Le blog de Thailsacien

La vie quotidienne d'une famille thailsacienne

20 Mars – C’est le printemps !!

La dépression qui a sévit une partie de la semaine s’est éloignée et les températures sont redevenues normales pour la saison, à savoir 17-20 °C au petit matin en montagne et 30-35 °C dans la journée avec tempête de ciel bleu tous les jours !!

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Nous sommes arrivés aujourd’hui au Cavelodge, avons déchargé toutes nos affaires sauf celles destinées à l’école de Ban Huoi Haeng et à l’hôpital de Loi Tai Laeng et notre voiture a toujours l’air aussi pleine, un peu à l’image de l’emploi du temps de nos “vacances”.

Bientôt quelques photo de Ban Huoi Haeng où nous prévoyons de nous rendre demain ou mardi. Nous sommes impatients de vérifier l’efficacité du réseau d’approvisionnement en eau (rappel : projet eau).

20 mars 2011 Publié par | Ban Huoi Haeng, Loi Tai Laeng, Voyages | Laisser un commentaire

1er Mars – Les ONG et leurs 4×4 rutilants

J’ai reçu récemment un commentaire qui m’a semblé soulever un sujet suffisamment intéressant pour lui consacrer un billet. Il faisait suite à un article sur la province de Tak (billet du 17 mars 2010), notamment sur la ville de Mae Sot, et je le reproduit ici dans son intégralité :

Commentaire :

Bonjour, il est certe dur de décrire une ville comme mae sot en quelque lignes, mais je trouve dommage et fausse l’allusion au ONG, (car comme les voyageurs elle sont en tous genre, ici, vu le nombre) Pour information, les birman qui vivent a Mae sot sont en tous genre aussi, mais ce ne sont pas "des clandestins birmans qui traversent la rivière chaque matin à la nage pour essayer de vendre quelques bricoles". Plus de la moitié de la population de MAe sot est birmane, pour beaucoup exploité, et sans possibilité de sortir de la ville (les controles de police sont pourtant immanquable..) Je comprend que quelque commentaires soit insuffisant a decrire une ville mais peuvent données une idée.

Mais certains commentaires, sous entendent des choses prejudiciables et fausses (ONG = Vie en hotel 5 etoiles, Clandestin birman= vend des bricoles et rentre tous les soir en birmanie a la nage!!!)

Actuellement la situation dans l’etat Karen en birmanie est considére comme le pire endroit au monde en ce qui concerne la santé, et les droit de l’homme.

Pour resituer le contexte, l’article consacré à la province de Tak fait partie d’une série de billets que je publie régulièrement ayant pour thème général “Nos voyages en Thaïlande”. Un lien vers ces différents billets se trouve en haut de cette page. Comme je le précise, il ne s’agit nullement de proposer un n-ième guide de voyage avec des bonnes adresses qui seront de toute façon périmées au bout de quelques mois et encore moins une tentative de compréhension approfondie des spécificités de chaque province de Thaïlande.

Je me contente de faire appel à ma mémoire (parfois à mes notes) pour essayer de restituer mes premières impressions lors de notre découverte d’un lieu. Et dans ce cas, à Mae Sot, j’ai été frappé par le nombre de 4×4 rutilants appartenant à des ONG qui étaient garés devant un hôtel du groupe Sofitel et aussi par la présence des quelques militaires thaïlandais qui faisaient semblant de ne pas voir les birmans qui traversaient la rivière Moei sur des embarcations de fortune ou même à la nage.

 

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Je suis généralement parmi les premiers à dénoncer toute forme de généralisation (genre “les chinois mangent tous du riz” ou “les européens sont tous riches” Yeux roulants) et ma courte expérience personnelle dans le domaine de l’humanitaire m’a permis de constater que TOUTES les ONG n’ont pas les moyens de se payer des 4×4 rutilants, loin s’en faut (le mien ne reste pas rutilant très longtemps), et qu’il existe sur le terrain de nombreuses petites organisation à taille humaine, malheureusement trop peu connues, mais qui réalisent un travail fantastique avec des moyens plus que limités.

Dans la série des clichés, quelqu’un m’a récemment demandé, je cite : “Pourquoi vous, les médecins du monde et compagnie, vous allez aider les réfugiés avec vos gros 4×4 alors qu’il y a des français ici (en Thaïlande) qui n’ont pas assez d’argent pour aller à l’hôpital et qui peuvent crever la bouche ouverte”.
C’est vrai que le nombre de français qui ont été obligés de fuir en Thaïlande devant les fusils des les militaires venus brûler leur maison semble croître d’année en année Déçu

Comme la région dans laquelle j’ai l’habitude d’intervenir se situe nettement plus au nord, j’avoue que je connais très mal la situation des Karens et encore moins les particularités de la ville frontière de Mae Sot (je n’y suis passé que 3 fois). J’ai cependant quand même appris depuis qu’il y a en fait beaucoup plus de Karens que de birmans (ethniques) à Mae Sot, et que les attaques qui ont eu lieu quelques jours après les “élections” de l’année dernière n’étaient que l’expression du désespoir de ceux qui n’ont rien, mais alors vraiment rien à perdre.

J’imagine aisément combien il doit être frustrant pour quelqu’un qui vient de passer deux mois (peut-être en mission humanitaire ?) dans un environnement des plus dépaysants et à côtoyer une population qui vit dans un total dénuement, de lire ce qui peut être perçu comme l’exemple même du cliché généraliste contre lequel il essaie à présent de lutter, surtout après un retour certainement difficile dans le quotidien pitoyablement “staracadémique” des médias occidentaux. Il m’arrive de ressentir la même frustration en constatant l’absence quasi-totale d’informations francophones au sujet d’un autre groupe ethnique que je connais un peu mieux : les Shans.

 

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J’apprécie toutefois beaucoup ce commentaire qui, en plus de me donner l’occasion de cette mise au point, est un excellent prétexte à une série de billets à venir au cours desquels je parlerai de ma propre expérience avec des militaires thaïlandais qui refusent toute forme de pourboire, avec des enfants sans nationalité qui ont accès gratuitement à l’éducation et à la santé, avec des infirmières occidentales qui vont passer 6 mois par an à former les personnels paramédicaux des armées rebelles et bien d’autres encore.

imageEn attendant, je vous invite à lire un excellent bouquin que j’avais déjà cité il y a plusieurs mois, écrit par un journaliste (britannique ?) qui vit à Mae Sot et dont les articles sont régulièrement publiés dans des journaux anglophones, notamment le Bangkok Post.

 

 

1 mars 2011 Publié par | Ban Huoi Haeng, Loi Tai Laeng, Tam Lod | 5 Commentaires

17 Février – Préparation des vacances

Ou plus exactement de notre prochain voyage en montagne.

_DSC1395Ben oui, mine de rien c’est dans un mois et au vu du programme qui s’annonce et de mon emploi du temps d’ici là, il est préférable de s’y prendre suffisamment tôt (on ne se refait pas !!).

Collecte de livres usagés :
Cette partie concerne surtout les résidents en Thaïlande. La fin de l’année scolaire approche et ce qui était jusqu’à présent un livre scolaire va très prochainement devenir une niche à poussières au sommet d’une étagère ou encore servir de nourriture aux termites dans un carton. Autant que d’autres puissent aussi en profiter, j’ai donc de nouveau lancé une opération de collecte à l’école des filles et ça s’annonce plutôt pas mal.

L’objectif est ici double :
- apporter aux élèves de Ban Huoi Haeng des livres en anglais (ils ont déjà un bon choix de livres en Thaï), notamment des contes et récits divers, de préférence illustrés et faciles à comprendre.
- Venir compléter la bibliothèque de l’école de Loi Tai Laeng (en pays Shan) avec tous types d’ouvrages, même des magasines, et contribuer ainsi à abreuver la soif de connaissance des enfants, en majorité orphelins de guerre, qui y vivent.

Collecte de médicaments :
Là, ça peut concerner tout le monde, sachant que les frais d’expédition postale de quelques médicaments dans une enveloppe ne sont pas très élevés et, surtout, que :
les médicaments que vous rapportez à la pharmacie en France sont systématiquement détruits, même les boîtes non entamées et non périmées !!
(il faut bien financer les 92 millions de vaccins contre la faillite des laboratoires…)

_DSC1398Je ne parle bien évidemment pas des simples paracétamol ou autres cachets d’aspirine qui se trouvent très facilement ici. Je pense surtout à des antibiotiques, des anti-inflammatoires, à certains médicaments spécifiques (envoyez, je ferai le tri) et, curieusement, du paracétamol en dosage enfant (200 mg ou 100 mg) qui est introuvable ici sous une forme autre que le sirop, peu pratique dans un hôpital de brousse alors qu’on en trouve très facilement en France en sachet à dissoudre. L’exemple ci-contre est un médicament curatif du paludisme qui m’a été remis récemment par des amis de passage. Les trois plaquettes de 12 comprimés permettront de guérir trois personnes. Ce type de médicament est parfois pris à titre préventif par des voyageurs qui viennent en Thaïlande pour la première fois alors qu’il y est totalement inutile dans plus de 95 % du pays. Alors si vous passez dans le coin avec du Lariam, de la Malarone ou autre, au lieu de vous gâcher les vacances avec des effets secondaires indésirables, pensez à ceux qui en ont réellement besoin.

_DSC8883Les personnels qui utiliseront ces médicaments sont extrêmement compétents et très bien formés et même s’ils doivent parfois “bricoler” avec les moyens du bord (ci-contre la table d’accouchement !!), leur dévouement et leur conscience professionnelle ne peuvent que forcer l’admiration. Voici un témoignage – dur – de ce que peut être une intervention chirurgicale lourde dans un hôpital de brousse :
« Nous avons accueilli un patient dont une jambe avait été déchiquetée par une mine. Nous n’avions pas de médecin, pas de salle d’opération, ne disposions d’aucun équipement pour faire face à ce genre de blessure et d’aucun moyen de transport avec lequel nous aurions pu l’évacuer vers un hôpital thaïlandais proche. La blessure saignait abondamment et était chargée de fragments d’os. Nous avons arrêté le saignement par des points de suture effectués à vif, mais il était absolument vital d’amputer sous le genou. … La suite cliquez >ici<

17 février 2011 Publié par | Ban Huoi Haeng, Loi Tai Laeng | 2 Commentaires

30 Janvier – Il fait toujours aussi froid

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Lors de notre séjour en pays Shan, en octobre dernier, les montagnards avaient prédit un hiver exceptionnellement froid et long. La saison qui vient de s’écouler – et qui n’est pas encore terminée ! – leur a largement donné raison, et même à Bangkok la période fraîche a été particulièrement longue.

Cette vague de froid persistant a touché l’ensemble du pays, puisque 35 provinces ont été déclarées “zone sinistrée” pour la période du 5 novembre au 9 janvier (soit plus de 2 mois !!) et les dernières prévisions pour la région qui nous intéresse plus particulièrement, à savoir Tam Lod, n’annoncent pas vraiment un réchauffement : Prévisions semaine du 30/01 au 05/02. Celles-ci concernent essentiellement Pang Mapha – Tam Lod, à environ 700 mètres d’altitude, mais le village de Ban Huoi Haeng se situe 200 m plus haut et Loi Tai Laeng, du sommet de ses 1400 m, et exposé à tous les vents.

Certes, la température monte allègrement à 25-30 °C dans la journée grâce au soleil, mais ceux qui ont eu l’occasion de séjourner en montagne pendant cette période ont pu apprécier par eux-même la froideur vivifiante de l’air matinal après une nuit passée à greloter malgré les couvertures et l’environnement privilégié d’une construction en dur.

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Il est vrai que les habitations locales ne sont pas vraiment conçues pour de telles conditions et si le feu de camp allumé au milieu du salon par les montagnards peut sembler sympathique et convivial aux voyageurs de passage, il ne représente pas une source de chaleur particulièrement efficace et dans tous les cas à durée très limitée (à moins de veiller toute la nuit !!).

Vient ensuite les matins brumeux, surtout à 1400 mètres d’altitude, avec son cortège de nez qui coule et d’articulations qui grincent, pas vraiment l’idéal lorsqu’il faut aller à l’école ou, moins drôle, lorsqu’il faut essayer de guérir d’un paludisme ou d’une tuberculose !

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Nous avions organisé une collecte de vêtements chauds et, surtout, une collecte de fonds pour ce qui nous semble être la solution la plus rationnelle, à savoir acheter directement sur place les vêtements qui sont généralement fabriqués… sur place !!

_DSC1365Un premier lot, constitué pour l’essentiel de vêtements collectés auprès de notre entourage, avait été envoyé début novembre, un deuxième chargement à la mi-décembre (voir ici) et nous venons aujourd’hui d’expédier une troisième cargaison (ci-contre) que nous avons pu constituer d’une part grâce à plusieurs voyageurs qui ont profité de leur passage à Bangkok pour nous apporter des sacs, mais surtout grâce à la vente des cartes de voeux et calendriers et à d’autres dons reçus récemment.

(pour info, le sac jaune au sommet de la pile contient des chaussures, elles aussi très appréciées)._DSC0341_01

Nous avons ainsi “raflé” le restant du stock de la marchande de blousons qui, sa saison terminée, nous a fait un prix pour l’ensemble en ramenant ainsi le coupe-vent avec sa doublure et son capuchon à moins de 1,50 Euro !! (il en restait plus d’une centaine)

Un nouveau voyage est prévu fin mars, juste avant les grandes vacances qui commenceront un peu plus tard chez les montagnards que pour les écoles de Bangkok, ce qui nous permettra de revoir les enfants avant leur départ de l’école. Une étape chez les Shans est également prévue, notamment pour leur apporter certains médicaments de base ainsi que des médicaments contre le paludisme que des voyageurs de passage m’ont récemment confiés.

Je vous en dirai plus à ce sujet prochainement.

30 janvier 2011 Publié par | Ban Huoi Haeng, Les Shans, Loi Tai Laeng | Laisser un commentaire

12 Décembre – Cartes et calendriers, c’est fait !

J’avais lancé il y a 3 semaines environ une opération Cartes de voeux et Calendriers et il faut dire que j’ai été agréablement surpris du résultat.

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Les calendriers sont en effet partis comme des… calendriers !!, il ne m’en reste que 2 en anglais et près de la moitié des lots de cartes de voeux a trouvé acquéreur. Si vous souhaitez vous aussi envoyer vos voeux sur des cartes SERGE (à la place des cartes UNICEF) et participer ainsi activement à nos projets, la procédure est décrite en détail ici : (Fichier PDF).

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Les bénéfices de cette opération ont servi à acheter des blousons coupe-vent avec doublure que nous faisons parvenir aujourd’hui même à nos amis les Shans qui viennent de fêter leur nouvel an (qui était le 6 décembre cette année). Leur contact à Bangkok vient d’ailleurs de tourner le coin de la rue avec son chargement au moment même où j’écris ce billet. En plus de 300 kg de vêtements de couvertures, deux cartons de médicaments dont une partie a été achetée sur place par nous-mêmes (j’ai trouvé les grossistes qui approvisionnent tous les hôpitaux de Bangkok), le reste m’étant parvenu ce samedi par un ami en visite qui a aimablement accepté de transporté le colis que lui avait remis le Docteur Pilou.

Un Docteur Pilou qui, comme je n’annonçais dans un billet précédent, a fait récemment l’objet d’un article dans le quotidien régional “Les Dernières Nouvelles d’Alsace” dont je vous livre ici le contenu :

Au chevet des rebelles shans

imageMédecin généraliste en Alsace, Pierre-Louis Olland est l’un des rares à avoir été admis au chevet de la résistance shan. Une ethnie engagée dans une guerre sans fin contre la junte birmane. Il est rentré peu avant des élections redoutées des rebelles.
Impressions d’un franc-tireur médical.

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Près des frontières de la Thaïlande, Pierre-Louis Olland a passé plusieurs jours à examiner des soldats rebelles après avoir gagné la confiance des chefs shans, toujours en lutte contre la junte birmane au lendemain des récentes élections. (Photo Serge Israel).

Là-bas, son nom est « le docteur ». Sans plus. Aucun risque de le confondre avec un autre médecin. Il n’y en a pas. Le premier toubib que certains ont vu de leur vie, c’est lui. Généraliste établi habituellement à Mommenheim. Happé presque par hasard par la guérilla des Shans.

Le décor n’est pas reluisant, fait de dénuement et de boue,
« d’une simplicité extrême »

Il ne pouvait s’y attendre, lorsque l’un de ses anciens patients, établi depuis 2004 en Thaïlande, l’a invité à le rejoindre. Et pourtant, ce premier voyage fin 2008 va l’emmener bien loin des plages de rêve et des hôtels de luxe.

Sur place, Serge Israel, traducteur technique marié à une Thaïlandaise, conduit le praticien bas-rhinois jusqu’à un lieu un peu paumé. Là se trouve une école qu’il a prise sous son aile, à 1 400 m d’altitude, pour y installer un dortoir, des commodités. Pierre-Louis Olland découvre le revers de la carte postale. Proche de situations aperçues lors de précédentes missions au Sénégal ou au Cambodge. Il ouvre sa mallette de docteur et devient une personnalité : « Aucun médecin ne se rend dans ces endroits. En cas de besoin les habitants doivent se déplacer vers des hôpitaux ou des dispensaires ». Du coup, il est jugé tellement précieux que le chef du village s’agace de le voir s’éloigner dans la jungle : pas digne de son rang. L’aventure l’y attend, pourtant. De rencontres en recommandations, d’un périple au suivant, Pierre-Louis Olland a fini par atterrir dernièrement du côté de la frontière birmane, en pays Shan. Un secteur de repli pour une guérilla opposée au régime de la junte birmane. Inspirant visiblement confiance à cet État clandestin, il est accepté par le Commandeur shan dans sa capitale militaire et politique. Officiellement, un lieu interdit aux étrangers. Le décor n’est pas vraiment reluisant. Panorama fait de dénuement et de boue. « D’une simplicité extrême », résume le Dr Olland. La plus haute autorité médicale est une infirmière. Dans ces contrées, la médecine est administrée par des aides paramédicaux. Des moyens très sommaires, quoique « d’une grande efficacité sur les pathologies qui leur sont connues ».

Le contraste est rude, avec la pratique de la médecine en Alsace

Le sous-Etat Shan connaît un évident sous-développement sanitaire. Pour le Dr Olland, retour à la mallette de soins. Dans des conditions épiques. Des lits pleins de bon matin, avec en prime des poules ou un chat perdus. Peu de médicaments (et pas toujours très récents). Le casse-tête des fièvres à causes multiples, et celui de la langue. Sans autre soutien que son ami, le médecin de campagne retrouve un exercice de base. Loin de toute logistique hospitalière. Un franc-tireur de la médecine, au sein d’une armée rebelle. Joli cas d’école, pour les facultés de médecine et les passionnés d’humanitaire, sur fond de malaria, de tuberculose, de parasitoses et de gale. Dans ce monde de militaires, où la vie nocturne n’offre qu’obscurité et pluie, le Dr Olland côtoie des ministres et un chef de guerre plutôt affables. Préoccupés. Les dernières élections birmanes risquent, selon eux, de légitimer une répression que le médecin alsacien a pu mesurer : dans une école, sur 650 élèves, près de la moitié sont orphelins. Le contraste est rude, avec la pratique de la médecine en Alsace. Mais Pierre-Louis Olland retournera en Thaïlande, pour la quatrième fois, l’an prochain. D’autres projets pour des écoles, d’autres soins l’attendent. Peut-être, à nouveau, auprès de l’armée des Shans. « Il reste tellement de choses à faire ». L’une au moins s’annonce ambitieuse : parvenir à convaincre les Shans incrédules que l’occidental à casquette qui vient les soigner durant ses congés, dormant sur le sol, mangeant du riz et se douchant au baquet, a vraiment l’âge qu’il prétend, canonique pour eux, de 60 ans. (Didier Rose – D.N.A.)

12 décembre 2010 Publié par | Les Shans, Loi Tai Laeng | 2 Commentaires

16 Novembre – Communiqué de presse

Je viens d’avoir la confirmation : un article devrait paraître prochainement dans les DNA (Dernières Nouvelles d’Alsace). Comme j’en suis l’auteur, voici en exclusivité ce que je leur ai envoyé, en plus de quelques photos :

Un médecin alsacien au cœur

de la résistance Shan en Birmanie

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Des dizaines de boîtes d’antalgiques, d’antipyrétiques (anti-fièvre) et d’antipaludéens, sans oublier des centaines de pansements et sa trousse d’examen médical : lorsque le Docteur Olland de Mommenheim s’apprête à partir en voyage, l’inventaire de ses bagages ressemble plus à la check-list d’une mission médicale d’urgence qu’aux valises de quelqu’un qui est supposé être en congé !!

À mille lieues de l’imaginaire collectif qui associe les vacances d’un médecin aux plages de sable fin bordées de cocotiers sur fond d’hôtels de luxe, c’est dans les régions montagneuses et difficiles d’accès qui délimitent une frontière imprécise entre la Thaïlande et la Birmanie que ce médecin voyageur a choisi de se rendre pour la troisième année consécutive. Il sera accompagné par Serge Israel, alsacien lui aussi et vivant en Thaïlande depuis plusieurs années, qui a organisé cette tournée peu ordinaire de celui qui était son médecin de famille.

Avec son épouse thaïlandaise, Serge mène régulièrement depuis quatre ans des projets auprès de différentes écoles de la région, un engagement personnel qui a séduit le Docteur Olland dont l’autorité médicale vient ici en parfait complément des opérations de fourniture d’équipements et de soutien logistique déjà réalisées par Serge.

Au programme cette fois : visite médicale dans 2 écoles de réfugiés et une petite semaine au quartier général de la rébellion Shan, l’un des plus importants groupes ethniques à combattre la junte militaire birmane. Bien que cette région soit officiellement interdite aux étrangers, le Docteur et Serge sont en contact régulier avec les Shans et disposent des autorisations nécessaires auprès de l’armée thaïlandaise qui leur apporte un soutien non officiel. La plus haute instance médicale de cette bourgade montagnarde de 3500 habitants est une infirmière et les nombreuses familles avec enfants qui y ont trouvé refuge peuvent rester plusieurs mois sans recevoir la visite d’un médecin.

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Assisté par des aides-soignants qui pratiquent un anglais élémentaire mais suffisant et assurent ainsi la traduction, le Docteur a passé plusieurs jours à examiner des soldats arrivés récemment de l’intérieur du pays et sur lesquels il a été amené à diagnostiquer des pathologies peu courantes sous nos latitudes telles que la malaria ou encore la tuberculose et la gale. Il a également remis à l’infirmière deux énormes sacs remplis de médicaments et de pansements, des produits fortement appréciés lorsqu’il faut parcourir plusieurs heures de pistes défoncées jusqu’à la première pharmacie digne de ce nom.

Les autres étapes de cette tournée décidément peu ordinaire pour un médecin de campagne alsacien étaient 2 écoles, fréquentées en majorité par des réfugiés qui ont vu leurs villages brûlés ou leurs familles enlevées par les militaires birmans. L’objectif était ici de faire passer à chaque enfant un contrôle dit de dépistage visant à identifier d’éventuelles pathologies ou autres problèmes qui pourraient nécessiter un examen plus approfondi. Ce sont ainsi près de 200 enfants qui ont été examinés, certains voyant un médecin pour la première fois de leur vie.

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En résumé, des vacances peu ordinaires pour ce docteur décidément pas comme les autres qui a choisi l’une des formes d’exercice les plus nobles de son métier : le volontariat humanitaire.

Cette aventure a commencé un peu par hasard il y a un peu plus de quatre ans, lorsque Serge et son épouse ont fait appel à la générosité de leurs familles et de quelques amis pour participer à la construction d’un dortoir dans une école de montagne. D’autres projets ont alors suivi, notamment l’installations de panneaux solaires et la construction de nouvelles salles de classe avec leurs équipements, du matériel pédagogique et même des ordinateurs. Cette année, c’est un village entier qui s’est vu doter d’un réseau d’approvisionnement en eau et n’aura ainsi plus à subir 3 à 4 mois de sécheresse annuelle.

Il convient de souligner ici que toutes ces actions sont exclusivement le fruit d’initiatives personnelles de Serge, du Docteur et d’un groupe d’amis qu’ils ont su fédérer à leur cause, et ne dépendent d’aucun organisme ni association. Les projets dépendent entièrement de la générosité des donateurs et cette continuité dans l’engagement a valu cette année la reconnaissance et le soutien de l’association Action Rotary Est qui a ouvert un compte spécialement dédié à ces actions et qui permet aux donateurs de bénéficier d’un abattement fiscal.

Dans l’immédiat, Serge essaie de collecter un maximum de vêtements chauds pour ce qui s’annonce être l’un des hivers les plus froids des 30 dernières années. Les températures dans ces régions montagneuses peuvent en effet frôler le 0 °C pendant les mois d’hiver, des conditions contre lesquelles les habitations traditionnellement à base de bambou n’offrent qu’une protection dérisoire aux populations qui y vivent. Le plus difficile sera de trouver une compagnie de transport qui acceptera de prendre en charge le convoyage de la France vers la Thaïlande. Peut-être que l’un de nos lecteurs…

Bien évidemment le style est ici un peu plus formel que le ton léger que j’ai l’habitude d’employer, public du style Ménagère de moins de 50 ans" oblige. Mais que mes fidèles lecteurs se rassurent : je suis en train de préparer un récit un peu plus consistant dont le titre sera un truc du genre “En voyage avec le Docteur Ting Tong” et dans lequel je laisserai libre cours à ma verve.

En attendant, les collectes de vêtements chauds ont commencé, j’ai écrit à une dizaine de sociétés de transports internationaux en Alsace, mais je n’ai pas encore eu de réponse. Euh… le blocage des routes c’est fini ou bien ?

16 novembre 2010 Publié par | Ban Huoi Haeng, Loi Tai Laeng | 6 Commentaires

7 Novembre – Élections en Birmanie

Ou plus exactement obligation de se rendre au bureau de vote pour confirmer la position des guignols en uniforme (ayant pour l’occasion tombé leurs uniformes !!) qui dirigent d’une main de fer l’un des régimes les plus répressifs de la planète. Tout ceci avec la bénédiction de la World Company aux yeux bridés, vous savez, celle qui a accepté que la France lui rembourse sa dette sous forme d’Airbus et autres centrales nucléaires. Mais bon…

Nous nous étions rendus récemment au village de réfugiés de Kong Mung Mong, à l’extrême nord de la province de Mae Hong Son, mais de l’autre côté de la frontière. Ce village a été monté de toutes pièces en 2007 par l’armée Shan pour y accueillir les civils fuyant les exactions de ceux qui veulent aujourd’hui faire croire que la population va voter pour eux. Il compte environ 250 habitants, un temple (avec un moine !!), un dispensaire médical et une école fréquentée par 70 enfants.

Un camp militaire de la SSA est installé sur la colline qui le surplombe et la colline en face cache un camp retranché de l’armée birmane. Seule une rivière les sépare au fond de la vallée.

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Voici le témoignage de l’un des enfants de l’école, traduit depuis le Shan avec l’aide de Kwangkham, le professeur d’anglais.

J’ai été obligé de quitter mon village dans l’état Shan lorsque j’avais 6 ans. Nous n’avions pas d’école dans notre village, et comme les autres enfants je gardais les buffles avec mes frères et soeurs. Mon village s’appelait Koong Moung, il était dans les champs très loin de la ville de Muong Nai. En décembre de l’année dernière, les militaires birmans sont soudain arrivés et ont attaché tous les garçons aux arbres et emmené les filles dans la forêt. Les filles avaient 8 ou 10 ans, les plus grandes avaient réussi à s’enfuir. Nous les entendions crier, mais nous étions attachés aux arbres et nous ne pouvions pas bouger. Les soldats birmans nous ont dit qu’ils nous tueraient si on essayait de s’échapper.

Nous sommes restés attachés pendant trois jours, puis des villageois nous ont trouvé. Ils nous ont demandé où étaient les filles, mais nous ne savions pas. Nous leur avons dit qu’elles avaient été emmenées par les militaires birmans dans la forêt. Leurs familles étaient très tristes.

Deux jours plus tard, les militaires sont revenus et ont brûlé le village. Certains villageois ont été tués, les autres ont réussi à s’enfuir dans la forêt. Il fallait faire très attention, car si les soldats nous voyaient ils nous tueraient immédiatement. Ma famille et moi sommes restés presque deux mois dans la jungle, loin du village. Nous ne pouvions pas allumer de feu ni faire de bruit, sinon les soldats nous auraient trouvés.

Nous n’avions pas à manger tous les jours et mon père essayait de trouver des racines et des fruits. Mon petit frère est mort parce qu’il n’avait pas assez à manger et parce qu’il est tombé malade. Les moustiques nous piquaient tous les jours et moi aussi j’ai été malade. Il n’y avait pas de médicaments dans la jungle.

Nous avons alors marché pendant un mois et nous sommes arrivés en Thaïlande, dans le village de réfugiés Karens de Na Soi près de Mae Hong Son. Nous avons alors entendu parler du village de Kong Mung Mong où je vis aujourd’hui avec ce qu’il reste de ma famille. Je suis content parce que je peux aller à l’école et nous pouvons manger tous les jours.”

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7 novembre 2010 Publié par | Les Shans, Loi Tai Laeng | Laisser un commentaire

6 Novembre – À la bourre

Pas trop le temps, toujours dans le tri des photos et dans la rédaction de récits. En attendant, une photo que j’aime bien : mon ami le docteur Pilou en plein examen médical dans un dispensaire de brousse en pays Shan.

Diagnostic

Il a ainsi été amené à diagnostiquer des maladies qui ont totalement disparu des pays modernes : la gale et même la tuberculose. Le soldat au masque blanc à gauche fait partie de l’équipe des paramédicaux et assure la traduction.

6 novembre 2010 Publié par | Loi Tai Laeng | 2 Commentaires

2 Novembre – Il va faire froid…

…très froid !!

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J’imagine déjà le sourire intrigué, peut-être même un peu moqueur, de certains de mes lecteurs bien calfeutrés derrière le double vitrage de leur logement isolé et chauffé qui – en toute bonne foi – ont de la Thaïlande l’image d’un pays au climat uniformément tropical où il fait beau toute l’année et où, ça semble évident, il ne peut donc pas faire froid !!

Oui mais voilà : l’image entretenue par les cartes postales et les brochures des agences de voyage est loin de la réalité géoclimatique d’un pays aussi vaste que la France et les montagnes du nord connaissent chaque année des vagues de froid capables de faire greloter n’importe quel alsacien. De plus, les services météo annoncent l’un des hivers les plus froids des 3 dernières décennies, un paradoxe en cette période où tout le monde parle de réchauffement climatique !!

La réalité, c’est que les températures frisent régulièrement le 0 °C pendant plusieurs jours en janvier et février, parfois même avec des gelées blanches au petit matin, notamment entre 1000 et 1500 m d’altitude, là où vivent traditionnellement les populations montagnardes auxquelles nous rendons régulièrement visite et dont les habitations aux murs en bambou et aux toits en paille de riz ne sont pas vraiment conçues pour ces conditions extrêmes (vous vous imaginez en train d’allumer un feu de camp au milieu de votre salon ??).

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Pong et moi-même avons donc une nouvelle fois décidé de collecter des vêtements chauds : pulls, vestes, pantalons, sweatshirts et même gants et chaussettes, principalement pour adultes. Si nos expériences précédentes nous ont permis de constater que la collecte elle-même ne pose pas vraiment de problèmes, la principale difficulté réside dans l’acheminement de la France vers la Thaïlande. Il existe ici plusieurs possibilités :

  1. La solution idéale : le transport gratuit par une compagnie qui accepte de s’engager dans l’aventure !
    Une compagnie de transports internationaux accepte, dans le cadre d’une action humanitaire, de prendre en charge l’intégralité ou une partie du transport et du dédouanement jusqu’à Bangkok des vêtements qui auront été collectés en France.
    On pourrait alors imaginer un ou plusieurs points de collecte et une date limite à laquelle une caisse (ou un conteneur marine – rêvons un peu !) serait envoyé en Thaïlande. Bien évidemment une telle opération s’accompagnerait d’une couverture médiatique extrêmement valorisante pour l’entreprise en question.
  2. Autre solution : un exportateur accepte de faire “une petite place” dans l’une de ses cargaisons.
    De nombreuses entreprises françaises et européennes expédient régulièrement des marchandises vers Bangkok, parfois dans des containers maritimes où il reste très souvent de la place. Sachant que le coût du transport est déterminé par le volume et qu’un container occupe le même volume quel que soit son taux de remplissage, on pourrait imaginer qu’une entreprise accepte de remplir les vides avec des cartons de vêtements usagés que nous viendrions alors récupérer à leur arrivée à Bangkok. Là aussi, l’entreprise qui s’impliquerait bénéficierait d’une image très positive au travers des communiqués de presse associés.

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  3. Les voyageurs qui se rendent prochainement en Thaïlande
    N’hésitez pas à en parler autour de vous, je suis sûr que chacun connait au moins un ami ou un collègue de travail qui prévoit de se rendre prochainement en Thaïlande. Il lui suffirait de mettre 2-3 pulls et quelques chaussettes au fond du sac et, en arrivant à Bangkok, s’arrêter au premier bureau de poste pour me les envoyer. J’ai ainsi reçu récemment un colis de 5 kg de vêtements. Pour information, l’affranchissement au tarif économique coûte environ 2 Euros (95 THB), plus environ 1 Euro pour le carton fourni par la poste.
    Bien évidemment si quelqu’un débarque avec 50 kg de vêtements, je me ferai un plaisir de venir le chercher en personne à l’aéroport !!
  4. Les personnels des compagnies aériennes
    Ils ont généralement la possibilité d’emporter plusieurs dizaines de kg de bagages supplémentaires, éventuellement en combinant avec leurs collègues. Je sais que des PNC et même des pilotes me lisent parfois, alors je vous invite à faire passer le message : si vous-mêmes ou vos collègues sont prochainement sur un vol vers la Thaïlande, prenez un (ou plusieurs !!) petit sac de vêtements chauds en plus.
    Et même cause même conséquence : si vous apportez 50 kg de vêtements, je me ferai un plaisir de venir le chercher en personne à l’aéroport !!

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2 novembre 2010 Publié par | Ban Huoi Haeng, Loi Tai Laeng | Laisser un commentaire

22 Octobre – Moment d’émotion

Je suis en plein dans le tri des photos et je viens de tomber sur celle-ci, que j’ai prise il y a une dizaine de jours dans le dortoir des garçons de l’école de Loi Tai Laeng.

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Nous avions déjà rencontré le jeune garçon à gauche il y a 18 mois, lors de notre première visite. Il commençait alors à peine à marcher et il avait fait ses premiers pas devant nous.

 

Sa maman avait subi un sérieux traumatisme pendant sa grossesse, lorsqu’elle a été contrainte de fuir son village pour échapper aux militaires birmans, et l’enfant était né avec un handicap qui affectait le bon fonctionnement de ses membres inférieurs. Mais grâce à l’infini patience et à la compétence exemplaire de Paw Shar Gay, l’infirmière en chef de l’hôpital de Loi Tai Laeng, il a progressivement retrouvé l’usage de ses jambes et a maintenant complètement abandonné son fauteuil roulant. Il fréquente l’école comme tous les autres enfants, un camarade de classe a été désigné pour l’aider en cas de besoin dans certaines situations un peu difficiles.

Je suis persuadé que nous pourrons le voir jouer au foot et courir avec les autres élèves la prochaine fois que nous repasserons dans le coin (ben oui, nous avons prévu d’y retourner !!).

Hospital (79) Hospital (56)

Anecdote : pour le motiver, Paw Shar Gay lui avait promis de lui offrir un poste de radio s’il réussissait à traverser la pièce tout seul.

Bon, je retourner trier mes photos…

22 octobre 2010 Publié par | Education, enfants, Loi Tai Laeng | Laisser un commentaire

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