étions arrêtés dans un petit resto de bord de route comme on en trouve en moyenne tous les 10 km partout en Thaïlande (sauf en montagne où c’est tous les 20 km !!).

La serveuse nous apporte les menus et se tient à côté de nous armée d’un carnet et d’un crayon pour noter notre commande. Nous faisons notre choix et Pong commence à lui énoncer la liste des plats, mais sans quitter la carte des yeux. À la fin, elle lève ses yeux vers la serveuse et termine sa commande par “2 bouteilles d’eau et 4 verres de glaçons”. Celle-ci, qui n’avait rien noté, s’éloigne et revient une bonne dizaine de minutes plus tard avec un seau de glaçons et les deux bouteilles d’eau. Elle reprend ensuite sa position attentiste à côté de la table, toujours armée du même carnet et du même crayon. Devant notre regard interrogateur et voyant que nous ne consultions plus la carte des menus, elle ose un timide “Vous avez choisi ?” auquel Pong répond avec étonnement qu’elle lui avait passé la commande juste avant.

En fait, comme Pong lui avait passé la commande en Thaï du centre et que la langue majoritaire dans la région Issan est plus proche du Laotien, la serveuse, peu habituée aux voyageurs, croyait que Pong était en train de me parler en anglais et n’avait tout simplement rien noté !!

Le temple sur la carte

Quiconque a voyagé en Thaïlande a très certainement été amené à se rendre compte que l’immense majorité des Thaïlandais est totalement incapable de lire une carte. Ils n’en voient d’ailleurs pas vraiment l’utilité, puisque lorsqu’ils se déplacent ils font généralement appel à un chauffeur et où qu’ils aillent il y aura toujours quelqu’un pour les renseigner. C’est l’une des différences fondamentales entre l’indépendance occidentale et l’interdépendance asiatique.

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Nous nous reposions en fin d’après-midi autour de la piscine à l’hôtel, les filles faisaient des concours de plongeons et Pong, comme à son habitude, avait lié connaissance avec une famille de Thaïs originaire de la région. Il s’agissait d’un couple de professeurs de lycée venus en vacance à Roi-Et, d’où ils sont originaires, et qui étaient venus profiter de la piscine de l’hôtel. Pong leur racontait les différents endroits que nous avions visités et évoquait aussi de la suite de notre programme. Ils nous ont alors parlé d’un temple très connu de la province de Roi-Et, un lieu qu’il ne fallait en aucun cas manquer. Devant l’imprécision de leurs explications, je vais chercher mon atlas routier Michelin et leur demande de me situer l’endroit.

Mais quelle idée avais-je eu !!

Je les vois prendre un air embarrassé, leurs doigts se promènent au hasard sur la carte qui est pourtant bilingue, ils tournent les pages sans vraiment avoir l’air de savoir ce qu’ils cherchent et, finalement, ils s’excusent et prennent congé après avoir dit que la carte n’était pas assez détaillée. En fait, sans le savoir, je leur avais fait perdre la face parce que malgré leur situation de professeur de lycée, ils étaient eux aussi incapables de lire et de comprendre une carte !!

Et du coup, nous n’avons jamais su à quel temple ils faisaient allusion.

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Je ne saurais terminer ce billet sur la province de Roi-Et sans évoquer l’inspecteur Prik, ou inspecteur des rizières, tout droit sorti de l’imagination fertile de Jeff de Pangkhan, le Farang des rizières lui aussi qui a élu domicile dans la province de Roi-Et il y a une dizaine d’années.

Il s’agit d’un polar dont le principal personnage se nomme Prik, un ancien inspecteur de police de père français et de mère thaïe qui, après avoir démissionné de la brigade des mœurs parisienne, revient s’installer dans son petit village de l’Issan dans le but de mener une vie paisible. Mais il y a un os dans le riz…. Lire le roman.

* Farang est le nom employé par les thaïs pour désigner tous les européens. Il n’y a rien de péjoratif, on ne se fait pas traiter de Farang, il s’agit simplement d’une description physique. N’en déplaise aux journaleux sensationnalistes en mal d’inspiration et autres amateurs du “politiquement correct”, il n’y a rien de discriminatoire à qualifier (pas à traiter !!) un noir de noir, un arabe d’arabe ou encore un européen de blanc.

7 septembre 2011 Publié par | Voyages | 3 Commentaires

4 Septembre – Le Lycée français de Bangkok

La question de la scolarisation des enfants, sans pour autant être obsessionnelle, n’en demeure pas moins un sujet que nous abordons régulièrement aussi bien avec certains parents des copains/copines de classe des filles qu’avec d’autres familles franco-françaises ou franco-thaïes que nous sommes amenés à rencontrer. En effet, quoi de plus naturel, j’aurais presque envie de dire quoi de plus instinctif, que d’essayer de trouver la meilleure voie pédagogique possible, celle qui permettra à notre progéniture de s’épanouir et de valoriser pleinement son potentiel intellectuel et créatif ?

Or, j’ai constaté un phénomène des plus curieux lorsque nous évoquons cet aspect avec d’autres français, et pas seulement des “vrais” expatriés*. Ça donne à peu près ça :

  • Ah bon ? Vos enfant ne vont pas au Lycée français ?
    (avec une expression faciale à mi-chemin entre la première
    tentative de dégustation du durian et un saut à l’élastique)

Depuis peu, lorsque nous évoquons notre futur déménagement à Chiang Mai, il y a aussi ça :

  • Mais comment vous allez faire pour le Lycée français ?
    (là, c’est plutôt le visage en mode “yeux ronds” avec une
    bouffée de points d’interrogation au-dessus de la tête)

Et j’ai définitivement abandonné toute tentative de décrire la tête que font ces mêmes personnes lorsque nous leur expliquons ensuite que c’est justement l’éducation de nos enfants qui a été l’une des principales raisons de notre déménagement, ou plutôt de notre migration en Thaïlande.

En fait, en tant que migrants (et non pas expatriés*), il ne nous serait jamais venu à l’idée de déménager en Thaïlande pour envoyer nos filles au Lycée français et il m’arrive même de retourner la question à certaines familles franco-thaïes : si vous habitiez en France, mettriez-vous vos enfants au Lycée thaïlandais de Paris ? (pour peu qu’il existe !!)

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C’est vrai que notre choix peut avoir de quoi surprendre, surtout au vu du niveau catastrophiquement faible de l’enseignement public thaïlandais. Les méthodes pédagogiques se résument ici à l’apprentissage par cœur qui consiste à faire répéter pendant des heures des successions de mots, de phrases ou de chiffres, suivant la matière enseignée, avec pour résultat des générations de perroquets totalement dépourvus de tout sens de l’analyse et de tout esprit critique. Pour caricaturer à l’extrême, j’irais jusqu’à dire que l’élève moyen en sortie de primaire saura que 4 x 8 = 32, mais sera incapable de dire combien font 8 x 4 parce qu’il ne l’aura pas appris par cœur. Et cette situation est d’autant plus paradoxale qu’avec plus de 98 % des élèves de 15 ans qui savent lire et écrire, la Thaïlande possède l’un des meilleurs taux d’alphabétisation d’Asie du Sud-Est. Mais il est vrai que ce n’est parce que l’on sait lire que l’on comprend ce qu’on lit !!  

Alors pourquoi cette démarche qui semble en totale contradiction avec notre recherche de l’éducation optimale ?

En fait, nous avions le choix : soit démarrer leur scolarité en France, dans quel cas il nous aurait encore fallu attendre une vingtaine d’années avant de pouvoir “prendre notre retraite sous les cocotiers” (cliché !), soit sauter le pas dès maintenant et nous engager dans le circuit scolaire thaïlandais. J’avoue que je ne connaissais pas vraiment la situation réelle au début, mais fréquentant depuis longtemps les cultures asiatiques j’ai toujours été séduit par leur sociabilité, leur discipline et le très faible taux de délinquance qui y règne. Un environnement plutôt accueillant qui me semblait être le résultat direct de l’éducation, et c’est cet environnement éducatif que nous souhaitons offrir à nos filles.

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Il s’agit ensuite de faire le bon choix, car l’offre ici est immense, d’autant plus qu’il n’existe pas de carte scolaire, même dans l’enseignement public, et les parents ont donc une totale liberté de choix de l’établissement dans lequel ils veulent envoyer leur progéniture, en ajoutant à cela que certains paient des dessous de table pour faire entrer leur descendance dans les écoles qui n’ont plus de prestigieux que le nom, il faut réellement rester très vigilant. Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur le système scolaire thaïlandais, je vous invite à lire mon blog sur les écoles en Thaïlande dans lequel j’essaie d’expliquer l’éventail des possibilités offertes et qui contient aussi un tableau d’équivalence des classes entre le système français et le système thaïlandais.

Pour revenir à notre propre situation, nous avons opté pour une scolarité dans une école dite bilingue (ou “English Program”) où les matières générales sont enseignées en anglais par des natifs anglophones et les matières spécifiquement thaïlandaises en thaïlandais par des enseignants thaïlandais. Il y a donc 2 professeurs par classe avec une moyenne de 25 élèves, une taille humaine particulièrement propice à un enseignement de qualité et où il existe une réelle interaction avec les élèves. Nous considérons en outre que la qualité de l’éducation n’est pas forcément proportionnelle au coût de l’école (nous ne payons pas pour que nos filles aient de bonnes notes !!) et aussi que l’école n’est que l’une des composantes qui interviennent dans ladite éducation, mais assurément pas la seule.

Je dois avouer que nous sommes jusqu’à présent plutôt satisfaits de nos choix, nos filles sont parfaitement trilingues et même si elles utilisent de préférence le Thaï lorsqu’elles dialoguent entre elles, elles passent sans difficulté d’une langue à l’autre et ont même tendance à préférer regarder les films en version française plutôt qu’en thaï ou en anglais (bon, c’est vrai que Astérix et Cléopâtre en Thaï ça ne passe pas vraiment !!). De plus, leur ouverture d’esprit et leur curiosité n’ont rien à envier aux petits européens de leur âge, nous avons pu nous en rendre compte encore récemment, avec en plus la discipline “intelligente” et le respect d’un certain ordre moral propre aux sociétés asiatiques.

Alors non, n’en déplaise aux expatriés purs et durs qui vivent en vase clos dans le quartier gaulois de l’hyper-centre de Bangkok : Nos enfants ne vont pas au Lycée français !!

* Je fais volontairement la différence entre l’expatrié pur, qui vit à l’étranger pour des raisons essentiellement professionnelles, et le “migrant”, la catégorie à laquelle je considère appartenir et dont les principales motivations sont plutôt d’ordre socio-culturelles, familiales, financières, etc. mais dont la vie à l’étranger est avant tout un choix personnel et non pas une opportunité de carrière. 

4 septembre 2011 Publié par | L'école des filles | 12 Commentaires

3 Septembre – Je ressort de ma bulle !!

Une bulle de travail acharné propre au mois d’août, ce fameux mois de l’année où tout le monde semble être parti en vacance en ayant préalablement pris soin de confier les dossiers à rendre pour la rentrée au seul qui est resté bosser – suivez mon regard !!

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Une rentrée des classes hexagonale qui, à quelques jours près, coïncidera avec la fin du premier semestre de l’année scolaire thaïlandaise et le mois de vacance bien mérité qui l’accompagne. Un mois que nous consacrerons de nouveau en partie aux différents projets que nous menons et avons menés avec les minorités ethniques du nord de la Thaïlande et aussi, depuis 2 ans maintenant, avec les Shans auprès de qui mon ami le Docteur Pilou et moi-même irons passer une dizaine de jours dans le cadre d’un programme de formation médical auquel nous avons été intégrés et aussi pour constater de visu la réalisation pratique de notre récent projet eau.

Mais ça, ce sera au mois d’octobre.

En attendant, septembre vient à peine de commencer et il reste encore du pain sur la planche (ou plutôt du riz dans l’autocuiseur !!) : préparer l’examen de fin de semestre, trier et ranger les vêtements et livres que l’on nous a confiés pour les montagnards, optimiser notre semaine à Chiang Mai début octobre (inscription à la nouvelle école, recherche de maison, etc.), organiser une fête d’anniversaire pour celle dont la tête dépasse dans la bulle ci-dessus, faire faire quelques menus travaux à notre maison de Nakhon Pathom, etc.

Bref, pas vraiment le temps de nous ennuyer ni de voir le temps passer. Mais j’essaierai quand même de faire une apparition périodique sur ce blog sous la forme d’un billet.

P.S. La photo ci-dessus a été prise hier soir pendant un spectacle auquel mes filles m’avaient convaincu de les emmener (j’avoue qu’elles n’ont pas eu besoin d’insister beaucoup !!) : un artiste canadien d’origine vietnamienne qui a su amener la bulle de savon à l’état d’œuvre d’art : Fan Yang.

3 septembre 2011 Publié par | Sorties, Vie quotidienne | Laisser un commentaire

   

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