Le blog de Thailsacien

La vie quotidienne d'une famille thailsacienne

14 Avril – Se tenir à table

Ceux qui sont déjà venus en Thaïlande se sont certainement rendus compte que les habitudes alimentaires des Thaïilandais sont – doux euphémisme – différentes des nôtres.

Ici, on mange à toute heure du jour et de la nuit, au bord des routes, lorsque l’on en a envie parce qu’on vient de passer devant une échoppe qui propose son plat préféré ou tout simplement parce que l’on a faim et que l’on n’a pas nécessairement faim au moment précis où la grande aiguille et la petite aiguille se trouvent toutes les deux sur le 12 !!

La manière de présenter les mets est elle aussi différente : un repas se compose généralement de plusieurs plats, chaque convive a devant lui une assiette de riz et se sert tour à tour et par petites quantités dans les plats posés au milieu de la table. Les denrées sont partagées entre toutes les personnes présentes et non pas servies individuellement à chacun.

Autre différence, et je vais arrêter ici la liste : la posture ou manière de se tenir à table. Si les restaurants et échoppes au bord des routes disposent majoritairement de chaises ou de tabourets, il est très fréquent, surtout en milieu rural, que les familles s’assoient à même le sol sur une natte pour prendre leurs repas. Il en ressort que de nombreux thaïlandais ont l’habitude de manger en étant assis en tailleur et prennent instinctivement cette posture même lorsqu’ils ont à leur disposition une chaise dans un restaurant, laissant alors leurs chaussures/tongs au pied de la chaise.

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Nous parlions de ces différentes manières de se tenir à table ce midi alors que chaque membre de la famille avait adopté une posture différente. Naomi en tailleur, Pong à l’occidental avec les pieds au sol et Maeva un mélange des deux : un pied au sol et l’autre replié sur la cuisse. Ne me cherchez pas : j’étais debout en train de prendre la photo – encore une nouvelle posture !!

Comme je vois que vous salivez, voici la composition du repas, dans le sens des aiguilles d’une montre : assiette de légumes frais crus, saucisse de Chiang Mai avec couenne de porc sèche et purée de piments, salade pimentée de porc et petits champignons sautés. Des produits achetés ce matin même au marché.

Bon appétit et tenez-vous bien !!

14 avril 2011 Publié par | Cuisine, Vie quotidienne | Laisser un commentaire

10 Mars – Peinture, impôts et rat

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Un titre “en vrac”, un peu à l’image de notre journée multitâches consacrée à régler différentes affaires avant notre départ. Nous sommes en effet à une semaine de notre prochain voyage chez nos amis montagnards (je vous en dirai plus à ce sujet dans un prochain billet et j’en profite en passant pour remercier celui qui m’a fait parvenir un colis de médicaments – 1 semaine seulement par la poste depuis la France !!) et il va sans dire que notre emploi du temps est plus que serré.

Je ne m’attarderai pas sur le “rituel annuel” et vous invite à consulter mon billet de l’année dernière à ce sujet >ICI<. À part le maillot porté par l’inspectrice et quelques subtilités toujours aussi insondables au niveau des déductions possibles, il n’existe pas beaucoup de différences d’une année sur l’autre et l’objet de notre visite d’aujourd’hui était tout simplement le paiement. Cette action, à savoir la remise d’un chèque, ne devrait en principe prendre que quelques secondes, le temps de vérifier le montant et d’imprimer le reçu correspondant, mais elle est bien évidemment précédée et suivie de tout ce qui fait le charme de la Thaïlande en général et du bureau des impôts de Don Tum en particulier : la “Thaï-itude” (que les anglophones appellent “Thai-ness”). Pour résumer, je dirais que tout doit se passer avec le sourire, dans une ambiance détendue et “sanouk”, et c’est dans ce contexte que nous avons passé environ 3/4 d’heure à discuter de choses et d’autres autour d’un café servi spontanément par l’une des secrétaires et d’une assiette de fruits apportée par une autre secrétaire d’un bureau voisin. Du coup je ne me souviens même plus à quel moment je leur ai donné mon chèque, mais je suis bien reparti avec un reçu !!

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Direction ensuite la maison pour vérifier les travaux de peinture qui devraient être presque terminés. Tuan, notre “homme à tout faire” depuis plus de 6 ans, réalise un travail admirable et, très important, il comprend très bien tout ce qu’on lui demande.

_DSC1843Ceux qui vivent depuis quelques temps en Thaïlande et qui ont “osé” l’aventure de la construction savent en effet combien il est parfois difficile de se faire comprendre de la main d’oeuvre locale, notamment dans le bâtiment, et pas seulement pour des problèmes de langue. Les anecdotes dans ce domaine sont souvent cocasses et sont majoritairement le résultat de malentendus culturels.

Un exemple qui me vient spontanément à l’esprit est celui d’un ami qui voulait prendre des douches chaudes. La salle d’eau de sa maison avait déjà une douche froide (quand même 20 °C en moyenne !!), il a donc acheté un chauffe-eau instantané comme on en trouve un peu partout ici et a demandé à ce qu’on lui pose. Résultat : il s’est retrouvé avec une salle d’eau à deux douches : la douche froide d’origine qui n’avait pas bougé et une deuxième douche avec chauffe-eau instantané sur le mur d’en face !!
Ben oui : il avait oublié de préciser qu’il voulait une douche chaude À LA PLACE de l’autre. Et comme les Thaïlandais font généralement EXACTEMENT ce qu’on leur demande, il faut bien réfléchir avant de leur formuler ses instructions !!

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Nous sommes ensuite allés rendre visite aux parents de Pong qui étaient en train de préparer le déjeuner. Au menu : du rat des champs fraîchement tué dont je vous laisse admirer la préparation par mon beau-père. D’abord cuisson à petit feu pour enlever les poils, ensuite vidage et grillade recto-verso au barbecue. Une viande qui ressemble à celle du lapin, mais plus fin. Ici, personne ne mange de lapin qui est considéré comme un animal domestique au même titre que les chiens et les chats en France.

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Les cuisses ont été servies grillées et le reste de la viande hachée menue avec piments, échalotes et herbes diverses. J’ai oublié de noter la recette, mais je peux me renseigner si vous le souhaitez !!

 

10 mars 2011 Publié par | Administration, Cuisine, Vie quotidienne | 4 Commentaires

26 Février – Menu du jour

Ayant la chance d’avoir épousé une cuisinière hors pair, je ne peux m’empêcher de vous faire partager le délicieux repas qu’elle nous a concocté aujourd’hui :

Le Laap Pla Duk (salade pimentée au poisson chat).

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Ingrédients :
- Piments séchés
- Échalote
- Coriandre
- Menthe
- Poudre de riz brun
- Citron vert
- Saumure de poisson (Nam Pla en Thaï ou Nok Mam en Vietnamien)
- 1 poisson chat grillé
Garniture :
- 1 concombre cru
- 2-3 piments frais
- Liseron d’eau ébouillanté (ou des haricots verts)
- Éventuellement quelques feuilles de salade

(Note : vous pouvez utiliser n’importe quel autre poisson à chair blanche, eau douce ou eau de mer. Cette salade est excellente aussi avec de la truite.)

Préparation :
Émiettez le poisson froid en veillant à bien retirer toutes les arêtes.
Mélangez l’échalote, les branches de coriandre, les feuilles de menthe et hachez menu. Ajoutez un peu de poudre de riz brun et des piments séchés, puis mélangez l’ensemble avec les miettes de poisson.
Assaisonnez avec du Nam Pla et le jus d’un petit citron vert.

Présentation :
Comprimez la pâte ainsi obtenue dans un petit bol et retournez sur une assiette pour démouler (mais sans tirer sur la languette comme le Flamby !).
Garnissez avec des rondelles de concombre, les légumes verts et quelques morceaux de piment frais.
Dégustez avec du riz, de préférence cuit à l’autocuiseur ou à la vapeur et bien imprégné d’eau (pas les espèces de grains tout secs qui ne collent jamais de l’Oncle machinchose !!).

Bon appétit !!

Au sujet du piment :

  • Contrairement aux idées reçues, ce sont les petits piments verts qui sont les plus forts, pas les rouges.
  • La sensation de brûlure n’est qu’une … sensation !! sans effet réel (à part le nez qui coule). Elle est provoquée par une molécule appelée capsaïcine qui a également un effet anesthésiant. Plus vous mangez de piment, moins vous ressentez la brûlure (si, si, essayez !!)
  • Pour soulager cet effet de brûlure NE SURTOUT PAS BOIRE !!
    Croquez des légumes crus comme le concombre ou, mieux encore, mangez un yaourt nature.

Une petite anecdote pour finir (parce qu’il en faut toujours une !!) :
Lorsque nous habitions encore en Alsace (vous savez, ce grand pays dont l’une des provinces les plus connues s’appelle la France Clignement d'œil), nous faisions régulièrement goûter quelques spécialités Thailandaises à nos voisins. L’un d’eux, un agriculteur très curieux et toujours prêt à tenter de nouvelles expériences, nous a demandé un jour ce qu’étaient les étranges plantes que nous venions de mettre en terre derrière notre maison. Je lui explique qu’il s’agit de piment, un ingrédient de base pour tous les assaisonnements de la cuisine Thaïlandaise. Comme il lui restait quelques dizaines de mètres carrés de jardin inoccupé (je vous rappelle qu’il s’agit d’un agriculteur et que la plus petite unité de surface qu’il connaît est l’are !), il a lui aussi planté une bonne cinquantaine de pieds de piment.

Quelques semaines plus tard, nous le voyons arriver avec une botte de branches de piment :
”Tiens, tu peux tout avoir. C’est beaucoup trop fort. J’en ai mis quelques uns dans la marmite de ratatouille : immangeable !! Même le chien a trouvé que c’était trop fort !! Pourtant il n’est pas difficile.”

Peut-être se reconnaîtra-t-il ici, dans quel cas j’en profite pour lui adresser toutes nos amitiés (Pong en garde elle aussi le souvenir d’un voisin extrêmement sympathique).

26 février 2011 Publié par | Cuisine | 4 Commentaires

3 Septembre – Cuisine Thaïxicaine

Ayant la chance d’avoir une épouse qui adore cuisiner, j’ai régulièrement droit non seulement aux innombrables compositions gustatives que permet la cuisine thaïlandaise, mais aussi à toutes sortes de créations improvisées, souvent le fruit d’une savante combinaison de plats occidentaux ou même d’ailleurs agrémentés de saveurs Thaïlandaises.

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Aujourd’hui, nous avons eu droit à des Tacos au Nam Plik Oup.

Si les tacos se trouvent à peu près dans n’importe quel supermarché, le principal ingrédient du Nam Plik Oup se trouve plus facilement sur les marchés montagnards du nord de la Thaïlande qu’au Carouf du coin…

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En effet, l’ingrédient le plus important de ce plat a pour nom “tua naw(à la française, se prononce “tou naou”). Il s’agit de galettes brunes d’une dizaine de centimètres de diamètre réalisée à base de haricots de soja fermentés. Elles sont très riches en protéines et se conservent pendant très longtemps. Les montagnards ont l’habitude d’en emporter avec eux lorsqu’ils partent pour plusieurs jours dans la jungle.

En France, les supermarchés asiatiques genre Paris Store ou Tang Frères devraient en avoir. Pour ceux qui sont dans la région de Strasbourg, Thai Long, rue La Fayette derrière le Lycée Couffignal, en avait de temps en temps.

Ingrédients :
- 5 galettes de tua naw
- Une tomate
- Un oignon
- Du porc émincé (ou du blanc de poulet)
- Du piment (suivant goût et sensibilité !)
- Coriandre et ciboulette

Faire griller les 5 galettes (rôtissoire ou barbecue).
Pendant ce temps, faire sauter l’oignon, la tomate et le(s) piment(s) dans un peu d’huile à la poële, puis broyer au creuset avec les galettes grillées.

Remettre le tout dans la poële avec l’émincé de porc ou le poulet et faire sauter pendant quelques instants, jusqu’à ce que la viande soit bien saisie.

Verser dans un bol et saupoudrer de coriandre et de ciboulette hachés, puis en farcie les Tacos, éventuellement en ajoutant quelques tomates cerises et en garnissant de rondelles de concombre.

3 septembre 2010 Publié par | Cuisine, Vie quotidienne | 8 Commentaires

   

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